[Challenge] Halloween 2021

C’est la 12ème édition et grâce à Lou et Hilde, on va encore bien s’amuser!

Rendez-vous à partir du 15 septembre pour cette douzième édition qui durera jusqu’au 15 novembre 2021.
– Du 15 au 30 septembre : dépoussiérage de PAL, premières suggestions, décorations automnales pour plonger tranquillement dans l’ambiance 
– Du 1er au 31 octobre : le challenge Halloween bat son plein ! LC et rendez-vous variés au programme, et toujours, billets libres bienvenus ! Pour les lectures communes, ou les visionnages de films en commun, n’hésitez pas à faire des propositions!
– Du 1er au 15 novembre : partage de vos derniers billets et prolongations pour ceux qui ont envie de profiter du manoir plus longtemps.

Cette année, l’accent sera mis sur le cocooning, le bien-être, la nature et le DIY, pour un Halloween bon pour soi et respectueux de la nature !

Quelques suggestions autour du thème, que Lou et Hilde nous proposent:

– Décorations : Feuilles mortes, branches tordues, pierres déformées… autant de merveilles cachées dans la nature / bougies naturelles (DIY), objets de récupération… 
– La citrouille (qui n’a pas trop voyagé) : creusez, sculptez, cuisinez, même les graines, et éventuellement … compostez!
– Gourmandises : et si on prenait rendez-vous avec les fruits de saison effrayants (pommes diaboliques, châtaignes farceuses, champignons – faussement !-  vénéneux …) ? si on tentait de faire des bonbons à l’agar agar ? si on cherchait des idées dans les produits locaux ?
– Des livres d’occasion ? 
– Et si on tentait une mission Zéro Déchet : Des alternatives pour réduire les nappes, gobelets, serviettes en papier, papiers cadeaux ?

Mais elles nous rappellent que  »nos inspirations du moment, en toute liberté et les thèmes des années précédentes sont toujours les bienvenus : créatures de la nuit, bateau fantôme, voyage à travers les continents, magie, arrêt en Angleterre, maison hantée, sorcellerie et féminité / féminisme, la fête des morts selon les cultures et traditions… 

Il y a aussi des évènements inter-challenges

– Les Rendez-vous inter-challenges avec “Les Gourmandises” de Syl chaque dimanche et quand l’envie de sortir les marmites s’empare de vous ; avec « Les Ateliers créatifs » de Syl pour bricoler, scrapper ou décorer ; avec le Challenge “Contes & Légendes” organisé par Bidib mais aussi « Des livres et des écrans en cuisine » avec Bidib et Fondant ; avec « Lire au féminin » organisé par Typhania ; et enfin, le challenge « Cottagecore » de Missy Cornish. 

 Il est possible de rédiger toutes sortes de billets:

-> Les chroniques de vos lecturesRomans (gothiques, classiques, horreur, thriller mais aussi lectures doudou où l’on croise un esprit bienveillant, une sorcière sympathique…), essaisBD (comics, manga, albums), littérature jeunesse (premières lectures, albums, romans, documentaires, magazines…), contes et légendesbeaux livres sur ces thématiques, livres de recettesdocumentairesrevueslivres audio, livres jeuxescape games 
-> Films & Séries d’épouvante ou sur les différentes thématiques listées ci-dessus, animation, court-métrage : qu’ils fassent peur… ou non.
-> Essais culinaires : soupe à la citrouille, biscuits en forme de fantômes, bonbons horrifiques, tant que ça reste comestible, orange ou noir, appétissant ou pas!
-> Pauses cosy Halloween : décorations automnales et halloweenesques, un tea time, un moment de lecture avec bougies, plaid et une petite ambiance douillette.
-> Bricolage et loisirs créatifs : scrapbooking d’Halloween, citrouilles au crochet, bijoux démoniaques, décorations, origamis, paper toys, cartes de vœux d’Halloween…
-> Vos textes personnels : un journal de bord pendant le challenge, une histoire effrayante à raconter, un billet sur ce que vous aimez en automne…
-> Exposition, photos : une exposition de citrouilles, des photos de votre marmite bouillonnante, de votre déguisement d’Halloween, des décorations chez vous, ou repérées lors de vos vacances ou déambulations nocturnes, la visite d’un cimetière, une maison un brin lugubre que vous avez croisée…
-> Maquillage halloweenesque      Mais aussi des podcasts, de la musique, des dessins et tout ce qui vous tente et ne se trouverait pas mentionné ici !

Un point important sur le suivi des billets / le recap 2021 – changement en vue :

– Pour les blogs : après avoir hésité longtemps, nous avons décidé de mettre fin à notre traditionnel billet recap… à regret, car nous aimions y retrouver tous les liens, mais au prix d’un temps considérable passé à actualiser le billet, pour une durée de vie limitée dans le temps (cf nos recaps d’il y a quelques années qui renvoient vers des sites douteux… !). Nous vous proposons d’identifier vos billets du challenge par un mot clé (tag) que vous utiliserez pendant toute la durée du challenge : « Challenge Halloween 2021 », par exemple (mais vous pouvez varier). Il vous suffira ensuite de nous transmettre le lien du tag, et nous listerons tous les participants en renvoyant directement sur ce lien… ce qui permettra à tout le monde d’accéder aux billets de chacun.
– Pour Facebook : on continue à partager dans le feed et à échanger directement. Il n’y aura plus de billet recap à renseigner. Pensez bien en revanche à passer au moins une fois sur nos blogs pour nous indiquer que vous participez.
Voici le lien du groupe facebook
.– Pour Instagram : on vous invite à utiliser #lechallengehalloween pour permettre à tout le monde de suivre les posts. N’hésitez pas à partager vos posts en story en taguant @lechallengehalloween, nous relaierons avec plaisir. 

J’ai copié-collé la plupart des explications de nos organisatrices 😉

Pour ma part, je vais voir ce que j’arrive à faire avec ma mini de 5 mois et les deux grands 😉 Mais ce sera de toute façon chouette, j’adore l’automne et Halloween!

Billet de suivi de Jojoenherbe , Lou ,Hilde,


MON BILLET DE SUIVI

15 septembre : coloriage automne et monstre avec les enfants et décoration de la maison !

Futur mur à dessin

Echange loft londonien contre cottage bucolique – Beth O’Leary – Hugo Roman

Leena Cotton est épuisée. Ce n’est pas elle qui le pense, c’est son corps qui le lui dit. Son burn-out explosif en plein milieu d’une réunion capitale parle à sa place. Pour la peine, son employeur lui impose deux mois de congés qu’elle ira passer – en traînant les pieds – dans le cottage de sa grand-mère, à la campagne.
Elle aurait encore préféré mourir de surmenage que d’ennui… Eileen Cotton a pris une décision : puisque son époux de toute une vie l’a quittée du jour au lendemain, elle a désormais le droit de vivre pour elle-même. Et pourquoi pas même… vivre une relation charnelle passionnée, à 80 ans ? Mais dans son petit village du Yorkshire, les candidats au poste d’amant ne sont pas légion… Un problème ? Une solution ! La grand-mère et la petite-fille n’ont qu’à échanger leurs vies.
Eileen ira habiter dans la colocation de Leena à Londres, où les beaux messieurs pullulent, tandis que Leena a pour mission de se reposer à la campagne et… de régler tous les problèmes qu’elle avait tenté jusqu’ici de mettre sous le tapis. Avec quelques conseils pour apprivoiser la trépidante capitale d’un côté, et un ou deux trucs pour gérer les voisins intrusifs (ou excessivement séduisants) de l’autre, les aventurières devraient s’en sortir…
N’est-ce pas ?

Mon avis

Un avis un peu tardif, mais alala, qu’est-ce qu’il est chouette ce roman au style british comme j’aime tant.

Je crois franchement que j’ai tout aimé. Merci à NetGalley et Hugo pour m’avoir permis de découvrir ce titre.

Je me suis régalée. J’ai aimé le choc des générations entre Leena et sa grand-maman Eileen. Leena s’est un peu perdue loin de chez elle tandis que sa grand-maman elle, s’est tout autant perdue mais enchaînée à un mari qu’elle n’aimait plus dans un village qu’elle n’avait jamais quitté.

Cet échange de vie va bouleverser bien des choses et va leur sauver la vie en quelque sorte. Leena va devoir ouvrir les yeux sur sa vie actuelle, sur ce qu’elle veut pour le futur, sur des blessures du passé. Il y aura bien des fois où tout sera trop… mais le temps, les rencontres (autant masculine que du 3ème âge) vont la faire avancer et la transformer.

Eileen, cet amour de femme, en mal de compagnie, va mettre son grain de sel absolument partout. Ca pousse des portes, ça fait des suggestions, ça manipule en douce. Non franchement, elle est géniale! Et toujours avec bienveillance et malice.

Ce petit village m’a terriblement donné envie. Les habitants sont juste… incroyables.

Vous l’aurez compris, c’était vraiment vraiment bien. Un vrai coup de coeur. Les personnages m’ont plu, le cadre m’a embarquée, les échanges étaient savoureux, les thèmes abordés sensibles… Je vous le conseille si vous voulez de la douceur, un brin de romance sans aucun chichi, du british… et encore un peu de british!

[PLIB2021] Rouge – Pascaline Nolot

Accroché au versant du mont Gris et cerné par Bois-Sombre se trouve Malombre, hameau battu par les vents et la complainte des loups. C’est là que survit Rouge, rejetée à cause d’une particularité physique. Rares sont ceux qui, comme le père François, éprouvent de la compassion à son égard. Car on raconte qu’il ne faut en aucun cas toucher la jeune fille sous peine de finir comme elle : marqué par le Mal.
Lorsque survient son premier sang, les villageois sont soulagés de la voir partir, conformément au pacte maudit qui pèse sur eux. Comme tant d’autres jeunes filles de Malombre avant elle, celle que tous surnomment la Cramoisie doit s’engager dans les bois afin d’y rejoindre l’inquiétante Grand-Mère. Est-ce son salut ou un sort pire que la mort qui attend Rouge ? Nul ne s’en préoccupe et nul ne le sait, car aucune bannie n’est jamais revenue…

Mon avis:

Ce fut ma dernière lecture pour le #PLIB2021 et la plus étrange.

Je dois dire que je n’ai pas été embarquée par ma lecture. Lecture qui est pourtant pleine de belles choses, sauf que je suis passée à côté.

Ce que j’ai trouvé génial, ce sont les messages qui sont portés par le texte. Le viol avec cette affreuse théorie qui consiste pour le violeur à se dédouaner de sa responsabilité en accusant la victime. Il y a les croyances, de celles qu’on adopte et véhiculent sans vérifier leur véracité. Il y a les secrets, l’intolérance. Le respect de soi! Rouge, et même Liénor ont tous deux, pour leurs propres raisons, du mal à s’accepter et s’aimer. Il y a la religion et ceux qui se cachent derrière pour justifier leurs actes…
Il y en a tellement de ces thématiques, et pas des plus faciles. Chapeau pour les traiter car franchement, quand on regarde autour de soi, on se dit qu’il y a encore bien du chemin. Donc merci à l’autrice de les avoir abordés, et même si bien abordés.

Par contre, c’est plutôt dans le rythme que j’ai eu de la peine. Tout d’abord, j’ai eu de la peine à rentrer dans l’histoire. Et enfin, quand c’est bien lancé, j’ai été un peu perplexe de voir qu’on quittait régulièrement Rouge pour revenir aux personnages du village. Si j’ai fini par comprendre pourquoi, j’ai regretté que cela ne soit pas plus tôt. Et enfin, quand je me sentais bien dans ma lecture, j’ai été prise de court par tout un lot de révélations que je ne pensais avoir qu’à la fin. Le reste du récit a pour moi été un peu long, le soufflé était retombé. Je ne peux pas plus expliquer ce ressenti, peut-être qu’à un autre moment j’aurais adoré ce livre. Ou pas. Je n’en ai aucune idée,

Toujours est-il que j’ai été partagée entre un contenu de qualité, et un rythme de l’intrigue qui m’a perdu. Dommage, car Rouge est incroyable et ce que l’autrice a voulu mettre en avant à travers ce conte revisité est important. Mais..

#ISBN9782354887858 #PLIB2021

[LDPA 32] Challenge Livra’deux pour pal’Addict *32* [Août/Sept/Oct]

Voilà longtemps que je n’avais pas participé à ce petit challenge. Ma binome est Maureen Books qui m’a choisi ces trois livres parmi ma Pile à Lire:

* Qu’il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
– Le Chuchoteur de Donato Carrisi

* Dont il aimerait avoir l’avis d’un ami
– Accords corrompus, tome 1 : Rêves de glace de Kelly St Clare

* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé…
– Galymède fée blanche, ombre de Thym de Maëlle Fierpied

J’ai choisi Galymède, que j’ai donc jusqu’à fin octobre pour lire.

De mon côté, voici mon choix pour elle:

* Qu’il a lu et aimerait faire découvrir à son partenaire
– les aînés tome1 de serenya Howell

* Dont il aimerait avoir l’avis d’un ami
– les âmes croisées de Pierre Bottero

* Des titres qui vous interpellent pour leur résumé..
– il faut parfois déplier les étoiles d’Erika Boyer

Elle lira  »Il faut parfois déplier les étoiles »

[PLIB2021] La princesse au visage de nuit – David Bry – L’Homme sans Nom

Dans les bois vit la princesse au visage de nuit ; ses yeux sont des étoiles et ses cheveux l’obscur. Hugo, enfant violenté par ses parents, s’est enfui avec ses amis dans la forêt, à la recherche de la princesse au visage de nuit, qui exaucerait les vœux des enfants malheureux… Il est ressorti du bois seul et sans souvenirs, et a été placé dans une famille d’accueil. Vingt ans plus tard, alors qu’il a tout fait pour oublier son enfance, Hugo apprend la mort de ses parents. Mais, de retour dans le village de son enfance, il découvre que ses parents auraient été assassinés, et d’étranges événements se produisent. La petite voiture de son enfance réapparaît comme par magie. De mystérieuses lueurs brillent dans les bois. Les orages soufflent des prénoms dans le vent.

Mon avis:

J’avais entendu beaucoup de bien de David Bry avant de le lire. J’étais donc très curieuse de découvrir ce titre et d’enfin savoir ce que moi, j’allais penser de l’un de ses romans.

Au tout début, j’ai eu de la peine à rentrer dans l’histoire. Hugo est un adulte assez effacé, mélancolique, au passé difficile. Alors quand ses parents meureunt et qu’il doit retourner dans son village natal, tout remonte. Le peu de souvenirs qui lui reste et les gens qu’il fréquentait alors. Tout est donc noir, mélancolique. On ressent des secrets, des drames, des malheurs. Et j’avoue que d’un point de vue personnel, je ne suis pas toujours très à l’aise avec ce genre d’ambiance car de manière générale, je trouve qu’il y a assez de moments peu facile dans la vie de tous les jours sans en plus, lors de moments de détente telle que la lecture, plonger dans des atmosphères aussi lourdes.

Et pourtant, la magie a opéré. Hugo a renoué avec un esprit un peu plus combattif, le mystère autour de la mort de ses parents s’est épaissi et malgré moi, j’ai plongé dans tous ces mystères le drame de son enfance, cette princesse au visage de nuit, les malheurs de son amie Sophie, ses parents, les noirceurs des uns et des autres (un peu trop nombreux d’ailleurs..) Au final, à travers une plume que j’ai trouvé assez envoutante, j’ai plongé dans ce village entouré d’une sombre forêt plutôt terrifiante et j’ai tourné les pages, de plus en plus vite.

Là où j’ai un poil déchanté, c’est sur la fin. J’en attendais tellement sur la princesse au visage de nuit. Je voulais en savoir plus! Et au final, tout s’est passé beaucoup trop rapidement à mon goût. Si j’ai aimé que les amis parisiens d’Hugo le rejoignent pour ce grand final, j’ai vraiment trouvé dommage que la fin ne se soit pas davantage axée sur les mystères entourant la princesse dont on entend parler tout le long du roman.

En résumé, un univers bien maîtrisé, une plume qui m’a conquise, un personnage qui a su, malgré moi, m’entraîner dans une enquête aux multiples pistes et étrangetés. Une atmosphère à la terreur sourde, que j’ai su apprécier tant elle me semblait palpable. Mais une fin qui m’a laissé un goût d’inachevé et qui m’a passablement frustrée. Pour autant, c’est un auteur que je garde en tête et que j’aimerais beaucoup découvrir dans un autre de ses romans car sa plume et ce qu’il a proposé dans ce roman m’ont tout de même bien accrochée.

 #ISBN9782918541721 #PLIB2021

[PLIB2021] Rocaille – Pauline Sidre – Sillex éditions

Gésill ne dort plus depuis qu’il est mort.

Assassiné puis ramené à la vie par les Funestrelles, des brigands sans scrupules qui voudraient le voir reprendre son trône, l’ancien roi Gésill n’a plus goût à rien.

Son sang vert, autrefois seule source de végétation de la Rocaille, s’est tari. Il pourrit. Seul un représentant des Magistres, ces êtres mythiques exterminés par les ancètres de Gésill, pourrait y remédier.

Aussi, lorsque les Funestrelles, accompagnés du défunt, se mettent en quête de trouver un jeune homme qu’on dit leur dernier descendant, ils sont loin d’imaginer que leur découverte ébranlera toutes leurs certitudes. Sur la Rocaille comme sur eux-mêmes.

Mon avis:

Voici un finaliste du PLIB qui m’intéressait. J’avais pu lire le début du roman pour me faire une idée et il m’avait intriguée.

J’ai été complètement embarquée dans cet univers! Il est incroyable, vert et aride, terriblement mystérieux. L’autrice va nous permettre, au fil du récit, de faire des bonds dans le temps et de saisir pleinement la portée du drame qu’il s’est passé autrefois et dont les répercussions se ressentent toujours intensément dans le présent. C’était tellement visuel, j’y étais, je voyais les scènes se dérouler devant mes yeux avec beaucoup de clarté. C’est un grand plus, car le paysage est comme un personnage dans ce roman, il possède une grande importance. De ce fait, le voir aussi clairement apporte une solidité au récit et m’a permis une immersion très agréable dans l’histoire.

Gésill est très intéressant car il reste lui-même et ceci sans artifice. J’entends par-là que c’est/c’était un roi, et s’il était loin d’être parfait de son vivant, ce n’est pas mort qu’il va se transformer en super-héros. Non, il n’aimait pas diriger vivant, c’est pareil mort. Il n’était pas fédérateur vivant, mort également. Et ainsi de suite. Beaucoup de personnages évoluent fortement dans un récit. Gésill, lui, a plutôt trouver une sorte de paix, si l’on peut dire. Il a pu comprendre son passé et donc mieux appréhender le présent et le futur aussi. A l’image d’un fantôme, il va réussir à laisser la vie aux vivants. Et pour autant, malgré tout cela, je n’ai pas réussi à m’attacher à lui. Je ne peux m’empêcher de me dire que ce n’était pas le but, de le trouver sympathique. Mais s’ai apprécié de le trouver authentique, étant donné que c’était l’un des personnages principaux, ce manque de chaleur à son égard m’a un peu gênée durant ma lecture.

Luèlde, Iliane, Fauchon, autant de personnages que d’histoires auprès de qui j’ai davantage ressenti d ’empathie et qui vont entourer Gésill bon gré mal gré, tous ressentant un trouble étrange à son contact. Un roi mort mais vivant, un être privé d’une magie autrefois si puissante, un ignorant de la vraie vie, un riche… tout ce qu’ils ne sont pas mais qui ne les empêcheront pas de voir au-delà des préjugès. Tous ont quelque chose en eux qui vont les amener à découvrir une vérité qui, comme bien souvent, n’est pas belle à voir.
Cette vérité fait mal, c’est un tel gâchis. Ou comment l’homme peut cruellement manquer de considération pour ses semblables… cela, l’autrice l’amènent dans un univers fictif, mais j’ai trouvé cela tristement plausible d’une certaine manière.

En résumé, c’est un livre à l’univers originale, très bien construit, entier et dépaysant. Une plume descriptive qui m’a fait voyagé dans un autre monde, une intrigue bien ficelée mais un petit quelque chose qui m’a manqué: est-ce le personnage de Gésill? Autre chose? J’ai de la peine à le dire mais toujours est-il que je recommande vivement ce roman, one-shot, qui saura vous emmener sur les traces d’un pouvoir vert vital et mystérieux.

#ISBN9782490700035 #PLIB2021

Quand viendra notre tour – Lucie Bernard – Kadaline

Le monde n’est plus ce qu’il était. L’argent a pris le pouvoir, domptant les hommes. Anemis, la plus grande ville du monde, est coupée en deux par une barricade ayant pour but de séparer les riches des pauvres. Alicéa est la fille du dirigeant de la ville, l’homme le plus prestigieux du monde. Coincée parmi les Privilégiés, elle ne doit pas faire un seul faux pas afin de pouvoir garder son titre et espérer un jour succéder à son père.
Cependant, toute cette mascarade l’épuise et son regard se tourne vers l’autre côté de la ville, ce territoire regorgeant de sauvages qu’elle doit à tout prix éviter. Brett habite de l’autre côté de la barrière et est condamné à y rester. Loin de se satisfaire de sa condition de reclus, il fait tout ce qui est en son pouvoir pour sauver sa famille et s’extirper de cet environnement dégradé. Il va même jusqu’à traverser la barricade pour trouver de quoi vivre, au péril de sa vie.

Dans le cadre de mon partenariat avec Kadaline, voici ma chronique de  »Quand viendra notre tour » de Lucie Bernard que je suis depuis quelques temps sur les réseaux sociaux.

J’ai mis un certain temps à rentrer dans le roman, ce qui n’est pas étonnant en fait. Il fallait le temps de placer l’intrigue, le décors, les personnages… et ensuite ce n’était que du plaisir.

On a donc affaire à une forme d’idéal où les problèmes sont mis de côté. Enfin, quand je dis problème, c’est une façon de parler. Disons plutôt que ce qui dérange les puissants est caché. Et quoi de mieux qu’une palissade pour ce faire.

Brett vit du côté pauvre de la palissade. Son père est décédé comme tant d’autres en essayant de grapiller des miettes de nourriture et Brett tente de subvenir aux besoins de sa mère et de son tout jeune frère. Malheureusement, il ne peut jamais avoir assez à manger. Alors quand il a, via son amie Tina, une occasion d’améliorer son quotidien, il ne résiste pas et va ainsi mettre les pieds dans un engrenage assez terrible. Alicéa, elle, est son pendant côté riche. C’est la fille du Dirigeant. Et pourtant, elle réprouve totalement ce clivage pauvre/riche. Sa rencontre avec ceux de l’autre côté va bouleverser sa vie.

Si la structure même de l’intrigue est assez classique, j’ai apprécié la complexité des personnages. Au premier abord, ils semblent assez simples. Et pourtant, au fil des pages, je me suis rendue compte qu’ils étaient bien plus que cela.

Brett est pauvre, désespéré d’améliorer le quotidien de sa famille, en colère, mais aussi philosophe, aimant, courageux, entier et droit! Alicéa est sensible, seule, pas très heureuse, effrayée par ceux qui l’entourent. Mais elle est également forte, honnête, fonceuse. Et son besoin d’affection est criant et touchant.
Son père, Lanton, ou encore Tina, sont encore plus complexes. Je pense notamment au père, qui, à la toute fin, a un comportement qui m’a déroutée même si tout du long, il est intriguant. J’ose imaginer qu’on en saura plus dans le tome suivant qui devrait sauf erreur paraître à la fin de l’année. Lanton aussi, a des comportements assez perturbants. Il souffle beaucoup le chaud et le froid. J’étais souvent perdue, mais en même temps, je devinais que c’est aussi parce qu’il a une idée derrière la tête que moi, lectrice, ignore. Je suis donc dans l’attente de découvrir le fin mot de l’histoire.
Tina aussi a de la suite dans les idées. J’ai d’ailleurs aimé l’évolution de son personnage. Je n’en dirais pas plus pour ne pas vous révéler ce qu’il en est, mais c’était sympa à suivre.

Au fil des pages, le roman devenait meilleur. Je lisais toujours plus longtemps, plus souvent, jusqu’à arriver au grand final explosif et qui donne absolument envie de découvrir la suite. Je suis un peu sur ma faim, je dois dire..

Alors oui, avec tout ce que j’ai pu lire dans le même genre, je n’ai pas trouvé que le fil rouge était original, mais clairement, c’était très bien fait, bien écrit, les personnages m ‘ont vraiment plu, j’ai aimé leur évolution, leur psychologie. J’ai vraiment passé un bon moment. Et j’en veux encore, vivement la suite!

Hotel Parallell – Alexis Flamand – Fleurus

Lorsque Will répond à une petite annonce pour un job d’été à l’Hôtel Parallell, il est loin d’imaginer l’incroyable aventure qui l’attend… Car l’Hôtel Parallell n’est pas un hôtel ordinaire : bâti entre les univers, il accueille des clients venus de milliers de Terre Parallèles. Des clients un brin spéciaux…
Embauché pour devenir l’assistant d’Arbogast, le détective de l’hôtel, Will va aller de surprise en surprise : échapper à une tentative d’assassinat, éviter une mort affreuse par ingestion, combattre des créatures abominables, et tenter de survivre à un séjour sur l’Île des Morts… Qui aurait cru qu’une banale histoire de robinet qui fuit cacherait autant de secrets ?

Mon avis:

Je remercie les éditions Fleurus pour l’envoi du livre. J’avais découvert Alexis Flamand ici avec le cycle Alamänder. J’avais bien aimé ma lecture et avais pu rencontrer l’auteur aux Imaginales et avais eu une discussion très sympa. Je n’ai donc pas hésité à découvrir ce roman au titre intriguant et à la couverture magnifique!

J’ai tout d’abord été un peu perturbée par le début du roman où, disons-le, Will est lui-même assez confu. C’est peut-être ce que j’ai le moins aimé du roman car au final, j’ai trouvé que cela ne servait pas tellement le récit. Mais ensuite, passé cet introduction somme toute assez courte, j’ai plongé avec plaisir dans les méandres de cet étrange hôtel.

Je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer le Doctor Who parcourir cet hôtel. Franchement, pour mon imagination fertile, cet hôtel est du pain béni. Et clairement, l’auteur s’est fait plaisir. Dans ce genre d’univers, tout est faisable, tout est possible. De ce fait, je n’ai pas pu deviner où allait se diriger le récit, une fois que Will devient officiellement le second d’Arbogast, le détective de l’Hôtel.

Un sacré personnage, que cet Arbogast. Alcoolique surdoué, plus âgé qu’il n’y paraît, Arbogast est une personne très respectée au sein de l’Hôtel. Enfin, jusqu’à ce que vint Will, un jeune pas si jeune non plus, qui va péniblement mais sûrement remplir son nouveau rôle d’Assistant avec un franc parler et une intelligence qui vont régulièrement heurter ceux d’Arbogast.

L’univers est donc complètement fou et les personnages qui y évoluent sont hauts en couleur. C’est pour moi le grand plus de ce roman. J’ai été ravie de tourner les pages et pénétrer dans ce grand délire qu’est l’Hôtel Parallell. Juste imaginer qu’il existe vraiment est vraiment génial. J’ose imaginer qu’il y aura une suite, je serais en tout cas très curieuse de la découvrir.

Je n’ai pas tellement envie d’entrer dans les détails car cela vous ôterait le plaisir de la découverte. Je ne peux que vous confirmez le résumé du livre qui dit que tout part d’un problème de robinet.
Si ce n’était pas un coup de coeur, c’était néanmoins un très bon moment de détente, perché et assez drôle.

Peine-Ombre – Ariel Holzl – 404 éditions

Et si une Éclipse faisait basculer le monde dans les ténèbres ?

Tous les trente ans, les ténèbres infectent les terres d’Astravia, empoisonnent les vivants et les transforment en monstres. Mais elles accordent aussi aux nouveau-nés des pouvoirs quasi-divins. On les appelle les Éclipsiens et Livianne Palumbre est de ceux-là. Elle sait écouter les ombres depuis toujours et s’occupe de défendre les baronnies locales. Un jour, lors d’une banale chasse aux miasmes, l’Éclipse s’abat sur Astravia avec une décennie d’avance. Cette fois, l’obscurité submerge le monde durant trois minutes au lieu d’une seule… À ce rythme, c’est Astravia tout entière qui va disparaître. Livianne devra sortir de sa solitude, retrouver d’anciens camarades de l’académie de Peine-Ombre, qui forme les Éclipsiens, et mettre fin à ce carnage.
Mais il se pourrait que les ombres la dévorent avant…

Mon avis:

Je remercie NetGalley et les éditions 404 pour la lecture de ce nouvel Ariel Holzl. Un auteur que j’ai découvert grâce au PLIB (prix littéraire de l’imaginaire booktubers app) et que je suis d’assez près depuis lors.

Cet auteur possède une imagination que j’apprécie énormément. Il crée des univers toujours sombres, mais sans être déprimants. Il y a toujours cette petite pointe d’humour, un espoir discret mais toujours présent qui fait qu’on s’y sent bien et qui porte le lecteur toujours plus loin.

Ici encore, je voulais en savoir plus sur cet univers original et tellement maîtrisé. Si on n’en voit pas le quart, on sent toutefois qu’il est complet et qu’Ariel Holzl pourrait y revenir tant dans un nouveau lieu que dans une autre temporalité. Ou pas… la boucle est bouclée à la fin du roman, mais qui sait?

Livianne, depuis le début, m’a intriguée. Il y avait un petit quelque chose qui m’interpellait chez elle sans que je n’arrive à mettre le doigt dessus. Et il m’a fallu attendre la toute fin pour comprendre. Vous savez, ce moment où vous vous dites: « ah voilà, c’était ça! ». Je la trouvais à la fois forte et fragile, importante et transparente, étrangement centrale… Et puis, il y avait ce passé, cet incendie que j’ai tout de suite deviné être la base de toute cette histoire. Si j’avais bien imaginé que j’aurais le fin mot de ce mystère à la fin du livre, je ne l’attendais ni à ce moment précis, ni de cette manière-là. Et je n’avais pas vu venir cette révélation non plus. Pour cela, j’ai été agréablement surprise.

J’ai beaucoup aimé Vernest, Malthias et les autres. Ils sont insupportables, attachants, froids ou colériques. Distants et collants. Il y a de tout, mais ce qui les réunit, en dehors d’être des éclipsiens, est de s’entendre comme chien et chat. Et si, au fond, ils sont soudés, il faut attendre le danger pour s’en apercevoir. Cela donne lieu à d’intéressantes joutes verbales qui amènent à la fois de la tension, mais aussi de l’humour à un récit qui véhicule de bien sombres images.

La fin un peu rapide m’a un peu déstabilisée. Alors que tout du long, l’auteur pose les éléments, fait monter la pression jusqu’à la toute fin, cela s’essouffle en quelques pages. C’est un peu dommage! Rien de bien grave en soi, car ce que je retiens de ce livre reste l’univers, la plume et les personnages qui m’ont vraiment embarquée et ne m’ont jamais lâchée.

Comme d’habitude, cela a donc été une bonne lecture que je recommande à tous ceux qui aiment la fantasy, la noirceur ou encore, les one-shot 😉

Autres chroniques d’Ariel Holzl:

Tous les chemins mènent au mec de tes rêves – Emma Berthet, Julie Perry, Axelle Vega et Fanny D.L – Harlequin

Elles avaient un programme bien précis pour les vacances, mais le destin va les surprendre. Car, c’est bien connu, ce n’est pas la destination qui compte… c’est le mec qui attend à l’arrivée !

Partir en mission humanitaire au Pérou ? L’occasion rêvée de découvrir la culture locale et de visiter des lieux grandioses. Ou de craquer pour un médecin sexy…
Profiter des belles plages de Copacabana entre amis ? Le plan parfait pour tenter de reconquérir son ex entre deux cocktails. Jusqu’à ce qu’un charmant Brésilien s’invite à la fête…
S’exiler au fin fond du Texas ? Un cauchemar quand on ne jure que par les soirées branchées de Los Angeles. À moins qu’un cow-boy ténébreux ne vienne pimenter le séjour…
S’isoler dans une cabane au bord d’un lac canadien ? L’escapade idéale pour se ressourcer. Si on n’est pas dérangée par un ours local…

Emma Berthet – Coup de foudre au Machu Picchu
Fanny DL – Tudo Bem !
Julie Perry – Texas Summer
Axelle Vega – Cabane sur l’eau
Mon avis:

Je remercie NetGalley et les éditions Harlequin pour la lecture de ce livre. Ce dernier regroupe quatre nouvelles avec pour thématique l’amour et un pays/région étranger.

J’ai passé un bon moment avec ces récits qui avaient le mérite d’être très différents les uns des autres et d’apporter une forme de douceur bienvenue.

Ma préférence va clairement pour la dernière histoire, tout d’abord parce que Canada, parce que cabane sur l’eau et aussi car le duo formé par Ophélie et Benjamin est particulièrement savoureux. J’ai apprécié que l’un et l’autre acceptent une forme de patience afin de se donner une vraie chance. Le cadre était enchanteur et me donnait clairement envie d’y être. Le fait qu’en plus, Benjamin soit féru de randonnée ne gâchait rien. Tout me plaisait dans cette nouvelle!

Celle se déroulant au Pérou m’a également bien plue pour plusieurs raisons. J’ai eu l’impression de voyager grâce à Kevin qui montre le pays à Eloïse et cette découverte était agréable. Si cette dernière manque de confiance en elle, Kevin détonne avec un flegme qui déteint sur son entourage. Le tout donne une courte histoire bienveillante et dépaysante. J’avais un peu l’impression d’y être.

Les deux autres, si elles étaient agréables ne m’ont pas non plus laissées un souvenir trop marquant pour la simple raison que je me suis moins attachée aux héroïnes. Toujours est-il que la lecture de ces nouvelles m’a fait passer un bon moment et c’est tout ce que j’en attendais.

En résumé, quatre nouvelles fraîches et dépaysantes pour détendre et amener un peu de soleil sur cet été un peu gris.