Sur les traces de Belzébuth – Aurélie Genêt – Nats éditions – #PLIB2020

Belzebuth-Cover-MockUp

Résumé:

Fin du XIVe siècle. Le chevalier Richard et ses compagnons parcourent les routes du royaume de France dans le but d’aller combattre les Anglais. De joutes en amours, de villes en campagnes, ils arrivent en Auvergne et découvrent un étrange château sur lequel plane une vieille malédiction.
De nos jours, la famille Mariey au grand complet, le chat Belzébuth compris, part en vacances en suivant, sans le savoir, le chemin du chevalier. En poursuivant leur félin fugueur, parents et enfants se retrouvent piégés dans un monde figé dans le temps…
Le salut de chacun se cache-t-il dans un mystérieux livre, écrit jadis par le chevalier Richard ?

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Mon avis:

Je remercie tout d’abord Nats éditions pour l’envoi de cet ebook. J’avais été très intriguée par la couverture et le résumé très accrocheur.

Je suis passée par plusieurs émotions avec ce livre. Tout d’abord, le premier chapitre avec Richard âgé m’a fait me demander où est-ce que je mettais les pieds, tant sa ferveur religieuse était grande. Et puis non, ma crainte n’était pas fondée. J’ai ensuite découvert un Roland jeune. Et si je n’ai pas toujours réussi à le trouver sympathique, j’ai trouvé son personnage très bien construit et réaliste. C’est le fils bâtard d’un homme important qui va pourtant lui permettre de devenir chevalier. Et c’est donc fraîchement sacré que Richard va partir sur les routes.

De l’autre côté, nous suivons une famille assez typique. Classe moyenne, mère au foyer, un mari, deux enfants, des années qui ont instauré une routine pas forcément appréciée… Ils ne me donnaient pas envie, j’avoue, autant la mère qui est dans son monde que le père très passif. Et pour autant, tout comme Richard, je me suis assez vite doutée que ça changerait.

Et effectivement, j’ai commencé à devenir franchement intéressée lorsque la destination de l’Auvergne est apparue, d’un côté comme de l’autre. J’aime énormément cette région, le plus drôle étant que je venais de décider d’y aller l’été prochain 😉 Bref, revenons à notre histoire. Plus l’histoire allait, plus j’étais prise dans le récit, avec des chapitres alternant  les deux époques. J’étais impatiente de découvrir le fameux événement conté par Richard, ainsi que le moment où les deux personnages allaient se retrouver.

Et quelle surprise de… ne pas avoir de suite le fin mot de l’histoire pour Richard. De manière momentanée tout du moins. Et finalement, la révélation!

Là, j’ai eu mon 2ème coup de mou, après le tout début un peu délicat. Je ne m’attendais pas à ça… je voyais que j’étais à la moitié du récit et devinais du coup la suite de l’histoire. J’ai un peu perdu de motivation, mais qu’à cela ne tienne, j’ai continué et j’ai bien fait. Car oui, si dans un sens, j’avais relativement bien deviné le fil rouge, j’ai trouvé que la construction de l’intrigue de la 2ème partie était vraiment bonne. Etape par étape, autant dans la psychologie des personnages que dans les actions mêmes, sans oublier le contexte même qui est terriblement bien fait. Vraiment, j’ai été surprise en bien. J’ai donc pu me laisser aller et prendre plaisir à ma lecture.

Revenons à ce contexte qui traite de la religion. L’autrice a une approche que j’ai trouvé intéressante et pertinente. Elle a été très libre, pouvant plier le cours de l’Histoire comme elle le désirait et c’en est d’autant plus intéressant. Franchement, je me suis régalée!!

J’aimerais encore dire un mot sur les personnages qui sont nombreux et pour la plupart, assez nuancés. Ils sont attachants, réalistes encore une fois, et m’ont permis d’entrer dans un autre monde avec beaucoup de plaisir. Je pense à la famille Mariey, que j’ai fini par beaucoup apprécié, à Faucon, tous les enfants, à Gilles! Et d’autres encore.

Mon confort n’a pas été le même durant ma lecture, mais j’en sors finalement avec du plaisir et une envie de visiter et des châteaux, et l’Auvergne. Merci encore une fois à Nats éditions.

P.S. Belzébuth, il est vraiment top. Pensée à tous les chats noirs, vous êtes diaboliques, mais on vous aime quand même! Les scènes avec ce chat sont savoureuses…

 

#PLIB2020

#ISBN9783958581906

Les attracteurs de Rose Street – Lucius Shepard

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Résumé:

Londres, fin du XIXe siècle. Une métropole enfumée, étouffant sous le smog et les remugles de l’industrialisation en pleine explosion… Samuel Prothero est aliéniste. L’un des meilleurs de sa profession. Membre du sélect Club des Inventeurs, jeune homme respecté, son avenir est tout tracé dans cette société victorienne corsetée. Jusqu’à ce que Jeffrey Richmond, inventeur de génie mais personnage sulfureux, sollicite son expertise sur le plus étrange des cas. Troublante mission, en vérité, pour laquelle le jeune Prothero devra se résoudre à embrasser tout entier l’autre côté du miroir, les bas-fonds de la ville-monde impériale et ceux, bien plus effrayants encore, de l’âme humaine…

 

Mon avis:

Un immense merci à Hilde de m’avoir envoyé et fait découvrir ce petit roman! C’était une excellente surprise, j’ai passé un très bon moment!

Je ne savais absolument pas à quoi m’attendre avec ce roman. Je ne connaissais pas l’auteur, n’avais jamais entendu parler du livre et le résumé n’en dit pas plus que tant. C’est donc avec l’esprit ouvert et aucune attente que j’ai commencé ma lecture.

J’ai tout de suite apprécié la plume de l’auteur, travaillée, fluide, agréable. J’ai eu beaucoup de plaisir à me laisser porter par les mots. Ensuite, j’ai assez vite apprécié cette ambiance brumeuse, pleine de suie dans laquelle évolue Samuel, un jeune aliéniste venant de s’intégrer dans le club des Inventeurs, un club très sélect… où se côtoient l’hypocrisie et l’argent. Samuel, comme tous les autres, se défie de Richmond, un homme étrange vivant dans les bas-fonds de la ville. Alors lorsque Samuel va se retrouver à vivre chez ce dernier afin de mener une enquête des plus étranges, il va découvrir… comme un autre monde. Celui des inventions et des fantômes.

J’ai beaucoup aimé la manière qu’a eu Lucius Shepard de traiter le sujet des fantômes. Cette plume, cette ambiance dans la maison, Richmond lui-même qui paraît à la fois si savant et si fou… peut-être l’est-il en fait! Sans oublier les deux  »servantes », et le passé de la maison, si lourd de secrets… de secrets inavouables.  Une sorte de huis-clos fantastique, où se mêlent l’étrangeté et la science.

J’étais complètement plongée dans le récit. Une histoire courte, environ 130 pages, qui reste dense et bien dosée. J’avais l’impression d’avoir passé un long moment avec cet univers alors que non en réalité. C’est dire mon bien être durant ma lecture.

Cependant, je suis peut-être passée à côté, mais je n’ai finalement pas bien compris pourquoi Richmond s’était adressé à Samuel pour résoudre son enquête, ni même ce que ce dernier avait véritablement réussi à faire avancer. C’est un peu dommage en soi mais comme tout le reste m’a captivée, je ne lui en tiens pas trop rigueur.

C’est donc une très bonne découverte. Un livre parfait à lire en cette période halloweenesque, un auteur que je suis ravie d’avoir découvert et une plume que j’aimerais bien retrouver sur mon chemin!

Comment le dire à la nuit – Vincent Tassy – #PLIB2019

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Résumé:

La dame en noir vivait seule dans son château. Elle ne pouvait pas mourir. De tout ce temps qu’elle avait, elle ne faisait rien. Et puis un jour, elle trouva sur son chemin le garçon aux cheveux blancs.

Elle l’enleva.

Elle voulait vivre une histoire. Une histoire d’amour et de nuit qui traverserait les siècles.

Mon avis:

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Ce livre est sorti de nul part pour moi. Beaucoup l’avaient lu et avaient adoré. Et puis, j’ai lu la chronique d‘UN DEJEUNER SOUS LA PLUIE ainsi que son interview de l’auteur. J’ai d’abord aimé ce qu’il se dégageait de son avis. Et puis ensuite, l’écriture de l’auteur et ce qu’il racontait. Je me suis donc lancée dans le livre avec confiance, mais en me demandant quand même dans quoi je me lançais.

Au début, je n’ai rien compris. On passe d’un personnage à l’autre, d’une époque à l’autre. Les personnages sont tous atypiques, insaisissables souvent. A priori, il n’y a aucun lien entre eux. Mais ce n’est pas grave, Vincent Tassy sait où il va et je le sentais. Je me suis donc laissée portée, les lignes filaient avec une poésie folle, magnifique et sans trop me rendre compte, j’étais dans l’intrigue, les liens se faisaient doucement. Et quand ce n’était pas le cas, je faisais des hypothèses, parfois juste, souvent à côté.

Je n’aurais jamais lu ce livre sans le PLIB. Et c’est dommage, car je serai passée à côté d’une pépite. Un livre que tout le monde ne peut aimer. Mais un livre avec une écriture absolument magnifique qui m’a emportée tout du long. Non pas une écriture lourde, fatigante. Plutôt de celles qui font défiler les mots sans effort en vous emmenant dans un autre univers. C’est beau et déroutant.

Les personnages, plus marginaux les uns que les autres sont terriblement attachants. Que ce soit au niveau de leur personnalité, leurs problèmes ou leur attirance sexuelle, il n’y a nul jugement. Vincent Tassy ne pose pas un regard qui invite au débat. Au contraire, chaque personnage est comme il est. Point. Et la facilité avec laquelle il amène ces éléments est un joli coup de plume.

Ce que je retiens de cette lecture, c’est une magie dans les mots qui a fait de ce livre un vrai coup de coeur. C’est une intrigue parfaitement maîtrisée et un don certain pour parler des gens avec une simplicité qui ne peut que toucher. Tout cela sur un fond fantastique qui m’a plu comme tout le reste. C’était beau, noir, plein d’amour et de haine, de passion et de vengeance. C’était humain et fantastique.

Une très très belle découverte que je vous conseille absolument.

#ISBN9782375680897

#PLIB2019

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La fille qui tressait les nuages – Céline Chevet – #PLIB2019

la fille qui tressait les nuages

Résumé:

Saitama-ken, Japon.

Entre les longs doigts blancs de Haru, les pelotes du temps s’enroulent comme des chats endormis. Elle tresse les nuages en forme de drame, d’amour passionnel, de secrets.

Sous le nébuleux spectacle, Julian pleure encore la sœur de Souichiro Sakai, son meilleur ami. Son esprit et son cœur encore amoureux nient cette mort mystérieuse. Influencée par son amie Haru, Julian part en quête des souvenirs que sa mémoire a occultés. Il est alors loin de se douter du terrible passé que cache la famille Sakai…

Fable surréaliste, la Fille qui tressait les nuages narre les destins entrecroisés d’un amour perdu, une famille maudite et les tragédies d’une adolescence toujours plus brève.

#ISBN9782375680797

#PLIB2019

 

Mon avis:

J’ai lu ce livre dans le cadre du PLIB2019, un prix littéraire sur le genre de l’imaginaire, un prix incontournable pour moi et pour lequel je suis jurée.

Ce livre me faisait un peu peur. Tous les échos qui me parvenaient allaient dans le même sens et ne me rassuraient pas vraiment. Je suis une vraie éponge émotionnelle lorsque je lis, et ce roman avait l’air de déborder d’émotions, et pas des plus joyeuses. Effectivement, cela n’a pas été une lecture très agréable pour moi. Pour autant, à sa manière, ce livre est une pépite et je trouve très intéressant qu’il puisse être dans les finalistes car un prix littéraire sert aussi à ça: mettre en avant des livres originaux, à part, et qui méritent amplement leur place dans cette jungle qu’est le monde éditorial.

Je vais commencer par ce que j’ai apprécié. Pour commencer, la plume. Elle est percutante, fluide, travaillée. Le style est parfait et d’une grande maîtrise. Un vrai plaisir que de lire une pareille écriture, d’autant qu’elle s’harmonise avec l’intrigue qui est surprenante. J’entends par là qu’au début, si des problèmes et le passé de Julian, le personnage principal, semblent assez conséquents, on ne peut pas vraiment deviner quelle tournure prendra le récit. Le mystère semble pourtant s’épaissir et plus on avance, plus on sent une menace sourde qui prend de l’ampleur jusqu’à un twist final tout simplement parfait. Vous savez, que ce soit dans un livre ou dans un film, bien souvent, on sent, même un peu, le retournement de situation qui va forcément arriver à la fin de l’histoire. Mais là, je dois dire que je trouvais l’histoire originelle déjà tellement horrible, que je ne m’attendais pas à un retournement de situation qui allait la rendre encore plus insoutenable. Et rien que pour ça, bravo! C’était nickel et comme je suis un brin perfectionniste, je n’ai pas manqué de vérifier si tout correspondait et j’ai été forcé de constater que c’était le cas.

Cette maîtrise de l’écriture et de l’intrigue est sublime.

Pour autant, je pense que ce livre n’était pas pour moi et que je suis un peu passée à côté.

Tout d’abord, ces notes de fantastiques très légères me perturbaient. Je ne me suis pas inquiétée car bien souvent, ce sont des choses qui finissent pas s’expliquer d’elles-mêmes or, cela n’a pas été le cas ici et je n’ai donc pas réussi à me positionner correctement dans ma lecture par rapport à ça. De plus, cette noirceur, cette violence et toute la haine qui filtrent à travers ce livre m’ont vraiment fait me sentir mal. Je n’étais pas bien en lisant. Alors on peut aussi se dire qu’il n’y a qu’un livre vraiment bien fait qui peut vous transmettre autant d’émotion. Et oui, comme je l’ai déjà dit, ce livre est brillant à ce niveau. Mais voilà, moi dans ma vie je suis assez confrontée à des épisodes pas joyeux sans vouloir, lorsque je lis (ce qui est ma plus grande passion), me retrouver à autant de sentiments négatifs. Alors j’ai déjà lu et lirai encore des livres bien noirs où la violence est présente, je n’ai pas été tant que ça choquée par les scènes (bon un peu pour les chats quand même, j’adore les chats voilà voilà) mais l’ambiance de ce livre était  »trop » pour moi.

Je ne pense pas de ce fait, que je lirai d’autres livres de l’autrice. Ca ne m’a pas convenu. Pour autant, le don est là, j’ai aussi envie d’insister là-dessus.

Voilà donc la chronique qui ne raconte rien 😉 C’est comme ça qu’elle s’est imposée à moi alors je préfère laisser aller le naturel plutôt que de m’astreindre à une chronique classique. Ce livre n’est pas classique, c’est tout.

 

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Elévation – Stephen King

Elevation

Résumé:

À Castle Rock, Scott Carey est affecté par un mal étrange. Il perd rapidement du poids tout en conservant extérieurement la même masse corporelle. Avec l’aide du docteur Bob Ellis, il tente de comprendre cet inquiétant phénomène. Parallèlement à cela, Carey a un litige avec ses voisines concernant le chien de celles-ci. Si l’une de ces voisines, Missy, est très amicale, l’autre, Deirdre, est glaciale. Toutes deux essaient de lancer un restaurant mais le fait qu’elles soient ouvertement mariées provoque l’hostilité d’une bonne partie des habitants de la ville. Apprenant leur problème et confronté au sien, Carey décide de les aider à vaincre les préjugés de la population locale.

 

Mon avis:

Je remercie les éditions Livre de poche et NetGalley pour la lecture de ce tout petit livre.

Ce King est différent de ceux que j’ai pu lire jusqu’à présent. Il est très intéressant. Pour commencer, il ne contient pas de fantastique en dehors de cette perte de poids invisible. Et l’intrigue est somme toute assez douce même si les thématiques traitées le sont un peu moins.

On parle d’homosexualité, où comment les gens peuvent en repousser d’autres au nom de la différence et du jugement. C’est traité avec beaucoup de justesse et Casey est très attendrissant car lui-même, s’il ne les jugeait pas mal, ne faisait pour autant rien pour leur venir en aide avant que sa.. maladie ne se déclare. Une maladie qui lui fera voir les choses différemment.

Cette maladie donc… Casey remarque perdre du poids, sans que sa masse corporelle en soit impactée. Visuellement, il a la même apparence avec 100 kg qu’avec 60. Tout le monde sait que c’est impossible. Refusant d’aller consulter de grands médecins et de finir en cobaye au nom de la science, Casey se confie à un ami médecin à la retraite. Un remède? Inconnu? Jusqu’où va aller cette perte de poids? Que se passerait-il à zéro??

Malgré le petit nombre de pages, King a réussi le tour de main de me faire aimer tous les personnages. Je me suis sentie bien dans ce récit, même si tout n’est pas rose, même si la fin est déroutante. Casey est tellement  »zen » qu’il est difficile d’être torturé en lisant cette histoire.

Le plus intriguant, c’est que King ne cherche pas vraiment à expliquer ce mystère. Oui, une allusion est glissée sur 4-5 lignes à un moment. Mais en fait, ce n’est pas le plus important. Ce qui compte, c’est les changements qui s’opèrent en Casey, ce sont les changements qu’il opère ensuite autour de lui. Ce sont les gens.  Et c’est terriblement bien écrit. Terriblement actuel.

J’ai vraiment beaucoup aimé cette nouvelle. Je la conseille absolument!

 

Journal d’un marchand de rêves – Anthelme Hauchecorne

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Résumé:

J’ai séjourné en hôpital psychiatrique. Pas de quoi fouetter un chat sauf lorsque, comme moi, vous êtes fils de stars. Par crainte du scandale, mes parents m’ont expédié loin d’Hollywood, dans la vieille Europe. Les meilleurs spécialistes m’ont déclaré guéri. En vérité, la thérapie a échoué. Les songes ont repris, plus dangereux que jamais. Malgré moi, je me trouve mêlé aux intrigues de puissants Rêveurs. Des gens charmants et bien décidés à m’éliminer, mais avec élégance. M’entêter serait totalement déraisonnable. Pourtant, deux plaies à vif m empêchent de tourner la page… La première est une fille. La seconde, une soif de vengeance. Je m’appelle Walter Krowley. Vous tenez mon journal intime. Prenez-en soin. Ce livre pourrait devenir mon testament…

 

Mon avis:

Après avoir vu régulièrement passer ce livre sur les réseaux sociaux, j’ai profité de la masse critique de Babelio pour l’obtenir. Je les remercie, ainsi que French Pulp éditions pour l’envoi de ce livre.

Je suis un peu à court de mots pour décrire mon ressenti. J’ai dû laisser quelques jours depuis que je l’ai terminé pour écrire ma chronique car c’était très confus dans ma tête.

Ce que je peux dire en deux mots c’est que je n’ai pas réussi à entrer dans l’histoire, pour autant, je sais que j’avais un excellent livre dans les mains. Une petite pépite, un peu à part et qui n’est pas forcément facile à aborder.

Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est la richesse que possède l’univers proposé par Anthelme Hauchecorne. C’est dense et originale! C’est glauque et dérangeant. C’est un monde plein de richesses avec la mort qui vous attend au coin de la rue.
Il faut aimer, ce genre d’univers. Pour ma part, je suis dans une période où le décalé me plaît de plus en plus, qu’il soit sombre ou joyeux. Et ici, sans aucun doute, on est dans du sombre.

J’ai apprécié également la plume, qui est sublime et que dire de l’intrigue! J’aime assez qu’on ne sache pas bien où l’on va. On doit faire confiance à l’auteur et se laisser un peu aller dans ce monde complètement à part où rien ne se passe comme on s’y attend. En même temps, c’est le monde des rêves, vous me direz. Alors forcément, tout est possible et ça, c’est quelque chose que j’aime trouver dans un roman.

Pour autant… je ne sais pas, je n’ai pas réussi à bien entrer dans l’histoire. Au début de beaucoup de livres, surtout dans le genre SFFF, j’ai l’habitude de ne pas tout saisir et de devoir attendre, au fil des pages, que je m’imprègne de l’univers. Ici, je ne me suis donc pas du tout inquiétée de me sentir perdue. Ca viendra, me disais-je. Et en fait, cela n’a pas été le cas. J’ai donc tout le long évolué dans un monde qui m’échappait. De plus, j’ai eu une peine folle avec Walter, le personnage principal. Contre toute attente, c’est Banshee ou alors Trevor, qui m’ont plu. Mais ce pauvre Walter, qui pourtant évolue énormément durant ces 500 pages, ne m’a pas convaincue. Presque à chaque décision, j’aurais fait différemment, je ne comprenais pas toujours ses actes et comme la narration est à la première personne, forcément, ca a été un peu compliqué pour moi. De plus, j’avais la sensation de passer d’un plateau à un autre. Walter restait un certain temps au même endroit, avec certains personnages et d’un coup, cela changeait et il se retrouvait ailleurs, avec d’autres personnes. C’était un peu trop haché pour moi surtout que ces scènes étaient chaque fois très différentes.

Je suis déçue d’être passée à côté de ce livre. Je pensais vraiment qu’il me plairait mais soit ce livre n’était pas pour moi, soit je l’ai lu à un mauvais moment. Je suis tout de même curieuse de retenter une lecture de cet auteur, car sa plume et son imagination m’ont vraiment plu. A voir 😉

Le noir est ma couleur T1; Le pari – Olivier Gay

le noir est ma couleur

Résumé:

Normalement, Alexandre le bad boy du lycée n’aurait jamais prêté attention à Manon l’intello du premier rang. Pourtant, à la suite d’un pari, il a décidé de la séduire.

Normalement, Manon n’aurait jamais toléré qu’Alexandre vole à son secours. Pourtant dans l’obscurité d’une ruelle, sa présence s’est révélée décisive.

Alexandre doit se rendre à l’évidence. Rien n’est normal dans cette histoire.

Manon acceptera-t-elle qu’il entre par effraction dans son univers ?

Deux destins liés malgré les apparences…

Mon avis:

Merci à NetGalley et aux éditions Rageot pour la lecture de ce livre.

J’apprécie beaucoup l’auteur que j’ai découvert à travers le polar et les salons. Mais je ne l’avais encore jamais lu en fantasy, ce qui est tout à fait dommage.

Car j’ai tout de suite adoré cette lecture. J’ai retrouvé l’humour d’Olivier Gay et c’est toujours un peu comme rentrer à la maison. Une maison décalée mais enfin 😉

On alterne les chapitres du point de vue de Manon, 15 ans, et d’Alexandre, 16 ans. Ils sont dans la même classe au lycée, et c’est à peu près tout ce qu’ils ont en commun.

Alexandre a une vie familiale inexistante, fait de la boxe, est un cancre et un bagarreur, c’est un crâneur et un tombeur. Bref, il croit faire rêver.

En face, il y a Manon. Manon, première de classe, studieuse +++, des parents aimants, un frère aîné fantomatique, une petite sœur agaçante et… des pouvoirs magiques. Son petit secret est qu’elle fait partie d’une famille de mage.

A première vue, cela ne pose pas de problème. Manon reste discrète, au 1er rang tandis qu’Alexandre ne bouge du fond de la classe que pour créer des problèmes. Mais voilà… vous l’attendiez le  »mais » n’est-ce-pas?

Voilà qu’Alexandre se trouve obligé de faire une interro à l’avant de la classe. Il n’en fallait pas plus pour créer des étincelles. Alexandre veut se venger, Manon ne veut rien avoir affaire avec lui. Alors si vous ajoutez à cela une Ombre qui hante Paris, vous êtes sûr d’obtenir un certain nombre de problèmes.

J’ai adoré le personnage d’Alexandre, qui rempli à la perfection son rôle de mauvais garçon, à ceci près qu’au fond de lui, il y a un petit quelque chose qui ne demande qu’à émerger. Il faut le dire, il est insupportable du début à la fin, mais au début de ce 1er tome il est… vraiment affreux. Le type dégoulinant d’estime de soi, intouchable, beau, tout en muscle toussa toussa. Et qui a tellement l’habitude de n’avoir qu’à regarder une fille pour la voir tomber d’admiration devant lui. Sauf que… Manon, dire qu’elle n’en a rien à cirer est un euphémisme. Et ca, il ne peut pas le supporter. Il passera d’ailleurs tout le roman à se dire que sans cette interro de math qui a mené à son pari ridicule, il n’aurait pas eu tous ces problèmes. Pauvre Alexandre 😉 (je blague je blague, mais je l’aime bien ce pauvre gars 😉 )

Manon est enfermée dans son rôle d’étudiante de lycée, et d’apprentie-mage. Forcément, cela laisse peu de place aux loisirs, et encore moins aux garçons. A première vue, tout semble aller pour le mieux. Oui bien sûr qu’elle se dispute avec ses frères et soeurs, sauf que trois adolescents qui vivent sous le même toit peuvent difficilement faire mieux. Elle a aussi des parents protecteurs et aimants… Mais voilà (on l’attendait aussi), tout n’est pas aussi lisse que cela, la fin du 1er tome le mettra bien assez en évidence.

Manon va prouver tout au long du tome qu’elle a les nerfs bien en place. Et il lui en faudra pour affronter les Ombres, les révélations et cet Alexandre qui semble plus que décidé à lui coller aux basques. Ca bouge bien, on alterne entre les scènes d’action et les dialogues particulièrement savoureux. Je l’ai dévoré d’une traite!
La seule chose que je peux peut-être reprocher à ce tome, c’est pour moi un manque de logique lorsque tout le monde s’acharne sur Manon, qui va néanmoins continuer coûte que coûte d’aller au lycée. J’ai trouvé un peu gros. Enfin, c’est la seule chose qui m’a fait tiqué et ce n’est vraiment pas grand chose, étant donné que cela n’a pas empêché le coup de coeur 😉

Le point positif, c’est que je vais aux Imaginales dans 2 semaines 😀 Yipiiii c’est qui qui va pouvoir acheter le livre et le dédicacer. Bibi! Et acheter la suite? Bibi aussi 😉

 

 

 

Jack O’Lantern T1; Cauchemars – Sophie Fischer

 

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Résumé: 

À seize ans, Niamh O’Bannon est persuadée d’être folle. Quand sa psychiatre l’envoie rencontrer un certain Mr Mardling pour un travail, la jeune fille croit n’avoir aucune chance de décrocher le poste… mais elle découvre, non sans stupeur, qu’elle a toutes les qualités requises pour celui-ci. Car non, elle n’a pas d’hallucinations. Les fantômes qu’elle voit sont bien réels !

Embarquée dans une enquête pour apaiser un esprit frappeur, la voilà forcée de collaborer avec le pire d’entre eux : Jack O’Lantern lui-même !

Mon avis:

Un grand merci aux éditions Voy'[el] et à Livraddict pour ce partenariat. J’ai pris énormément de plaisir à cette lecture qui m’a surprise, car je ne m’attendais pas du tout à ça.

Je pensais que l’histoire serait davantage  »jeunesse ». De fait, c’est une vrai lecture pour adolescent que j’ai découvert. Niamh a 16 ans et… 6 ans de thérapie derrière elle. Il semblerait… qu’elle voit des fantômes. Or, tout le monde le sait, c’est impossible. Donc la demoiselle est classée  »folle » et baladée de traitements en internements et inversement. Cependant, un jour, son psychiatre n’est pas là. Et sa remplaçante va avoir la bonne idée de l’envoyer demander du travail à un homme très mystérieux, vivant à 30 mn hors de la ville dans un manoir.

Ce Monsieur Mardling va ouvrir les yeux de Niamh sur un nouveau monde. Ou tout de moins, sur une nouvelle facette de cette dernière. Car lui aussi voit les fantômes. Il est médium, et accompagné par son excentrique secrétaire Ian (il a quand même les cheveux bleus) et de son terrible esprit maléfique Jack, il aide les âmes torturées à partir en paix.

Mr Mardling est une sacrée énigme, mais que dire de Jack. Un pervers, un sauveur, un être i-n-s-u-p-p-o-r-t-a-b-l-e et drôle à la fois. Une tête à claque, au moins les rares fois où il se matérialise. Un fan d’Abba aussi. Cherchez l’erreur! Bref, Niamh, si elle est soulagée (le mot est faible) d’apprendre qu’elle a toute sa tête, elle aura tout de même fort à faire pour gérer un patron séduisant et torturé, un nouvel ami déluré et solitaire, et… Jack et son monde d’Halloween.

L’intrigue est assez sympathique, même si elle n’est pas non plus complexe. J’ai pris plaisir à la suivre, d’autant plus que les digressions étaient fort à propos et très intéressantes.

Durant ce tome, on fait donc principalement connaissance avec les personnages, qui sont loin d’avoir donné les réponses à toutes les questions qu’on se pose sur eux, mais aussi avec la nouvelle vie de Niamh: son travail d’assistante de médiums.

Ce livre a été une vraie bonne surprise! J’ai passé un excellent moment et me réjouis de découvrir la suite!