La légende des quatre T1; Le clan des loups de Cassandra O’Donnell

la légende

Résumé:

Ils sont quatre
Quatre héritiers de leurs clans
Ils doivent s’unir pour survivre …
Loups, tigres, aigles et serpents
Quatre clans ennemis …
Les yokaïs , créatures tantôt humaines tantôt animales vivent dans une harmonie fragile …
Sur les terres humaines, la tension est palpable …
Maya, l’héritière du clan des loups et Bregan, des tigres sont les garants de la paix …mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus?

Mon avis:

Un grand merci à Cassandra O’Donnell d’avoir pris mon nom pour l’envoyer aux éditions Flammarion, que je remercie également pour l’envoi. J’ai eu énormément de plaisir à le recevoir et encore plus à le lire, d’autant plus que la couverture du livre est tout simplement magnifique!

Première impression: j’ai ronchonné. Je crois que je deviens un peu pénible, et le fait de démarrer au milieu d’une action ne me convient pas trop. Mais c’est un détail infime, car d’une certaine façon, cela permet d’entrer directement dans l’histoire, et cette dernière est extra. Je m’explique, maintenant que j’ai fini de ronchonner 😉

On commence l’histoire avec Mika, le petit frère de Bregan. Ce dernier a 16 ans et est l’héritier de son clan. Il est très puissant, sombre et possède un sang-froid qui cache à peine la force qu’il détient au fond de lui.
Son clan, celui des Taïgan, est en paix avec les trois autres. Pour le moment tout du moins. Interdiction totale de fréquenter, ou ne serait-ce que s’adresser à un membre des Lupaï, Serpaï ou Rapaï, les trois autres clans de Yokäis. Or voilà que le petit Mika entre sur le territoire des Lupaïs et tombe, comme de juste, sur l’héritière des Lupaï: Maya. On lit en elle comme dans un livre ouvert. D’un caractère ombrageux, Maya dit ce qu’elle pense, et fait ce qu’elle dit. Je l’ai trouvée très très intéressante. Elle possède une palette d’émotions très large, et cela fait d’elle un personnage aux multiples facettes comme je les aime.

Ces deux héritiers sont les personnages que nous suivons le plus dans ce tome. J’ai beaucoup aimé leur relation à la fois évidente et complexe. Leur jeunesse les pousse à oublier les rancunes du passé, à faire fi de la haine qui se transmet de génération en génération. Mais ils n’ont que 16 ans et aucune autorité au sein de leur clan… Les autres personnages que je peux citer sont bien sûr les deux autres héritiers: Nel du clan des Rapaïs et Wan du clan des Serpaïs. J’ai un petit coup de coeur pour Nel. Première raison très personnelle, c’est le prénom de ma fille. Alors forcément, je ne peux m’empêcher de ressentir de l’empathie pour elle. Plus objectivement, j’aime beaucoup sa jeunesse combinée à une maturité précoce. J’apprécie aussi la particularité de son clan, qui vit dans les hauteurs et ne se mêle guère aux autres. La relation qu’elle a avec sa mère est très dure, et lorsqu’on s’en aperçoit, on comprend d’autant plus la maturité qu’elle possède malgré son jeune âge. En bref, cette petite Nel est très intéressante à suivre. Wan est absolument détestable. Mais il faut le dire, il est transparent et efficace, ce qui le rend d’autant plus dangereux. Il m’a fait sourire un grand nombre de fois, ses réparties sont savoureuses, surtout quand Nel est dans les parages!

Tout ce petit monde se côtoie sans se côtoyer dans une école que fréquente également les humains, qui sont à présent tolérés par les Yokaïs et non plus  »dominants » comme c’est le cas de nos jours. Une situation très intéressante, qui n’est pas sans me faire penser à la série d’urban fantasy Meg Corbyn. Excellente série, mais tout de même clairement pour adulte contrairement à ici. Je m’égare… Je disais donc, les quatre héritiers sont obligés d’évoluer les uns à côté des autres ce qui créé quantité de tensions au sein de l’établissement.  Alors, quand des Yokaïs se font assassiner, les tensions montent entre les clans, et Bregan, Maya, Nel et Wan se retrouvent seuls pour découvrir ce qui se trame réellement derrière ces morts… La rancœur entre Yokaïs est tenace, mais peut-être que la vrai menace vient d’ailleurs…

Que vous dire, si ce n’est que je suis remontée loin, à quand je lisais 10 livres par semaine, quand je plongeais émerveillée dans ces récits qui faisaient tourner mon imagination à plein régime. Ce livre m’a plu adulte, mais il m’aurait encore davantage plu en étant adolescente. Le rythme, les personnages, l’univers créé par Cassandra O’Donnell, c’était exactement ce que j’aimais. Et… que j’aime toujours, soyons honnêtes!

Un grand merci pour cette lecture, encore une fois. Et vivement novembre pour avoir la suite!

 

 

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Dark Web – Dean Koontz

dark web

Résumé:

Il faut que j’en finisse, c’est urgent ! Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… Mais qui y a mis fin. Brutalement. Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. D’autant qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays. Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire -, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer. Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherché des Etats Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connait aucune limite.

Mon avis:

Merci à Babelio et aux éditions de l’Archipel pour l’envoi de ce livre.
J’avais lu un Dean Koontz il y a bien longtemps et si je n’avais pas été convaincue par l’intrigue (impossible de me rappeler du titre), j’avais adoré le rythme et les frissons ressentis durant ma lecture. C’est donc avec plein de curiosité que je me suis lancée dans ce thriller, le petit dernier de l’auteur.
Ma première impression n’a, je l’avoue, pas été très encourageante pour la suite. En effet, nous prenons l’intrigue en cours de route. Jane, le personnage principal de ce roman, est en pleine course poursuite avec ses ennemis, aussi anonymes soit-ils. Et si souvent, on peut reprocher à des romans de peiner à démarrer, je me suis pour le coup sentie un peu perdue d’entrer de cette manière dans une intrigue au rythme aussi soutenu. Malgré cela, je me suis tout de même fait une place assez rapidement et lorsque cela a été fait, j’ai commencé à prendre plaisir à ma lecture.
Jane est un excellent membre du FBI, mariée à un Marine à la carrière prometteuse et mère d’un merveilleux petit garçon de 5 ans lorsque l’imrpobable se produit: Nick, son mari, se suicide alors que rien ne le laissait présager, en laissant derrière lui un message assez déstabilisant. Jane, ne pouvant se résoudre à accepter l’évidence de son suicide, se met à enquêter et sitôt que ses recherches semblent la mener à un début de piste, des ombres se mettent à évoluer autour d’elle, l’obligeant à agir dans l’ombre. Et c’est là que nous la retrouvons.
Sincèrement, durant les premières pages, j’ai pensé que je n’arriverais pas à m’attacher à elle car son personnage me semblait un peu trop caricatural. En fait, j’ai fini par apprécier son intelligence, sa réactivité ainsi que son caractère affirmé qui donnent lui à d’excellentes scènes. Et les quelques personnages que nous rencontrons et qui l’accompagnent brièvement sont sympathiques et attachants. Je pense à Barney ou encore à cet acteur, et plus particulièrement à Douglas que j’espère de tout coeur retrouver par la suite.
L’écriture est très agréable et de qualité. Parfois, lorsque je suis prise dans un thriller, j’ai tendance à lire très vite et je ne fais pas tellement attention à l’écriture. Or ici, même si je dois dire avoir lu certains passages plus vite que d’autres, la façon d’écrire de Koontz a accroché mon regard et c’est pour moi un très bon point.
Malgré le rythme qui était soutenu tout le long du roman, je trouve que le noeud de l’intrigue a mis du temps à se mettre en place. J’entends par là que pendant de nombreuses pages, on suit Jane qui essaye d’en découvrir davantage tout en restant en vie, mais on ne découvre rien de significatif. Et si j’aime les course-poursuites, j’apprécie également d’avoir quelque chose  »à me mettre sous la dent ». La fin du roman apportent énormément de réponses, tout en ajoutant un nombre assez significatif de questions par la même occasion. J’ai cru comprendre qu’il y aurait une suite avec Jane comme personnage central, donc je me réjouis de découvrir où Dean Koontz va nous emmener.
Ce roman est un thriller, pas un livre d’horreur. Néanmoins, le but recherché par les ennemis de Jane est glaçant. Le sort réservé aux victimes absolument abject. Imaginer que cela puisse être possible, qu’un jour, des hommes et des femmes puissent avoir ce pouvoir est terrifiant. Jane est allée très loin durant ces 400 pages. Ses ennemis aussi. Jusqu’où iront-ils tous pour obtenir ce qu’ils désirent? C’est pour moi, le côté horrifique qu’apporte Koontz dans ce page-turner.
J’ai lu sur je ne sais plus quel blog, que Dean Koontz semblait faire un exercice de style avec ce roman, et je dois dire que j’ai exactement ressenti ca. Mais il faut avouer qu’il le fait particulièrement bien. Pour développer, je pourrais dire que son roman est très classique et nous offre quantité de clichés vus et revus: une course-poursuite entre un personnage lié à la police (ici FBI) en quête de vérité et des ennemis nombreux, puissants et sans limite. Du suspense à gogo, des scènes de combat, un timing serré. Un personnage qui n’a plus rien à perdre et qui repousse sans cesse ses limites pour lutter contre un terrible complot.
Mais…. Dean Koontz maîtrise le genre, il n’y a pas à dire. Franchement, cela aurait été terriblement plat et sans envergure si la qualité n’avait pas été là. Mais comme je n’ai quasiment rien à lui reprocher de ce côté, forcément, le plaisir a été au rendez-vous.
Après avoir terminé le roman, je me suis surprise à me réjouir de le poursuivre avant de me rappeler qu’il était terminé. C’est le signe que je m’y sentais bien.
En résumé, si l’intrigue a mis du temps à se dénouer et si elle reste classique, Dean Koontz nous offre du rythme, des personnages, du suspense, une belle écriture et donc un très bon moment en sa compagnie. A voir la suite!

Les rêves de mon père – Barack Obama

les rêves de mon père

Résumé:

Ces Mémoires lyriques mais dénués de pathos retracent la quête identitaire d’un jeune Américain, né d’un père noir et d’une mère blanche. Dans les premières pages de son récit, Barak Obama apprend la mort accidentelle de son père, un personnage mythique à ses yeux. Cette disparition soudaine est le point de départ d’une odyssée intime qui le mènera d’abord dans une petite ville du Kansas, d’où il retracera le parcours de sa famille maternelle jusqu’à Hawaii, puis au Kenya, à la rencontre de sa famille d’Afrique, où il découvrira l’amère vérité sur son père et finira par concilier les deux versants de son héritage.

Mon avis:

Un grand merci à Babelio et Presses de la cité pour l’envoi de ce livre.

Habituellement, je ne lis pas d’essais, biographies, documentaires. Je me cantonne aux fictions pour m’évader. Mais ces temps, j’avais envie de découvrir de nouvelles choses et lorsque j’ai vu ce titre proposé durant la masse critique de Babelio, je me suis dit que c’était l’occasion de mieux  »connaître » un homme dont on a tellement parlé et dont je ne connaissais pas grand chose.

C’était très intéressant de découvrir son parcours. Sa vie est un peu partie dans tous les sens, entre Hawaï, l’Indonésie, les Etats-Unis, le Kénya… Le contexte familiale était également très compliqué. Avoir une mère mais pas de père, être noir dans un pays de  »blanc », vivre à l’autre bout du monde, avoir une soeur, tout quitter, vivre avec ses grand-parents et plus avec sa mère… Jamais rien n’a été simple. Il a dû se construire avec pleins de questions en tête.

Et que de questions il avait en lui.  Moi, en simple lectrice, je me sentais fatiguée par tous ses tourments. Bien sûr, Obama lui-même a choisi ce qu’il voulait mettre en avant dans son livre et il faut avouer que certains faits ou émotions ont peut-être un peu trop été forcés. Mais passons, pour moi, le plus important, ce n’était pas s’il avait fumé un joint, s’il pensait ceci ou cela. C’est plutôt ce que cela révèle.

J’ai découvert la vie d’un Noir élevé par des Blancs, mais qui est avant tout américain. Un Américain qui aimerait concilier les deux faces de son identité, qui se questionne sans cesse, qui interroge son passé pour affronter l’avenir. Quelqu’un qui va découvrir la ségrégation, tellement présente aux USA. Quelqu’un qui va très tôt vouloir améliorer la condition des Noirs, non pas au détriment des Blancs comme certains extrémistes le souhaiteraient, mais plutôt pour marcher ensemble.

Son questionnement sur la place des Noirs est très intéressante. Quand on veut s’intégrer, mais que tout se ligue contre soi. Quand on se décourage d’avance, quand quand…

Plus le fait qu’on parle d’Obama, c’est son regard sur la société américaine qui m’a interpellée. Et son voyage au Kénya est enrichissante. On découvre un pays qui se relève avec peine du colonialisme. J’ai tout particulièrement aimé l’intervention d’une historienne, en fin d’ouvrage, qui offre un regard très honnête sur son pays. Un pays de Noir, influencé par les Blancs et qui se cherche…

En résumé, un excellent ouvrage, très facile à lire, qui permet à la fois de découvrir le parcours d’Obama et la vie des Afro-américains qui étaient et est encore bien compliquée… Je ressors avec pleins de choses en tête et c’était le but 😉

[Bilan lecture] mars 2018

même pas mort

284 pages de lues pour mars!

 

les rêves de mon père261 pages, j’ai bientôt fini!

Alors je ne sais pas ce que j’ai fait pendant mon mois de mars 545 pages!!! Vraiment! Bon j’ai eu les anniversaires de mes enfants à faire, avec la big fête pour les 1 et 3 ans avec tout le monde en plus. C’est vrai que ca m’a pris du temps. J’ai aussi un peu avancé des choses pour la maison, passé du temps avec mon mari devant des séries… Bref le temps a filé et je n’ai rien lu!

Avec un petit marathon pour débuter le mois, me voilà lancé à plein régime! J’espère qu’avril sera plus productif!

A bientôt 🙂

Swap  »Calendrier des fêlés » avril 2018

Faire un calendrier de l’avent en décembre, c’est chouette. Mais c’est du déjà vu. Et revu. Donc comme on n’aime pas faire comme tout le monde, nous, on fait en avril.  Non en fait, financièrement, ca aurait fait un peu court de faire en décembre, donc on s’est dit que faire cela pour Pâques, ce serait une très bonne idée 😉

Avec ma binôme Maguisa, on s’est lancée pour 30 livres (au lieu des 24 possibles) et en ce 31 mars, nous avons procédé à l’échange. Quelle bonheur de voir tous ces livres! Avec une belle rencontre à la clé, et c’est aussi très précieux!

Voilà le lien du topic sur Livraddict –> ICI

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1er avril

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Un livre magnifique que je me réjouis de découvrir!

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Ce que la couverture est belle! Et un grand format en plus ❤

3 avril

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Une bd dont j’avais entendu parler via LA et je me réjouis de la découvrir ^^

–> Je vous présente ma petite dernière: Savannah ❤

4 avril

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Une chouette surprise. J’en avais beaucoup entendu parler à sa sortie et en bien! Donc c’est bien trouvé!

5 avril

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J’adore Barnaby 😉 Oui oui c’est vieux, ce n’est pas rapide-rapide… mais j’adore le côté  »british, que voulez-vous 😉

6 avril

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Je suis fan de Pendergast. J’ai déjà lu deux enquêtes et je me suis chaque fois régalée!

7 avril

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J’ai lu le tome 1 de l’Héritage des Darcer à sa sortie. Et… j’ai adoré. Coup de coeur! Mais voilà, je suis vraiment nulle lorsqu’il s’agit de suivre une série, et le temps que le tome 2 sorte, je me l’étais un peu sorti de la tête. Je me disais qu’il faudrait que je relise le tome 1 et… bref. Là c’est toujours le cas, il faudrait que je relise le 1, mais je suis fermement décidée à le faire, d’autant plus que j’ai la suite à la maison maintenant. Un grand merci donc!

Dragon Blood T1; Le sang du dragon – Anthony Ryan

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Résumé:

À travers les vastes territoires contrôlés par le Syndicat du Négoce d’Archefer, rien n’est plus prisé que le sang des dracs. Ponctionné à même leurs veines, il est distillé en élixirs capables d’accorder d’incommensurables pouvoirs aux rares hommes et femmes connus sous le nom de Sang-bénis.

Mais une menace croissante pèse sur le Syndicat : les lignées de dracs s’affaiblissent peu à peu. S’ils viennent à s’éteindre, la guerre qui couve avec l’Empire corvantin voisin ne manquera pas d’éclater. Le dernier espoir du Syndicat réside dans la découverte d’une rare variété de drac, bien plus puissante que toutes les autres.

Claydon Torcreek, voleur de bas étage et Sang-béni clandestin, est enrôlé de force par le Protectorat et envoyé dans les entrailles du continent primitif d’Arradsie, sur la piste de cette créature légendaire. Lizanne Lethridge, vénéneuse espionne, doit quant à elle braver tous les dangers afin de mener à bien sa mission en territoire ennemi. Enfin, Corrick Hilemore, sous-lieutenant à bord d’un croiseur d’Archefer, se lance à la poursuite de dangereux pirates, sans se douter du péril qui le guette aux confins du monde.

Emportés par la valse des destins et des empires, du connu et de l’inconnu, tous trois devront lutter de toutes leurs forces pour inverser le cours de la guerre qui se profile… ou bien périr dans son sillage.

 

Mon avis: 

J’ai lu ce livre en lecture commune avec Didi10. J’avais adoré sa trilogie de Blood Song même si la fin m’avait un tout petit peu déçue. Mais c’est un détail, et chaque fois que je repense à cette trilogie, j’ai un bref accès de nostalgie: c’était vraiment bien!

A la sortie de son nouveau bijou, je n’ai donc pas pu résister à me le procurer. Et quel plaisir! Un authentique coup de coeur! Oui bien sûr, il y a des choses qui chicanent, mais quand il y a coup de coeur, il y a coup de coeur!

Il y a l’univers, fantasy mais…. époque industrielle! Non pas moyenâgeuse comme tellement de livres actuellement, mais bel et bien dans cette époque des progrès techniques, de cette frénésie du progrès pour le meilleur et pour le pire! Il y a cette course en avant pour aller toujours plus loin, le premier, s’enrichir, découvrir des inventions de génie. Si vous mélangez à cela des dragons, une histoire au passé trouble, un brin de magie et des personnages au top, vous obtenez un livre tout simplement excellent.

Car les dragons il y en a. Ils vivent en Arradsie, une île colonisée depuis seulement deux siècles et les dragons capturés sont traités comme du bétail, leur sang donnant un pouvoir phénoménale à certaines personnes nommées  »Sang-béni ». On comprend assez vite pourquoi.  Il y a quatre espèces de dragons et chaque sang a donc ses propriétés spécifiques: Les Azur, les Sables, les Geules et les Sinoples.

Au niveau des personnages, on suit trois personnes sur le même temps, chacun ayant son chapitre. Un système narratif déjà rencontré dès le 2ème tome de ‘‘Blood Song ».
Il y a Lizanne, une jeune espionne travaillant pour le Protectorat. Elle est surdouée et est envoyée à la recherche d’un objet qui pourrait servir à rechercher… autre chose. Ou comment formuler une phrase bien creuse 😉 Je l’apprécie énormément, car heureusement, l’auteur ne s’arrête pas au cliché du super-espion surpassant tous les vilains avec un flegme vaguement supérieur. Lizanne a été formée à ne ressentir aucune émotion devant les tâches à accomplir. Elle sait agir sans arrière pensée, rapidement et proprement. Mais voilà qu’elle fléchit une fois… deux fois… et la super espionne commence à agir de manière individuelle et non plus comme à l’être dénué de personnalité qu’elle était encore au début de ce livre. Sa progression est intéressante et j’attends la suite avec curiosité.
Nous avons encore Clay. Alors Clay, c’est déjà bien plus le cliché du mauvais garçon qui va se découvrir de grandes capacités à affronter le danger. Mais passons, il est vraiment sympathique ce Clay, je lui pardonne donc volontiers cela. Comme je l’ai dit juste avant, c’est un mauvais garçon. En tant que tel, un mauvais garçon qui aurait pu vivre une vie aisée et tranquille, sauf que non, sinon ce serait trop facile. Le voilà à écumer les ruelles sordides de Port-Lestampe en espérant survivre jusqu’au lendemain. Sauf que c’est un sang-béni, et il va intéresser les puissants. Il se retrouve en deux temps trois mouvements enrôlé dans une équipe d’Indépendants (des chasseurs de dragons) et grâce à ce groupe, nous allons voyager dans les confins de l’île. Mine de rien, ils vont se retrouver dans le désert, dans la jungle et ceci avec du rythme et un mystère qui s’épaissit. J’ai tout autant aimé Clay que les autres membres de la troupe. Le fait qu’ils soient autant apporte un rythme et des situations intéressantes, voire cocasses.
Enfin, il y a Hillmore. Un lieutenant que nous découvrons lorsqu’il prend son nouveau poste sur le navire de guerre le plus rapide d’Arradsie. Je l’ai assez vite apprécié car sa répartie face à l’hostilité de son supérieur ou des sous-entendus qu’on ne se prive pas de lui balancer à tout va m’a fait sourire et prouve qu’il sait prendre sa place. Cependant, c’est tout de même le personnage dont j’ai eu le plus de peine à me sentir proche. Son côté droit et respectueux, voire vertueux, apporte une distance que j’ai appris à creuser au fil des chapitres le concernant. Un petit regret concernant la fin du livre qui a un peu tendance à l’oublier. Bref, ce Hillmore va savoir se mettre en avant et j’ai adoré suivre ses pérégrinations en pleine mer. Il différe beaucoup de Lizanne et Clay, sans oublier que contrairement aux deux autres, nous le suivons presque exclusivement sur son navire, en mer.  Et la toute fin apporte une situation qui donne très envie de découvrir la suite!

Que vous dire d’autre? La fin m’a un peu laissée sur ma faim, avec quelques facilités qui m’ont un peu fait grincer des dents. En même temps, le suspense et l’action étaient tels qu’il aurait été difficile de clore ce premier tome de manière satisfaisante, du moins me concernant. Car le rythme est excellent, surtout lorsque, après avoir mis tous les pions en place, les divers protagonistes de ce premier tome entrent véritablement en action. Et là, je me suis régalée.

Lancez-vous, et venez me redire ce que vous en avez pensé! Merci à Didi10 de l’avoir lu avec moi 🙂

Ellwood Nuala – Ceux qui te mentent

ceux qui te mentent

Mon avis:

Kate est reporter de guerre et souffre de stress post-traumatique. À cause, entre autres, d’un enfant qu’elle n’a pas pu sauver à Alep.
Quand elle rentre à Herne Bay pour les obsèques de sa mère, Kate se souvient de cet endroit où tout allait bien jusqu’à la mort de David, son petit frère. Un accident, dira-t-on. Ensuite plus rien n’a jamais été pareil. Leur père est devenu violent. Leur mère a perdu la raison. Puis sa sœur, Sally, a sombré elle aussi, malgré l’aide de son mari, Paul.
Dès son retour dans la maison de sa mère, Kate se sent oppressée et abuse des somnifères. Elle entend un petit garçon crier la nuit chez les voisins et ne sait plus ce qui est réel ou le fruit de son imagination torturée. Alors elle prévient Paul et Sally qui ne la croient pas, la police non plus, il n’y a pas d’enfant chez la voisine qui vit seule. Pourtant elle l’a vu. Dans le jardin d’à côté. Elle sait qu’il existe…

Mon avis:

Merci à Netgalley et Michel Lafon de m’avoir permis de découvrir ce livre!

J’ai pris la mauvaise habitude de ne lire que des thrillers d’auteurs bien précis, un peu toujours les mêmes. Du coup, ca faisait du bien de lire un thriller d’une auteure inconnue et sur une impulsion!

Ce thriller possède une intrigue que j’ai trouvé en soi assez classique, mais qui également  a su me retourner à un moment où je ne l’attendais plus. Je m’explique:

C’est le genre d’histoire où on fait connaissance des personnages principaux, on suit leur vie mais… on se demande où tout ca va nous mener, un pas après l’autre.

Au début de ce roman donc, on rencontre Kate, une reporter de guerre. La pauvre a déjà eu une enfance traumatisante, avec le décès d’un frère, un père violent et une soeur qui a sombré dans ses problèmes. Mais en plus, elle passe beaucoup de temps sur le terrain, en Syrie notamment, où un épisode va la marquer tout particulièrement.

C’est une femme meurtrie, éprouvée physiquement et émotionnellement qui revient dans la maison de sa maman récemment décédée pour mettre des papiers en ordre. Sauf que Kate souffre de stress post-traumatique et que tout, tout va se mettre en place pour lui faire perdre pieds. Comme ce petit garçon qu’elle voit et entend chez ses voisins… sauf que sa voisine n’en a pas…

Les chapitres alternent entre le présent, avec une Kate qui doit rendre des comptes et déballer toute sa vie. Tous ses secrets. Cela nous permettra notamment de découvrir ce qui lui est arrivé en Syrie, et juste avant… La pauvre n’a vraiment pas été épargnée!
On découvre aussi ce qu’il s’est passé à l’arrivée de Kate dans sa ville natale, une semaine auparavant. Une Kate au bout du rouleau, que son beau-frère ramène dans la maison de son enfance et qui ne va cesser de l’entourer et de l’encourager dans l’espoir qu’elle se rapproche de sa soeur et qu’elles aillent toutes deux mieux.

Mais l’histoire va un peu plus loin. On parle de la guerre, du voyeurisme. Du désastre humanitaire, et que dire de l’actualité de ces jours!! Ce livre n’a pas été écrit le mois passé pourtant. Il parle aussi du stress post-traumatique, de la violence en période de guerre, comme à l’échelle d’une famille. Il parle des relations familiales, des liens entre soeurs, de la force qu’il faut pour s’en sortir. Il parle de l’alcoolisme, des médicaments, de la douleur, des problèmes de communication. De l’amour aussi!

Tous ces thèmes sont extrêmement bien traités. Il n’y a pas de critique, pas de jugement. Au contraire, j’ai trouvé qu’il y avait une certaine justesse dans leur approche. Et pourtant, j’ai quand même eu un peu de peine. Au bout d’un moment, le livre n’est pas non plus si long que cela, et les thèmes abordés sont très nombreux et surtout, très sensibles. Il y a eu ce moment où je ne voyais que des problèmes partout. Tout était sombre, déprimant. J’entends par-là que j’ai eu le ressenti que l’auteure avait voulu mettre trop de choses dans son roman. J’ai un peu étouffé sous les problèmes de Kate, rendus d’autant plus troubles que sa consommation d’alcool et de médications la rendait de plus en plus incohérente.

Cependant, au moment où je me disais que je perdais l’entrain dans ma lecture, voilà que la narration change. Nous ne suivons plus l’intrigue du point de vue de Kate, mais de sa soeur Sally. Sa soeur, dont je ne savais que penser et qui m’a touchée en quelques mots. Une Sally qui amène en quelques pages l’intrigue à son point culminant. En peu de temps, l’auteure a su me reprendre pour me replonger dans l’histoire et c’est avec du plaisir et dans un suspens certain que j’ai terminé ce roman.

Il y a eu des hauts et des bas, mais si l’auteure publie un nouveau livre, je le lirai avec curiosité. La découverte a été intéressante et je retiens tout particulièrement les sujets traités par Nuala Ellwood qui, s’ils étaient un peu trop denses, n’en étaient pas moins perturbants et actuels.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre d’Une Lettre pour un auteur.

Voici les chroniques des autres participants:

Merry: De la terre dans la bouche de Estelle Tharreau

Emilie: Breaking my heart de d’Alfreda Enwy

Sylvie:  Bob Dylan et le rôdeur de minuit de Michel Embareck

[Bilan lecture] Février 2018

le flibustier du froid

Commencé en janvier et terminé en février: 146 pages

dragon blood
Commencé en janvier

le roi des fauves
Une super lecture! J’ai eu envie de faire une lecture  »Imaginales » et c’est donc Le Roi des Fauves, que j’avais acheté et fait dédicacé en 2016, que j’ai décidé de sortir de ma PAL poussiéreuse!

 

Deux livres reçus via NetGalley et que j’ai lu pendant quelques jours de vacances

même pas mort

Commencé tout fin février


 

En somme un excellent mois! Ca me réussit de ne plus travailler 😛

 J’ai fini 5 livres! Lu 1685 pages. C’est super, ça fait un bien fou!

J’espère faire d’aussi belles lectures en ce mois de mars!

 

A la recherche du petit ami insaisissable – Nick Alexander – éditions Montlake

petit ami

Résumé:

CC a trente-neuf ans et tout semble lui réussir : elle occupe un poste à responsabilités dans une agence de publicité, vit dans un superbe appartement et a une bande d’amis homos fêtards avec qui sortir tous les week-ends.

Pourtant, un peu comme le Titanic, CC se sent sombrer inexorablement. En réalité, sa vie ne lui convient pas et elle préférerait aller cultiver des navets à la campagne plutôt que de passer sa journée à convaincre les gens d’acheter un jean révolutionnaire à double braguette. Elle rêve de rester blottie chez elle, dans les bras de son (insaisissable) petit ami, plutôt que de jouer à la reine de la nuit dans les bars branchés de Londres.

Mais rencontrer un homme célibataire et sans vice caché revient à chercher une aiguille dans une botte de foin. CC ne cesse donc de repousser son projet de changement de vie de crainte de se retrouver encore plus seule. Affronter ses démons lui permettra-t-il de rencontrer enfin l’insaisissable petit ami de ses rêves… ou est-il déjà trop tard 

Mon avis:

Un grand merci à NetGalley et Montlake éditions pour la lecture de ce livre. J’ai pu le lire quasiment d’une traite, et c’était vraiment un moment très agréable.

Le titre et le résumé promettaient une romance assez classique au final. Une femme célibataire n’arrivant pas à trouver l’homme de ses rêves et désespérant de le rencontrer avant…. eh bien c’est que le temps file, et CC a 39 ans… Pour autant, il y avait tout de même passé 500 pages et je me suis tout de même dit que ça risquait de faire un peu long…

Et pas du tout. Pourquoi? Parce qu’on ne passe de loin pas la majeure partie du livre à courir après un homme. Oui, CC cherche l’homme idéal, mais elle ne s’arrête pas de vivre pour autant, et il lui en arrive des choses!

CC, c’est la femme qui dirige sa vie d’une main de maître. Elle a un boulot qui la passionne et pour lequel elle est douée. Elle a des amis, un chat! Elle est jolie, mûre, sympathique. Bref tout pour plaire. Sauf que voilà, je parlais de ses amis…  et bien ses amis sont tous homo. Il y a bien son amie Sarah-Jane, mais en dehors d’elle, il y a Mark, Darren, Jude… toute l’équipe  »Créa » qui bosse à l’étage au-dessus d’elle, sans parler de voisins dans la vie privée. Quand CC sort, c’est pour aller en soirée avec des homosexuels. Jusque là, pas de problème, mais ce n’est pas franchement la meilleure chose à faire quand on cherche un homme hétéro, elle est la première à le souligner.

De plus, CC n’a pas eu d’expérience de couple très joyeuse…. donc entre ses sorties  »homo », son passé et son travail… ce n’est pas l’idéal pour trouver la perle rare.

Ne vous attendez donc pas à trouver l’AI  »ami insaisissable » au bout de 10 pages, pour les voir ensuite se tourner autour pendant les 500 autres pages. Ca, ca a été la bonne surprise. Parce que pour le coup, je me demandais où il était, cet homme tant attendu!

Pendant tout le roman, on suit autant CC à son travail, avec ses amis, sa mère, et ses sorties plus qu’hasardeuses avec des hommes tout autant hasardeux et ce, sur plusieurs mois. Et ce n’est pas quelque chose que je retrouve souvent en romance.

Au final, ce qui m’a un peu pris de court, c’est la part que prend la thématique  »homosexuel » dans le livre alors que ce ne sont que les personnages secondaires qui le sont. En soi, cela ne me pose aucun souci. Je dirais simplement que je ne m’y attendais pas. En fouillant un peu, j’ai donc découvert que l’auteur lui-même était gay. Ceci explique cela 😉

En résumé, j’ai passé un très bon moment. J’ai adoré CC, j’ai souvent ri, les personnages secondaires sont très attachants. De manière générale, c’est une histoire qui se lit facilement, avec plaisir et qui apporte un très bon moment de détente. Je lirai volontiers d’autres livres de l’auteur si l’occasion se représente une fois.

 

 

 

[Marathon] Week-end à 1000

week-end à 1000

C’est historique, ce week-end, nous n’avons rien de prévu à part… les enfants bon bon (et un petit carnaval samedi après-midi), moi je ne bosse plus (yipii) et mon homme est en vacances (re-yipiii). Donc donc! Je participe! Les 1000 sont un lointain objectif que mes loulous m’empêcheront d’atteindre je pense, mais je vais m’en rapprocher au max 😉

Je continuerais ma lecture en cours:

le roi des fauves
Il me reste pile 200 pages à lire. Il se lit très vite et facilement, ca devrait le faire!

Ensuite si ma copinaute de LC me rejoint, je continuerais à lire:

dragon blood
Ce sera au max une cinquantaine de pages je pense. On lit toujours trois chapitres et on s’attend.

Ensuite… une lecture mystère qui fait 366 pages. Un thriller psychologique écrit par une Anglaise. Voilà voilà 😉

Avec tout ca, j’en suis à 616 pages (200+50+366). Si j’arrive à atteindre ce score, je serai plus que ravie et me lancerais probablement dans une tite romance pour finir le week-end en douceur.

Bon marathon!


Bilan:

Vendredi 20:45 : Je commence le challenge! 110 pages plus loin et 22:15 je m’arrête. Mes yeux se ferment malgré une excellente lecture!

Samedi 21h.30 j’ai pu lire quelques pages dans le bain cette après-midi et après que les petits aient été envoyé au pays des rêves, j’ai pu le terminer! J’ai vraiment beaucoup aimé. Et j’ai une révélation: c’est foireux le week-end-à-1000. On lit on lit.. mais faut chroniquer ensuite XD

Donc ca me fait pile 200 pages pour l’instant 🙂

Dimanche soir: j’ai lu un tout petit peu seulement. Comme ca sur le natel, j’ai lu 28 pages de ma lecture mystère et 13 pages (soit un chapitre) de Dragon Blood (il est tellement bien ce livre!). Bref, j’étais crevée et je me suis assez vite endormie ^^’

 

Total: 241 pages! 

Peut mieux faire, mais franchement, je suis déjà assez contente. Avec mes deux lutins, ce n’est pas évident!

Rendez-vous fin mars pour la semaine à lire 😉