[Bilan lecture] Juin 2018

Ce mois de juin a commencé très doucement. Je n’ai vraiment lu que ces derniers jours.

J’ai donc fini 4 livres: A la pointe de l’épée, La meute Harbor, Lilly the Kid et Love Simon. Et j’ai 2 livres en cours: La carrière du mal (p.188) et Dragon Blood T2 (p.100)

En tout, j’ai lu 1218 pages ^^ C’est pas mal, je ne pensais pas atteindre ce nombre vu le début du mois XD

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Une autrice rencontrée aux Imaginales. Très intéressant, ca change et en bien!
Ma chronique est à venir….
268 pages ce mois (sur 409)

la meute harbor

Un SP envoyé par l’autrice. Globalement, une bonne découverte. 256 pages
Ma chronique

 

love simon
Un immense coup de coeur! 315 pages.
Chronique

lilly the kid
Une petite romance qui se lit tout seul. 171 pages
Ma chronique

 

P.S. en 6 mois, j’ai lu 22 livres et… Pour les pages, ce sera une prochaine fois XD

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Lilly the Kid – Lisa Mars

lilly the kid

Résumé:

Une jolie pépite qui sent bon les vacances et les premiers baisers! Depuis qu’ils sont enfants, Lilly et Simon se sont retrouvés, chaque été, dans une résidence de vacances. Malheureusement, alors que la jolie Lilly est en adoration devant le beau et charismatique Simon, celui-ci, qui a 9 ans de plus qu’elle, l’a toujours considérée comme une adorable petite sœur à laquelle apprendre à faire du skate ou plonger. Pourtant, un été, tout va changer. Mais, après cette nuit qui fera basculer leurs vies, rien ne se passera comme prévu. Que se passera-t-il lorsqu’ils se retrouveront 7 ans plus tard ? Surtout, que s’est il passé cette fameuse nuit? Une conte de fées pour grandes filles qui ont envie d’y croire et qui adorent ne pas pouvoir lâcher un livre pour en connaître la fin! Et pour toutes celles qui ont envie de sourire un peu bêtement, d’avoir 15 ans (ou les ont toujours au fond d’elles), de tomber amoureuse d’une star du rock, d’embrasser un garçon plus âgé ou juste de se sentir en vacances (plusieurs possibilités acceptées!)

 

Mon avis:

Merci à NetGalley et BMR pour la lecture de ce livre. Je cherchais une lecture à lire en numérique pour lire lorsque j’avais quelques minutes devant moi quand je suis tombée sur ce livre. C’était parfait, et même qu’il a été vite lu!

J’adore la 4ème de couverture, car il résume tellement bien le livre. Car cette histoire est effectivement pour toutes celles qui aiment sourire en lisant de la guimauve, qui reviennent à leur adolescence, à celles qui tombaient en transe devant des stars (ou tombent toujours, qu’est-ce que j’en sais 😉 ), celles qui rêvaient du Grand Amour, de vacances de rêves… car c’est Lilly the Kid. Tout ce que je viens d’écrire, ce que vous aviez déjà lu dans le résumé, se retrouve dans le livre.

Alors oui c’est dégoulinant d’amour et de bons sentiments et j’en vois déjà partir en courant. N’empêche, ca fait du bien aussi. L’erreur aurait été de rendre cette histoire trop longue, mais ici, le dosage est parfait. On a le temps de rentrer dans l’histoire, qui alterne entre le présent et le passé de Lilly et Simon (à tour de rôle), de s’installer un moment avant d’arriver à la fin du livre. Lilly, c’est donc une adolescente qui a passé tous ses été au même endroit, tout comme Simon de 8 ans de plus. Elle avait 5 ans quand elle l’a rencontré. Elle le regardait alors comme un modèle à suivre. Puis… elle grandit. Et  âgée de 17 ans, les choses ont bien évolué pour elle. Et que dire de Simon… il n’est pas en reste, il faut le dire.

Sauf que voilà, tout ne se passe pas comme prévu, et 6 ans plus tard, alors que Lilly travaille dans le milieu de l’événementiel et que Simon est devenu l’idole d’un groupe de rock mondialement connu, ils vont se recroiser. Entre secrets, non-dits et quiproquo, tout devient vite très compliqué. Lilly s’est endurcie. Elle a dû se débrouiller dans la vie et s’assume entièrement à présent. Quand à Simon, s’il a une vie qui le passionne entièrement, jamais il n’a pu oublier la Kid. Cette gamine qui traînait toujours dans ses jambes. Sauf que la gamine a encore grandi. Ce n’est plus une enfant, ni une adolescente qu’il a en face de lui à présent. C’est une femme, qui possède un passé pas si évident…

 

Je ne vous en dis pas plus. Sachez seulement que c’est une histoire qui se lit tout seul, plein de bons sentiments, qui vide la tête et permet de passer un agréable moment. Et c’est tout ce que je lui demandais 😉

 

Moi, Simon, 16 ans, homo sapiens / Love, Simon – Becky Albertalli

love simon

Résumé:

Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement : 
1/ Ils fréquentent le même lycée. 
2/ Blue est irrésistible. 
3/ Il l’apprécie énormément. (Pour être tout à fait honnête, Simon commence même à être un peu accro.) 
Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais que Simon est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Marin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr…

Mon avis: 

Candyshy, Moody et Tessa organisent de temps à autre un live pour papoter autour d’une lecture commune. Cette fois-ci, il porte sur  »Love Simon », un livre qui vient d’être porté au cinéma. Le live sera à 19h. le 4 juillet sur la chaîne de Candyshy.

Ensuite, je voudrais remercie Netgalley qui le proposait justement au moment où je le voulais. Si c’est pas beau tout ça!

Et pour le coup, c’est lors d’un voyage en voiture que je l’ai commencé, ce qui n’était pas du tout prévu. J’avais un autre livre en cours que j’adorais, mais voilà,  »Love Simon », c’était franchement addictif.

Je suis rentrée immédiatement dans l’histoire. Il n’y a rien de plus facile: on s’y sent bien. La famille de Simon est complètement déjantée et à mes yeux, du coup, complètement normale 😉 Simon, c’est le mec sympa de 16 ans, apprécié sans être une superstar, à l’aise avec ses amis, il se cherche, tout évolue en lui et autour de lui. Bref, c’est un peu le bordel, mais un bordel adolescent somme tout assez typique. Et Simon, son truc, c’est qu’il est gay et qu’il le cache. Il ne veut pas attirer l’attention, il ne veut pas en faire tout un foin… et peut-être aussi qu’il ne veut pas quitter sa vie actuelle qui est confortable. Une vie qu’il connaît, qu’il maîtrise… Que la question soit d’avouer son homosexualité ou autre chose, peut importe. Elle est légitime et encore une fois, normale. Tout le monde change, mais certains changements font peur…

Voilà donc notre Simon qui, à travers un pseudo, échange des mails avec un garçon de son lycée. Il sait qu’il doit le croiser chaque jour, mais n’a aucune idée de son identité. Et inversement. Cela ajoute du piquant mais… est-ce vraiment ce qu’il souhaite? Et lorsqu’un autre garçon tombe sur sa messagerie en salle d’informatique, comprend qu’il est gay et décide donc de le faire chanter pour qu’il le case avec sa meilleure amie, il va se retrouver embarquer dans une histoire sans marche arrière possible.

Franchement, je crois que j’ai tout aimé. J’ai adoré Simon, un personnage terriblement attachant, qui se pose des milliards de questions que je me serais moi-même posée si j’avais été dans sa situation. J’ai adoré ses amis, l’ambiance (oui même si tout n’est pas rose) entre eux. J’ai adoré la famille à Simon, j’ai aimé les moments qu’il passait au théâtre. Tout tout.
J’étais tellement bien plongée dans le roman, dans leurs relations que je devinais même certaines réactions. En lisant quelques mots dans un des mails de Blue, je m’imaginais instantanément la réaction de Simon et… je riais un peu quelques lignes plus loin en voyant que sur un long mail, il réagissait exactement sur les mots qui avaient attiré mon attention. Et c’est arrivé plusieurs fois, dans divers situations. Et pour moi, c’est la preuve que je suis à l’aise avec les personnages, l’histoire!

Un petit mot encore sur la relation entre Blue et Simon. Déjà, j’ai beaucoup aimé, en grande lectrice et amatrice de correspondance, qu’ils fassent connaissance par mail. Dans leur cas, cela leur a permis de pouvoir mieux appréhender le fait qu’ils soient gay, jusqu’à trouver le courage de s’affirmer en tant que tel. Et comme ce n’est pas évident! Leurs échanges sont savoureux, tour à tour plein d’humour pour basculer sur des sujets autrement plus difficiles. Et le final est juste touchant.

J’allais encore écrire que j’avais adoré. Je crois l’avoir assez dit. Je vais donc m’arrêter là et ne peux que vous conseiller de le lire. Il se lit facilement, rapidement. Dans mon cas, je n’ai plus pu le lâcher et me suis couchée bien tard pour le coup. C’est un vrai coup de coeur, et je me réjouis d’en entendre parler lors du live.

 

 

La meute Harbor – Audrey S. G.

la meute harbor

Résumé:

Héléna est une jeune fille de dix-sept ans timide et assez introvertie. Depuis toute petite, elle vit avec son père et voyage au gré des idées de roman de ce dernier qui est écrivain. Jusqu’à présent, elle a suivi sa scolarité à domicile, mais voilà que son père décide de s’établir plus durablement dans la ville de Bar Harbor dans le Maine, sous le prétexte d’écrire une saga. Lors de sa rentrée, Héléna découvrira un nouvel univers : le lycée, mais pas seulement. En rencontrant le troublant Valentin, elle sera confrontée à des sensations et des phénomènes étranges. Elle finira par découvrir que les créatures fantastiques existent réellement et qu’elle n’est pas tout à fait une humaine lambda. À peine remise de ces découvertes, Héléna devra faire face à une menace bien réelle, mais surtout elle apprendra que sa vie n’a été que mensonges. Et cela pourrait bien remettre en question tout ce qu’elle a bâti jusqu’à présent. Héléna devra faire face à des dangers et des vérités qu’elle n’imaginait même pas. Entre révélations et menaces, Héléna dévoilera bien plus que ses origines et son futur deviendra des plus incertain.

 

Mon avis:

Un grand merci à l’autrice de m’avoir contactée pour la lecture de son roman. Il rentre facilement dans les thématiques qui me plaisent bien, alors c’est avec plaisir que j’ai accepté de le lire et d’en faire une chronique.

De manière globale, je dois dire que j’ai assez apprécié ma lecture. J’ai beaucoup apprécié Helena, qui doit en encaisser pas mal et que j’ai trouvé bien travaillé. Elle évolue beaucoup et possède un caractère à la fois doux et fort, ce qui ne sera pas de trop pour vivre au milieu de ces loup-garous et d’affronter tout ce qu’il se passe dans ce 1er tome. La trame, tant au niveau de ses pouvoirs que de son passé, est assez bien menée et à la fin, alors qu’on pense en savoir un bout, on découvre qu’il n’en est rien… Ce qui est plutôt bien joué de la part de l’autrice!
L’univers est aussi très intéressant. Il n’y a pas moyen, lorsqu’on place une histoire de loup-garous, dans un lycée, avec une jeune fille timide et qu’on y ajoute un passé mystérieux… on a des impressions de déjà-vus assez forts. Donc je dois dire que j’ai été agréablement surprise en découvrant le fonctionnement de la meute, le rôle des sorcière et leur lien avec les meutes… c’était original. En tout cas, personnellement, je ne l’avais jamais lu ailleurs. Et si vous rajoutez un cadre comme Bar Harbor, alors tout y est pour se sentir bien.
De plus, je trouve l’ambiance entre les personnages excellente et c’est ce que j’ai le plus aimé. Ils sont assez nombreux, s’entendent merveilleusement bien et dans le cas des garçons, se connaissent depuis leur plus tendre enfance. On a donc droit à des dialogues dynamiques, savoureux et piquants, que seul des personnes se connaissant sur le bout des doigts osent faire. Et franchement, c’était très sympa.

Là où j’ai eu plus de peine, c’est la relation entre Helena et Valentin. Ce dernier m’a plu, tout comme Helena même s’ils sont très différents, mais il faut avouer que leur premier baiser arrive… tellement vite! Tout va très vite, trop vite à mon goût. Il n’y a aucun suspense et même, je trouve que l’aspect amoureux et sexuel était peut-être trop présent. Attention, je ne suis pas quelqu’un qui a en horreur les scènes de sexe. Ici, elles étaient même plutôt bien écrites, il faut le souligner. Cependant… il y en avait vraiment beaucoup. Mais ce que j’ai vraiment trouver  »trop », c’était leur attirance omniprésente. J’entends par-là qu’ils ne pouvaient pas rester assis sur le canapé sans que cela vire en début de quelque chose de plus intime. Oui il y a un lien entre eux, quelque chose de spécial contre lequel ils ne peuvent lutter.Cela ne m’empêche pas de trouver qu’il manquait quelque chose de plus nuancé comme la tendresse, l’affection, l’amitié.

En bref, une histoire qui vaut le détour. Je l’ai lu d’une traite, ai passé un très bon moment même si j’ai eu quelques soucis avec la relation d’Helena et Valentin. J’espère qu’il y aura une suite, car je suis assez curieuse de la découvrir!

 

Vacances à la ferme – Michaël Escoffier et Nicolas Gouny – Balivernes éditions

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Résumé:

Ce matin, les animaux de la ferme ont un comportement étrange. Le fermier découvrira-t-il à temps ce qu’ils manigancent ?

Mon avis:

Un grand merci à Babelio et Balivernes éditions pour l’envoi de ce livre lors de la Masse critique.
J’ai toujours aimé les albums et la littérature jeunesse, et cela n’est pas près de changer avec deux petits bouts qui aiment beaucoup les livres.

J’aimais bien la thématique de la ferme, ainsi que l’idée des animaux qui décident de s’offrir des vacances au nez et à la barbe du fermier. Ce dernier est odieux. On le voit parcourir la ferme en tout sens afin de prendre du lait, des oeufs ou simplement pour assouvir sa colère. Il ne trouve personne… et que des problèmes. Aujourd’hui, rien ne va comme d’habitude. Tout lui échappe. On voit, discrètement, que ses animaux se font la malle, mais lui ne voit rien du tout. Ce n’est cependant qu’à la fin de l’ouvrage que l’on comprend réellement ce qu’il se passe.

J’ai bien aimé le fil rouge de l’histoire avec ce fermier colérique et ces pauvres animaux qui n’en peuvent plus. J’ai par contre eu plus de mal avec le graphisme. C’est toujours tellement personnel et dur à expliquer… peut-être le manque de perspective… Et si moi, en tant qu’adulte, je comblais ce que le texte ne disait pas ou interprétait des petits détails, je ne suis pas certaine que cela soit le cas des tous jeunes lecteurs. C’est difficile à dire.

En résumé, j’ai apprécié l’intrigue, mais j’ai eu de la peine avec le graphisme ainsi qu’avec la compréhension globale du récit du point de vue des enfants.

 

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Imaginales 2018

Les Imaginales, c’est l’endroit où je me sens dans mon élément à 100%.

Je suis pour la 1ère fois venue avec une belle équipe composée des célèbres cousines: Bubulle, Gallou, Mandy et Harmony. Sans oublier mon mari 😉 C’était en 2013. Cette année, c’était donc mes 6ème Imaginales.

Et depuis, j’y viens chaque année. Qu’une seule fois, je suis venue 1 jour et c’était dur à supporter. J’y suis venue 3 ans avec mes bébés, mais question financière et soyons honnêtes, organisationnelle (mon no2 est une bombe d’énergie), mon mari et moi sommes venus seuls cette année.

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Ce jeudi, j’ai participé à deux conférences et une projection:

  • 11h. une projection sur John Howe et le Haut-Koenigsbourg suivi de l’intervention de l’historien Georges Bischoff. C’était très intéressant, surtout Bischoff qui est un sacré personnage 😉 J’ai eu le plaisir de le retrouver à ma 1ère conférence du jour!
  • 14h.: La fantasy historique… Une histoire qui n’a jamais existé? avec Silène Edgar, Georges Bischoff et Sylvie Miller ainsi qu’Anne Besson pour la modération.
    J’aime beaucoup Anne Besson. Elle est passionnée, drôle et apporte une bonne dynamique. En plus, je ne peux pas m’empêcher de repenser à ce fameux pic-nique dans l’herbe où ma fille de 15 mois s’était approchée sans façon d’elle pour lui piquer son tiramisu 😛 Bref je m’égare…
    C’était vraiment très intéressant. J’ai énormément apprécié la vision qu’a Silène Edgar de la véracité historique. Elle est un brin perfectionniste, dans le bon sens du terme. C’est vraiment quelque chose qui lui tient à coeur et j’apprécie énormément cela.
    De la conférence, j’ai notamment retenu le fait que la véracité historique, dans les écrits, peut être sujet à caution. Silène Edgar le montre dans  »14-14 », en montrant que la 1ère guerre mondiale n’était pas la  »surprise » qu’on cherche à nous faire croire de manière générale. Il y avait d’autres exemples, mais celui-ci m’a parlé et c’est pourquoi je le mets en avant.
    Le fantastique, pour elle, est un prétexte pour permettre aux jeunes à entrer dans l’Histoire, à s’identifier, grâce à cet effet d’aller -retour passé-présent. J’aime bien l’idée car effectivement, l’Histoire paraît rébarbative pour beaucoup et moi qui aime tellement ça, voir que des auteurs ont à coeur de mettre ce domaine à portée de tous, je trouve ça génial.
    Miller a mis en avant qu’écrire de la pure fantasy, dans un monde totalement inventé, est un tout autre exercice. Et que ce n’est pas forcément évident. Ce que je crois bien volontiers.
  • 18h.: Epéiste et autres sabreurs… La fantasy, parfois, ça pique! avec Charlotte Bousquet et Ellen Kushner, modéré par Anne Besson.
    Charlotte Bousquet et Ellen Kushner sont très différentes et si je connaissais la 1ère, j’ai découvert la seconde avec son accent américain juste adorable. Elle parlait un français avec un accent… ce n’était que du plaisir!  Et chapeau bas à sa diction lorsqu’elle parlait anglais, j’arrivais à presque tout comprendre! Et je suis très mauvaise à l’oral ^^’
    Bref. Charlotte Bousquet a lâché s’être énormément inspirée des Jeux de rôles pour le côté  »escrime » de ses romans. Mais aussi de films comme Zorro, La fille de d’Artagnan, La Courtisane. Elle a aussi dit que si elle était moins réaliste dans certains de ses romans, ceux qui étaient  »historiques » étaient aussi réalistes que possible. Ellen Kushner par contre, avoue ne pas s’être concentrée sur le réalisme des combats, mais a plutôt choisi de mettre l’accent sur le ressenti. C’est -à-dire que pour elle, ce qui compte, c’est que le lecteur ait l’impression d’y être. C’est comme si elle-même était spectatrice du combat de ses personnages. Tout est dans l’imagination du combat. Et elle a cité des films comme Roméo et Juliette, Les Trois Mousquetaires ou des livres de Dorothée Dunnett.
    Une autrice qui m’a surprise, dont nous avons adoré l’humour. Résultat, nous sommes allés nous inscrire pour le déjeuner avec elle samedi!

Achats:

2018-05-24 16.00.20

Avec la dédicace pour le tome 1 que j’avais déjà lu. Entre-temps, j’ai dévoré le tome 2 et j’attends plus qu’impatiemment le dernier tome!

2018-05-24 19.47.37Lecture en cours 🙂

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Vendredi, j’ai fait une conférence.

Le thème était: Boîte à doutes, gueuloir, ou… relaxation tantrique? Mes trucs d’écrivain! avec Marie Caillet, Lionel Davoust et Gabriel Katz, modéré par Silène Edgar.

  • Marie Caillet a lancé la boîte à doute, cela l’aide énormément pour écrire. Dans cette boîte, elle met toutes ses interrogations afin d’en garder une trace. Elle avoue être assez scriptural mais… aussi qu’au bout d’un moment, elle se laisse aller grâce au fait qu’elle a déjà quelques livres publiés derrière elle et donc, de l’expérience.
  • Gabriel Katz est très à la bourre et fonctionne beaucoup au stress pour l’écriture. Il a avoué prendre aussi pas mal de projets d’écriture… ceci explique cela 😉 On ne parlera pas de ses tirades sur la douche et l’inspiration hein 😉 Ou de la relaxation tantrique? Ok ok continuons. Donc lui, son inspiration, il l’a sous la douche (j’y reviens finalement). Et son truc, c’est d’en sortir (ben oui, faut bien :P) et de jeter ses idées sur un doc à l’ordinateur. Plus tard, il reviendra y piocher ses idées.
    J’ai d’ailleurs beaucoup aimé sa façon d’appréhender l’écriture. Il conseille de se laisser porter par l’écriture. Lui s’amuse énormément et quand on l’entend parler, on ne peut qu’en être convaincu 😉
  • Lionel Davoust conseille d’écrire tous les jours. Même si ce n’est que 5 minutes. Car l’histoire, les personnages… l’écriture est comme un muscle qu’il faut entraîner.
    Il faut intégrer la technique d’écriture pour qu’elle puisse s’effacer et laisser venir ce qu’on a au fond de soi et qui est naturel.
    Avec Mélanie Fazi et Laurent Genefort, il a créé un podcast sur l’écriture qui dure 15 mn avec le soutien d’Elbakin. Il fallait le faire, il se nomme: Procrastination.

Ce jour-là, je n’ai rien acheté mais j’ai fait dédicacer 4 livres!

Pour le plaisir, je vous mets la dédicace de Gabriel 😉 (navré pour la qualité de la photo ^^’) Je lui ai demandé Monsieur 10’000 mètres.

 

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Samedi, nous avons assisté à une conférence plus que  »piègeuse » car elle nous a poussé à l’achat!

C’était: Tueur à gages, chasseurs de prime, espions… Voici le temps des assassins! avec RJ Barker, Jean-Philippe Jaworski et Patrick Moran, modéré par CHristophe de Jephanion.

C’était très intéressant. Je peux écouter Jaworski pendant des heures. Sa façon de parler, ce qu’il raconte me passionne énormément. Cependant, j’ai plutôt retenu les interventions des deux autres auteurs qui m’étaient inconnus.
Barker avait une façon de parler de son univers et de ses deux personnages qui m’a interpellée. De prime abord, cela semble assez classique, mais il y a eu ce petit quelque chose qui nous a poussé à l’achat et.. à le faire dédicacer bien sûr 😉 Elle décrit la technique de combat de ses personnages comme étant celui des ninjas… de plus, l’un de ses personnages est pied-bot. Sans parler du fait que ce sont des assassins… en bref, mon mari tout particulièrement était pris dans ses filets 😉
Patrick Moran est un tout nouvel auteur et je l’ai trouvé particulièrement à l’aise avec ses lecteurs. Parler lors d’une conférence peut s’avérer stressant, surtout lorqu’on vient de publier son premier roman… mais pas pour lui. C’était donc très facile de rester concentrer sur ce qu’il racontait.
Il nous a présenter La Crécerelle, qui est son personnage principal. C’est donc une femme maîtresse dans l’art de se battre et qui… est possédé par une entité… Dans ce livre, elle va rencontrer son opposé: une bibliothécaire! De quoi promettre de savoureux échanges.
Dans ce livre, il n’y a pas d’épée! Seulement de la magie! Intéressant non? Surtout qu’il qualifie sa magie de  »scientifique ».
J’ai apprécié sa manière d’appréhender son univers. Patrick Moran aime, au niveau de l’univers, que l’on ait l’impression d’être jeté dans un grand bassin. Au début, on ne comprend rien et peu à peu, on commence à comprendre par imprégnation.
En bref, ce livre, il nous le fallait aussi! C’est ça la beauté des Imaginales, découvrir des livres, des auteurs… et se laisser tenter!

  • J’ai assisté à un bout d’une autre conférence (le mal de tête aura eu raison de la fin). Elle était à 16h. et portait sur  »Les destructeurs de mondes…. La fantasy, mise en scène du chaos » avec Stephen Aryan, Pierre Bordage, Emmanuel Chastellière et Gabriel Katz, modéré par Jean-Luc Rivera.
    De cette conférence, j’ai surtout retenu les interventions d’Aryan que je n’avais jamais vu et… jamais lu, même si j’ai souvent vu passer ses livres. Il disait que la destruction était inhérente au genre de la fantasy.  Sa ville est d’ailleurs déjà en train d’être détruite alors même que l’intrigue n’avait pas commencé, car elle essaie de séparer les gens. Elle s’est donc elle-même condamnée.

Ce jour-là, j’ai donc fait dédicacer 4 livres et acheter  »La Crécerelle » et  »L’âge des assassins »2018-05-27 21.15.57

A la pointe de l’épée a été dédicacé lors du déjeuner. Cette autrice nous a énormément plu. D’autant plus que son livre est vraiment à part. Connaissez-vous le manièrisme? Ne vous attendez pas à de la fantasy classique, c’est vraiment tout autre chose.
On a passé un excellent moment avec elle, sa femme Delia Sherman et Jean-Claude Dunyach. Commencé à 12h.30, nous ne sommes repartis qu’à 15h. C’est vous dire 😉

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Petit clin d’oeil à Alexis Flamand, avec qui j’ai eu une discussion vraiment sympa et qui a beaucoup d’humour! Il n’a pas pu résister à souligner le pli que le livre a ramassé pendant le trajet 😛

 


 

Dimanche, j’ai également assisté à un  »bout » de conférence. ‘‘Fantasy épique… et vraisemblance historique » avec Fabien Cerutti, Lionel Davoust, Estelle Faye et Jean-Philippe Jaworski, modéré par Victor Battaggion.

  • Fabien Cerutti était enthousiaste lorsqu’il parlait de sa relation avec l’Histoire. Ca faisait vraiment plaisir à voir. J’aime bien cet auteur, même si j’avoue ne l’avoir encore jamais lu. Un jour un jour (petit coup d’oeil anxieux à ma pal)! Il racontait qu’il n’utilisait qu’une infime partie de ce qu’il apprenait lors de ses recherches mais.. que c’était la meilleure. Pour lui, l’Histoire qu’il met dans ses romans est comme un vernis, une atmosphère. J’adore l’idée. Sur ce point, Jaworski partagait d’ailleurs son approche. Il parlait même de  »vernis d’historicité » 😉
    J’ai retenu, un peu pêle-mêle, que Lionel Davoust disait que le romantisme était une grande source d’inspiration. Estelle Faye de son côté, disait que l’Histoire faisait voyager. Et que le voyage est plus fort quand ça évoque quelque chose, et que ça fait réagir.
    Je ne suis pas restée longtemps, mais le peu que j’ai entendu m’a énormément plu. Je pense que vous aurez deviné mon attachement à l’Histoire, avec tout ça ^^

 

 

En bref, de belles rencontres d’auteurs, de blogueurs (encore un petit coucou à ma Camille et son Aurélien), du temps passer dans les livres, à en parler, à les vivre. Ce n’est que du bonheur! Comme chaque année!

 

 Mes achats réunis

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[Bilan lecture] mai 2018

jack o'lantern

Un coup de coeur pour ca partenariat Livraddict.  200 pages. Ma chronique : ICI

 

le noir est ma couleur

Egalement coup de coeur pour ce 1er tome du  »Le noir est ma couleur ». 311 pages. Ma chronique: ICI

 

blaine

Un livre à paraître le 6 juin. Une romance qui a passé tout seul. 180 pages. Ma chronique: ICI

 

le secret de la dame en rouge

Une bonne surprise! Les débuts n’ont pas été évidents, la suite a été top! Chronique à venir. 406 pages.

 

moana 2

Une autrice que je regrette de ne pas avoir découvert plus tôt. Coup de coeur!

Mon avis à venir. 280 pages.

 

à la pointe de l'épée

Livre en cours. 140 pages.

 

J’ai a-d-o-r-é mes lectures du mois de mai! 5 livres et 1527 pages. Jack O’Lantern a été une surprise, et une bonne! Le noir est ma couleur est un coup de coeur! Le livre d‘Emily Blaine un bon moment détente. Le secret de la dame en rouge est originale et j’aime beaucoup l’autrice. Moana est…. un super-mega coup de coeur! Et A la pointe de l’épée est intriguant. Je suis très très curieuse de voir comment cela va évoluer. J’ai rencontré l’autrice aux Imaginales, ai même eu la chance de déjeuner avec elle et son livre est… vraiment intéressant. Bienvenue juin!!

La magie du rangement – illustrée – Marie Kondo

la magie du rangement ill

 

Résumé:

Et si pour améliorer votre quotidien et changer votre vie, vous mettiez de l’ordre dans votre intérieur?
Voici l’adaptation graphique de la célèbre méthode de Marie Kondo, pour en finir avec la pagaille et changer votre vie !

Chiaki lutte contre un appartement désordonné, une vie amoureuse chaotique et un manque de perspective sur son avenir. Elle fait appel à Marie Kondo, conseillère en rangement. Grâce à une série de leçons amusantes et judicieuses, l’auteur aide Chiaki à remettre en ordre sa maison et sa vie.

 

Mon avis:

J’avais déjà lu  »La magie du rangement » il y a quelques années. J’avais beaucoup aimé ce que j’avais lu. Par manque de temps (fin de grossesse) et de courage, je ne m’étais pas lancée complètement dans la méthode mais j’ai déjà pu changer ma manière d’aborder les achats, arrivant à résister à l’envie d’acheter de l’inutile. J’ai aussi pris le plis de jeter ou donner ce qui n’était pas en état ou que je n’utilisais plus. Et encore deux-trois choses de-ci de-là. Rien de bien extraordinaire, mais que des petites choses qui avaient donné de très bons résultats.

Quand j’ai vu le livre  »illustré » en masse critique, je me suis dit que c’était le moment ou jamais de m’y remettre. Un grand merci à Babelio et Kurokawa pour l’envoi du livre! Le côté  »illustré » m’attirait car certaines fois, les images manquaient (dans l’édition de base) et le fait que le livre illustré soit moins développé ne pouvait pas me gêner étant donné que j’avais encore quelques souvenirs.

J’ai beaucoup apprécié que les illustrations ne soient pas de simples dessins parsemés dans tout le livre, mais qu’il soit rédigé comme un manga. C’est fluide alors même que la méthode pourrait en rebuter certains. De fait, je tiens à préciser quelques détails:

  • il ne faut pas oublier que l’autrice est japonaise. Là-bas, les règles, la mentalité: beaucoup de choses sont différentes. Peut-être qu’un jour, il existera le livre remanié pour chaque pays, mais soyons honnêtes, ce n’est pas demain la veille. Donc nous devons, quand nous commençons notre lecture, garder en tête que par certains côtés, ce qu’elle dit est impossible ou difficilement applicable chez nous. Je pense notamment au tri des papiers administratifs.
  • nous sommes tous différents. J’ai lu beaucoup d’avis fustigeant son intolérance. Attention, quand elle dit de faire telle ou telle chose, c’est un exemple. Si comme moi vous aimez les livres, forcément, vous en garderez plus qu’un non-lecteur. Oui certains auront 10 sacs à main après avoir fait leur tri, d’autres un seul. Ce n’est pas que le premier a moins bien respecté la méthode de Marie Kondo. C’est simplement que nos passions et ce qui nous met  »en joie » varie d’une personne à l’autre. Tout comme nos meubles, nos appartements, qui ne nous permettent pas de classer et ranger nos affaires de manière uniforme.

    –> donc je le répète, faites la part des choses lorsque vous lisez et appliquez la méthode. Le but est de se sentir mieux après en se respectant soi-même 🙂 Pour cela, n’hésitez pas à rejoindre des groupes facebook. Les idées et astuces y sont légions!

La magie du rangement illustrée met en scène une jeune japonaise qui travaille énormément. Elle est célibataire et passe très peu de temps chez elle. Un jour, elle se rend compte que son intérieur est un bazar complet. On ne voit plus le sol, ni aucun meuble. Elle va donc faire appel à Marie Kondo qui va débarquer chez elle. Chiaki était sûre qu’elle l’aiderait à ranger… or Marie commence par lui parler, lui demande comment elle aimerait que son intérieur soit…
Chiaki finit par comprendre que Marie Kondo ne fera pas les choses à sa place, mais l’aiguillera pour qu’elle puisse arriver au bout. En effet, la méthode n’est pas juste une nouvelle manière de ranger. Elle demande une réflexion intérieure. Ce qu’elle conseille le plus est de garder les objets qui nous mettent en joie, ce qui est bien plus positif que l’idée de: qu’est-ce que je vais bien pouvoir jeter! Pour y arriver, elle préconise un ordre. Commencer par les vêtements, les livres etc.. et garder les souvenirs pour la fin! Tout simplement parce que si l’on trie  »l’affectif » en premier, alors que la méthode n’est pas encore bien ancrée en nous, nous aurons de la difficulté à le faire correctement. Alors que rôdé par le tri de notre maison en entier, arriver aux souvenirs sera plus facile. Ce n’est qu’un exemple, ce serait trop long de décrire le livre dans son entier!
Vous remarquerez que le tri s’effectue par catégorie d’objet et non pas par pièce. Vous seriez étonné du nombre d’objets identiques que nous avons pu disperser dans toute la maison. En réunissant tout au même endroit, cela nous permet de nous en rendre compte et de savoir si cela est pertinent ou non. Au début, j’étais sceptique car il faut le dire, quand on range une pièce, on se rend visuellement compte assez rapidement du résultat. Mais quand on range par catégorie d’objets… il faut un certain temps pour qu’on voie le changement. Bien sûr, suivant l’état de votre maison et votre emploi du temps, tout peut se faire très vite.  Dans mon cas, avec deux enfants en bas âge et pas beaucoup de monde autour de chez moi pour les prendre, c’est déjà plus compliqué. Mais peut importe, pendant les siestes, je m’y mets. Ce que je peux est c’est assez. J’ai déjà fait les vêtements et les livres. Je suis impatiente de me mettre au reste. Exemple: lorsque j’aurais pu correctement trier ma cuisine, nous pourrons profiter de l’espace acquis pour l’aménager autrement. Et ca me réjouis énormément. Chaque chose en son temps cependant.

Tout ça pour dire que la méthode de Marie Kondo est excellente. Lisez le livre, il n’est pas cher et vous ne risquez pas grand chose 😉 Au pire, vous vous serez renseigné, au mieux vous y aurez gagné un bel intérieur!

 

 

Ensemble. Maintenant. Pour toujours. – Emily Blaine

blaine

Résumé: 

Elle est la femme de sa vie. 
Il doit juste la convaincre qu’il est l’homme qu’il lui faut. 
Théo sait tout de Summer : il a passé une partie de sa jeunesse à la protéger de son père violent, à la tirer des pires situations. Peu à peu, il est tombé amoureux d’elle, de l’éternelle optimiste et de la femme forte qu’elle est devenue. Summer a quant à elle toujours refusé une histoire avec lui : ses relations avec les hommes sont chaotiques et leur amitié est trop précieuse pour qu’elle coure le risque de l’abîmer. Respectueux de ce choix, Théo est resté à distance : il a veillé sur elle, en protecteur discret et bienveillant. Mais, grâce à son frère Jérémiah, il prend conscience qu’à trop attendre, il pourrait bien perdre la femme de sa vie… S’il veut un jour être heureux, il doit prendre les choses en main et convaincre Summer qu’il est l’homme qu’il lui faut.

Mon avis:

Merci à Netgalley et Harlequin pour la lecture de ce livre. Je n’avais jamais lu de livres d’Emily Blaine, et comme je croisais des avis favorables de-ci de-là, je me suis dit que c’était l’occasion où jamais. J’ignorais que ce livre était une sorte de suite. En effet, Emily Blaine a sorti 6 épisodes nommés: Toi. Moi. Maintenant ou jamais. Les deux personnages principaux sont Jérémiah et Charlotte qui sont respectivement le frère et la meilleure amie de Théo et Summer. Notez que cela ne m’a pas du tout ennuyée pendant ma lecture. Il y a juste eu quelques allusions non développées qui m’ont fait suspecter que l’histoire de Jérémiah et Charlotte devait déjà avoir été écrite. Bingo!

Ici, nous parlons donc de Théo et Summer.

Summer a la trentaine. Elle a le job qu’elle rêvait de décrocher et des amis formidables. Le seul point négatif: son passé dont elle n’arrive pas à se défaire. Car pendant des années, elle et son frère David se sont fait sévèrement battre par leur père. Heureusement, leur route a croisé celle de Théo, qui s’est fait un devoir de les aider du mieux qu’il pouvait. Il est devenu l’ange gardien de Summer. Cette dernière est très proche de lui, mais a malheureusement créé d’immenses barrières pour se protéger des autres, l’empêchant ainsi de se rapprocher d’elle, ou l’inverse. Les années ont passé, mais Théo ne compte plus accepter la place de meilleur ami et décide de se battre pour bousculer Summer et lui faire ouvrir les yeux. Sauf qu’on ne bouscule pas Summer sans prendre le risque de la voir ériger de plus hautes barrières encore et prendre la fuite…

Dans l’ensemble, j’ai passé un très bon moment. Il est court, se lit très vite et avec facilité. Il y a de la romance, les personnages principaux et secondaires sont très attachants et j’ai eu de la peine à les quitter. Le point négatif pour moi, c’est finalement le peu de surprise. Dans une romance classique, les héros se rencontrent, se découvrent, se rapprochent etc… Ici, on sait tout de suite qu’ils s’aiment déjà. L’histoire était presque toute tracée. Heureusement, Emily Blaine a su manier les sentiments de Summer avec justesse. Oui elle a toujours repoussé Théo parce qu’elle avait peur. Mais elle n’est pas du genre à se voiler la face. Elle en a conscience et le dit. Et elle fait tout pour essayer de faire du ménage dans ses émotions. J’ai également apprécié la manière qu’a eu l’auteure de traiter les sentiments de Théo, qui, suite à un grave accident, s’est retrouvé handicapé. 10 ans n’ont pas suffi à le réconcilier totalement avec son nouveau corps, chose que Summer tiendra à coeur de s’occuper.

Les personnages secondaires ne sont pas en reste. Charlotte et Jérémiah, et même ce pauvre David et Gemma, l’amie commune de Summer et Charlotte. Ils forment à eux six une excellente équipe avec beaucoup de réparties, des clash, des rires et du mouvement au sein de leur groupe. J’ai eu un petit coup de coeur pour cette équipe et tout spécialement pour les petits-déjeuners d’urgence pour débattre entre femme de ce que ces hommes leur font subir. Je les voyais comme si j’y étais 😉

En bref, si j’ai trouvé un petit manque d’originalité dans l’intrigue, j’ai aimé comment l’auteure a manié les sentiments de ses personnages. Cela m’a permis d’être proche d’eux.  J’ai passé un très bon moment et pense me pencher sur l’intégrale de Charlotte et Jérémiah 😉 Pourquoi s’arrêter en si bon chemin?

Le noir est ma couleur T1; Le pari – Olivier Gay

le noir est ma couleur

Résumé:

Normalement, Alexandre le bad boy du lycée n’aurait jamais prêté attention à Manon l’intello du premier rang. Pourtant, à la suite d’un pari, il a décidé de la séduire.

Normalement, Manon n’aurait jamais toléré qu’Alexandre vole à son secours. Pourtant dans l’obscurité d’une ruelle, sa présence s’est révélée décisive.

Alexandre doit se rendre à l’évidence. Rien n’est normal dans cette histoire.

Manon acceptera-t-elle qu’il entre par effraction dans son univers ?

Deux destins liés malgré les apparences…

Mon avis:

Merci à NetGalley et aux éditions Rageot pour la lecture de ce livre.

J’apprécie beaucoup l’auteur que j’ai découvert à travers le polar et les salons. Mais je ne l’avais encore jamais lu en fantasy, ce qui est tout à fait dommage.

Car j’ai tout de suite adoré cette lecture. J’ai retrouvé l’humour d’Olivier Gay et c’est toujours un peu comme rentrer à la maison. Une maison décalée mais enfin 😉

On alterne les chapitres du point de vue de Manon, 15 ans, et d’Alexandre, 16 ans. Ils sont dans la même classe au lycée, et c’est à peu près tout ce qu’ils ont en commun.

Alexandre a une vie familiale inexistante, fait de la boxe, est un cancre et un bagarreur, c’est un crâneur et un tombeur. Bref, il croit faire rêver.

En face, il y a Manon. Manon, première de classe, studieuse +++, des parents aimants, un frère aîné fantomatique, une petite sœur agaçante et… des pouvoirs magiques. Son petit secret est qu’elle fait partie d’une famille de mage.

A première vue, cela ne pose pas de problème. Manon reste discrète, au 1er rang tandis qu’Alexandre ne bouge du fond de la classe que pour créer des problèmes. Mais voilà… vous l’attendiez le  »mais » n’est-ce-pas?

Voilà qu’Alexandre se trouve obligé de faire une interro à l’avant de la classe. Il n’en fallait pas plus pour créer des étincelles. Alexandre veut se venger, Manon ne veut rien avoir affaire avec lui. Alors si vous ajoutez à cela une Ombre qui hante Paris, vous êtes sûr d’obtenir un certain nombre de problèmes.

J’ai adoré le personnage d’Alexandre, qui rempli à la perfection son rôle de mauvais garçon, à ceci près qu’au fond de lui, il y a un petit quelque chose qui ne demande qu’à émerger. Il faut le dire, il est insupportable du début à la fin, mais au début de ce 1er tome il est… vraiment affreux. Le type dégoulinant d’estime de soi, intouchable, beau, tout en muscle toussa toussa. Et qui a tellement l’habitude de n’avoir qu’à regarder une fille pour la voir tomber d’admiration devant lui. Sauf que… Manon, dire qu’elle n’en a rien à cirer est un euphémisme. Et ca, il ne peut pas le supporter. Il passera d’ailleurs tout le roman à se dire que sans cette interro de math qui a mené à son pari ridicule, il n’aurait pas eu tous ces problèmes. Pauvre Alexandre 😉 (je blague je blague, mais je l’aime bien ce pauvre gars 😉 )

Manon est enfermée dans son rôle d’étudiante de lycée, et d’apprentie-mage. Forcément, cela laisse peu de place aux loisirs, et encore moins aux garçons. A première vue, tout semble aller pour le mieux. Oui bien sûr qu’elle se dispute avec ses frères et soeurs, sauf que trois adolescents qui vivent sous le même toit peuvent difficilement faire mieux. Elle a aussi des parents protecteurs et aimants… Mais voilà (on l’attendait aussi), tout n’est pas aussi lisse que cela, la fin du 1er tome le mettra bien assez en évidence.

Manon va prouver tout au long du tome qu’elle a les nerfs bien en place. Et il lui en faudra pour affronter les Ombres, les révélations et cet Alexandre qui semble plus que décidé à lui coller aux basques. Ca bouge bien, on alterne entre les scènes d’action et les dialogues particulièrement savoureux. Je l’ai dévoré d’une traite!
La seule chose que je peux peut-être reprocher à ce tome, c’est pour moi un manque de logique lorsque tout le monde s’acharne sur Manon, qui va néanmoins continuer coûte que coûte d’aller au lycée. J’ai trouvé un peu gros. Enfin, c’est la seule chose qui m’a fait tiqué et ce n’est vraiment pas grand chose, étant donné que cela n’a pas empêché le coup de coeur 😉

Le point positif, c’est que je vais aux Imaginales dans 2 semaines 😀 Yipiiii c’est qui qui va pouvoir acheter le livre et le dédicacer. Bibi! Et acheter la suite? Bibi aussi 😉