Dragon Blood T1; Le sang du dragon – Anthony Ryan

dragon blood

Résumé:

À travers les vastes territoires contrôlés par le Syndicat du Négoce d’Archefer, rien n’est plus prisé que le sang des dracs. Ponctionné à même leurs veines, il est distillé en élixirs capables d’accorder d’incommensurables pouvoirs aux rares hommes et femmes connus sous le nom de Sang-bénis.

Mais une menace croissante pèse sur le Syndicat : les lignées de dracs s’affaiblissent peu à peu. S’ils viennent à s’éteindre, la guerre qui couve avec l’Empire corvantin voisin ne manquera pas d’éclater. Le dernier espoir du Syndicat réside dans la découverte d’une rare variété de drac, bien plus puissante que toutes les autres.

Claydon Torcreek, voleur de bas étage et Sang-béni clandestin, est enrôlé de force par le Protectorat et envoyé dans les entrailles du continent primitif d’Arradsie, sur la piste de cette créature légendaire. Lizanne Lethridge, vénéneuse espionne, doit quant à elle braver tous les dangers afin de mener à bien sa mission en territoire ennemi. Enfin, Corrick Hilemore, sous-lieutenant à bord d’un croiseur d’Archefer, se lance à la poursuite de dangereux pirates, sans se douter du péril qui le guette aux confins du monde.

Emportés par la valse des destins et des empires, du connu et de l’inconnu, tous trois devront lutter de toutes leurs forces pour inverser le cours de la guerre qui se profile… ou bien périr dans son sillage.

 

Mon avis: 

J’ai lu ce livre en lecture commune avec Didi10. J’avais adoré sa trilogie de Blood Song même si la fin m’avait un tout petit peu déçue. Mais c’est un détail, et chaque fois que je repense à cette trilogie, j’ai un bref accès de nostalgie: c’était vraiment bien!

A la sortie de son nouveau bijou, je n’ai donc pas pu résister à me le procurer. Et quel plaisir! Un authentique coup de coeur! Oui bien sûr, il y a des choses qui chicanent, mais quand il y a coup de coeur, il y a coup de coeur!

Il y a l’univers, fantasy mais…. époque industrielle! Non pas moyenâgeuse comme tellement de livres actuellement, mais bel et bien dans cette époque des progrès techniques, de cette frénésie du progrès pour le meilleur et pour le pire! Il y a cette course en avant pour aller toujours plus loin, le premier, s’enrichir, découvrir des inventions de génie. Si vous mélangez à cela des dragons, une histoire au passé trouble, un brin de magie et des personnages au top, vous obtenez un livre tout simplement excellent.

Car les dragons il y en a. Ils vivent en Arradsie, une île colonisée depuis seulement deux siècles et les dragons capturés sont traités comme du bétail, leur sang donnant un pouvoir phénoménale à certaines personnes nommées  »Sang-béni ». On comprend assez vite pourquoi.  Il y a quatre espèces de dragons et chaque sang a donc ses propriétés spécifiques: Les Azur, les Sables, les Geules et les Sinoples.

Au niveau des personnages, on suit trois personnes sur le même temps, chacun ayant son chapitre. Un système narratif déjà rencontré dès le 2ème tome de ‘‘Blood Song ».
Il y a Lizanne, une jeune espionne travaillant pour le Protectorat. Elle est surdouée et est envoyée à la recherche d’un objet qui pourrait servir à rechercher… autre chose. Ou comment formuler une phrase bien creuse 😉 Je l’apprécie énormément, car heureusement, l’auteur ne s’arrête pas au cliché du super-espion surpassant tous les vilains avec un flegme vaguement supérieur. Lizanne a été formée à ne ressentir aucune émotion devant les tâches à accomplir. Elle sait agir sans arrière pensée, rapidement et proprement. Mais voilà qu’elle fléchit une fois… deux fois… et la super espionne commence à agir de manière individuelle et non plus comme à l’être dénué de personnalité qu’elle était encore au début de ce livre. Sa progression est intéressante et j’attends la suite avec curiosité.
Nous avons encore Clay. Alors Clay, c’est déjà bien plus le cliché du mauvais garçon qui va se découvrir de grandes capacités à affronter le danger. Mais passons, il est vraiment sympathique ce Clay, je lui pardonne donc volontiers cela. Comme je l’ai dit juste avant, c’est un mauvais garçon. En tant que tel, un mauvais garçon qui aurait pu vivre une vie aisée et tranquille, sauf que non, sinon ce serait trop facile. Le voilà à écumer les ruelles sordides de Port-Lestampe en espérant survivre jusqu’au lendemain. Sauf que c’est un sang-béni, et il va intéresser les puissants. Il se retrouve en deux temps trois mouvements enrôlé dans une équipe d’Indépendants (des chasseurs de dragons) et grâce à ce groupe, nous allons voyager dans les confins de l’île. Mine de rien, ils vont se retrouver dans le désert, dans la jungle et ceci avec du rythme et un mystère qui s’épaissit. J’ai tout autant aimé Clay que les autres membres de la troupe. Le fait qu’ils soient autant apporte un rythme et des situations intéressantes, voire cocasses.
Enfin, il y a Hillmore. Un lieutenant que nous découvrons lorsqu’il prend son nouveau poste sur le navire de guerre le plus rapide d’Arradsie. Je l’ai assez vite apprécié car sa répartie face à l’hostilité de son supérieur ou des sous-entendus qu’on ne se prive pas de lui balancer à tout va m’a fait sourire et prouve qu’il sait prendre sa place. Cependant, c’est tout de même le personnage dont j’ai eu le plus de peine à me sentir proche. Son côté droit et respectueux, voire vertueux, apporte une distance que j’ai appris à creuser au fil des chapitres le concernant. Un petit regret concernant la fin du livre qui a un peu tendance à l’oublier. Bref, ce Hillmore va savoir se mettre en avant et j’ai adoré suivre ses pérégrinations en pleine mer. Il différe beaucoup de Lizanne et Clay, sans oublier que contrairement aux deux autres, nous le suivons presque exclusivement sur son navire, en mer.  Et la toute fin apporte une situation qui donne très envie de découvrir la suite!

Que vous dire d’autre? La fin m’a un peu laissée sur ma faim, avec quelques facilités qui m’ont un peu fait grincer des dents. En même temps, le suspense et l’action étaient tels qu’il aurait été difficile de clore ce premier tome de manière satisfaisante, du moins me concernant. Car le rythme est excellent, surtout lorsque, après avoir mis tous les pions en place, les divers protagonistes de ce premier tome entrent véritablement en action. Et là, je me suis régalée.

Lancez-vous, et venez me redire ce que vous en avez pensé! Merci à Didi10 de l’avoir lu avec moi 🙂

Publicités

Le flibustier du froid – Ludovic Rosmorduc – Riez

le flibustier du froid

Résumé:

L’arrivée d’un grand trois-mâts dans la cité portuaire de Trède va bousculer la vie de ses habitants, et notamment celle de Thibault. De caches secrètes en message codé, le jeune garçon va retrouver la piste d’un lointain pirate. Aux côtés d’Alastar, il va vivre la plus grande aventure de sa vie. La plus dangereuse aussi.
Au milieu d’une mer en furie, sillonnant entre icebergs et banquise, les deux héros se lancent dans une étourdissante chasse au trésor. Mais sont-ils les chasseurs ou les chassés ?

Mon avis:

Lorsque les éditions du Riez ont indiqué qu’elles allaient fermés, j’ai donc passé commande de deux livres! Celui-ci en était un. Et grâce au challenge  »Une lettre pour un auteur’‘ avec la lettre R, je me suis dit que c’était l’occasion de le sortir de ma pal. Il n’y sera resté que 7 mois, ce n’est pas trop mal XD

Bref, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avec cette lecture. De prime abord, c’est la couverture qui avait attiré mon attention.

On commence donc l’histoire avec une ambiance très terne et déprimante: un pêcheur veuf et son fils Thibault de 13 ans qui vivent dans une extrême pauvreté et qui n’arrivent pas à faire leur deuil. On rencontre aussi Alastar, un aventurier solitaire qui traque un énorme navire, et Méomyr, le gouverneur de la  »ville », cupide et égocentrique. Si vous mélangez tout ceci, vous vous retrouvez avec une situation explosive… une situation qui ne peut pas durer davantage…

De fil en aiguille, Thibault, qui est très renfermé sur lui-même et sur sa douleur, va se révéler être un jeune homme cultivé et curieux et va ainsi passer du statut d’adolescent mal dégrossi à celui de jeune aventurier. A sa façon, il est touchant et sa relation avec Alastar va vraiment lui permettre de se lancer en avant.

Ce dernier m’a beaucoup plu. Le type même de l’aventurier qui n’arrive pas à tenir en place, toujours poussé en avant par l’envie de découvrir de nouvelles choses, voyager, vivre avec ivresse… Mais voilà, il retombe sur un amour passé, il se retrouve avec un ado qui traîne dans ses jambes, et un joyau miroite au loin… C’est irrésistible!

Au final, il y a Azénor. Je trouve dommage qu’on en sache aussi peu sur elle. Des trois, c’est celle que j’ai eu le plus de peine à cerner car son passé est tu et durant le récit, elle reste davantage en arrière que les deux autres, ce qui n’aide bien sûr pas à se rapprocher d’elle. Toujours est-il qu’elle a su prouver, tout du long, qu’elle était capable de suivre le rythme d’Alastar, parcourant les mers glacées sans hésitation, ne remettant jamais en cause ni leur quête, ni son rôle à jouer!

Et l’intrigue dans tout ca?

Une bonne vieille chasse au trésor. Oui oui, c’est vu et revu. Le sujet a été traité 100’000 fois mais… comme ca passe bien! J’ai toujours beaucoup aimé les histoires d’aventure en mer, avec cette mer qui n’est pas un simple décors mais plutôt un personnage principal. On ne peut pas l’ignorer, car elle est maîtresse du destin de tous nos compagnons, donnant et volant!
J’ai aussi adoré l’ambiance sur le bateau, les superstitions des marins, la tension et la camaraderie!

Petit bémol: j’ai eu de la peine à appréhender les émotions des personnages. J’avais l’impression que l’auteur en parlait à certains passages, mais qu’en dehors de cela, leur état d’esprit était relativement linéaire. J’ai beaucoup de peine à exprimer mon ressenti. Disons peut-être plus simplement que j’ai eu de la peine avec la manière dont les émotions des personnages ont été traitées.

 

Gagner la guerre – Jean-Philippe Jaworski – Moutons Electriques

gagner la guerre

 

Résumé: 

Au bout de dix heures de combat, quand j’ai vu la flotte du Chah flamber d’un bout à l’autre de l’horizon, je me suis dit : « Benvenuto, mon fagot, t’as encore tiré tes os d’un rude merdier. » Sous le commandement de mon patron, le podestat Leonide Ducatore, les galères de la République de Ciudalia venaient d’écraser les escadres du Sublime Souverain de Ressine. La victoire était arrachée, et je croyais que le gros de la tourmente était passé. Je me gourais sévère. Gagner une guerre, c’est bien joli, mais quand il faut partager le butin entre les vainqueurs, et quand ces triomphateurs sont des nobles pourris d’orgueil et d’ambition, le coup de grâce infligé à l’ennemi n’est qu’un amuse-gueule. C’est la curée qui commence. On en vient à regretter les bonnes vieilles batailles rangées et les tueries codifiées selon l’art militaire. Désormais, pour rafler le pactole, c’est au sein de la famille qu’on sort les couteaux. Et il se trouve que les couteaux, justement, c’est plutôt mon rayon…

Mon avis:

Après avoir lu  »Janua Vera » avec un coup de coeur pour la nouvelle avec le personnage de  »Benvenuto » et  la découverte que Jaworski avait fait un roman avec ce dernier, je ne pouvais que me lancer dans cette aventure.

Oui mais problème, bébé et enfants en bas âge dans les pattes plus des nuits courtes, lire de bons romans, bien écrits et aussi bien longs (1 page aux éditions Moutons Electriques doit bien valoir 1,5 pages d’un autre grand format ^^’), ce n’est pas évident. J’ai mis… non on ne dira pas le temps qu’il m’a fallu pour lire ce livre, mais bien longtemps. Cela ne m’a pas empêchée de me régaler!

Benvenuto, c’est le type même de personnages qu’il vaut mieux ne jamais rencontrer. Premièrement, il attire les ennuis plus vite que n’importe qui d’autre. Ensuite, il n’en a pas l’air avec son langage des rues, mais il est très intelligent, opportuniste et bon combattant. Le résultat, c’est qu’avec un flagrant manque de chance, vous risquez de le retrouver une nouvelle fois sur votre chemin….

Benvenuto, c’est un assassin qui, à la base, travaille pour la Guilde des Chuchoteurs à Ciudalia, une  »Rome » version fantasy. Mais voilà, sur sa route, Leonide Ducatore, un des deux dirigeants du Royaume, qui l’engage suite à quelques aventures… Si Benvenuto est brut de décoffrage, Leonide Ducatore est l’incarnation même de l’ambition et ce, sans aucun scrupule. Manipulateur, sans pitié et plus déterminé que jamais à atteindre les sommets du Royaume, il va user de son atout muni de couteaux sans vergogne.

Les plus, dans ce roman, reste l’écriture qui est sublime, la multitude de personnages qui sont originaux tant par leur caractère que par leur espèce, Benvenuto qui reste un personnage coup de coeur malgré le fait qu’il est absolument infréquentable et aussi, l’univers même qui, à l’image de Ciudalia, vous prend dans ses filets. On se fait prendre au jeu. Il y a aussi la manipulation qui, pour moi, se trouve au coeur de l’intrigue. Dans certains romans, je me sentais étouffée sous la masse des embrouilles de qui manipule qui comment pourquoi etc.. etc… je n’en voyais jamais le bout, on avait l’impression que cela n’allait jamais se finir et quand c’était le cas, cela arrivait souvent bien trop vite. Ici, j’ai trouvé que c’était très bien dosé. J’ai eu un plaisir fou à suivre le chemin tortueux qu’emprunte Ducatore pour s’élever et Benvenuto pour ne pas sombrer à sa suite. Même si parfois, on se demandait où l’un voulait en venir, ou bien ce que l’autre allait bien pouvoir inventer pour s’en sortir, toujours, Jaworski ramenait tout ce petit monde sur le noeud de l’intrigue. Et qui dit fin ne dit pas celle de Benvenuto!

Il y a quand même quelques  »moins ».
Certaines longueurs peut-être. Il m’est arrivé d’un peu me demander où l’histoire allait pour, après coup, me rendre compte que les dernières pages du reste assez nombreuses, ne me semblaient pas du tout utiles à l’intrigue. Allons bon, Benvenuto étant ce qu’il est, impossible de franchement s’ennuyer mais… c’était un peu dommage. Et enfin, un petit regret également, le ton un peu narquois dans l’écriture qui, à force, est tout de même un peu usant.

En résumé: à part un ou deux détails, ce roman est un petit bijou littéraire! Je replongerais avec plaisir dans le Vieux Royaume ou tout autre univers à travers la plume de Jaworski.

 

 

Le cycle d’Alamänder T1; La porte des abysses – Alexis Flamand

alamänder

Résumé:

Jonas Alamänder, mage et détective, vient de perdre sa maison confisquée par un royaume voisin. Accom­pagné d’Edrick, l’un des soldats chargés de lui apprendre la nouvelle, et de son fidèle valet Retzel, un facétieux petit démon, il part pour Ker Fresnel, capitale de Kung-Bohr afin d’y plaider sa cause.
Jon se trouve contraint de mener l’enquête sur le meurtre mystérieux de Pallas, conseiller du roi, et de déjouer un complot visant Ernst XXX. Les aventures se succèdent, au cours desquelles l’enquêteur montre autant de talent dans l’art de sa magie que de maladresses dans ses relations humaines.
Pendant ce temps, Maek, un jeune garçon aux penchants morbides, affronte un champ de blé carnivore, afin de rallier la fameuse école des assassins « T’Sanks ».

Mon avis:

Un grand merci aux éditions Léha et à Livraddict pour l’envoi de ce livre. Je me suis laissée tentée au vu du résumé et des avis favorables qui ont entouré la 1ère publication de ce cycle.

J’ai tout de suite adhéré à la plume et à l’humour de l’auteur. Je ne m’attendais pas à cela, mais la surprise a été bonne. On alterne les chapitres entre un mystérieux garçon: Maek, et un mage détective: Jon.

Maek semble être un petit garçon bien chétif, sombre et secret. Bien vite, on devine qu’il se cache un être d’une toute autre tempe. Ce personnage est complexe. Arrivé à la fin de ce 1er tome, il m’est impossible de vous dire s’il est sympathique ou antipathique, foncièrement bon ou mauvais. Il fait partie de ces personnes qui ne sont ni blancs ni noires, mais plutôt dans un gris mouvant. C’est, d’après moi, la force de ce personnage car il est ainsi impossible de prédire ses actes.

Jon lui, est bien plus facile à cerner. C’est un questeur, c’est-à-dire un magicien spécialisé dans les crimes en lien avec la magie. Dans son pays: Mehnzota, il a une très bonne réputation. Par contre, quand son bout de terrain est annexé par leur ennemi: Kung-Bohr, cela change du tout au tout et Jon, une fois dans la capitale pour défendre son bien, se retrouve embrigandé dans une enquête qui, même à la fin du livre, n’a pas dévoilé tous ses secrets, sans que cela n’entraîne de frustration pour le lecteur.
C’est un être entier, facile à déchiffrer mais qui se révèle surprenant de part ses excellentes capacités à réfléchir et à deviner les choses. Il est très bon dans son domaine. Cependant, dès qu’il s’agit de se battre ou de faire de la diplomatie, Jon est d’une gaucherie incroyable. Heureusement, il sait courir 😉

Il est vrai que l’intrigue met du temps à se mettre en place. Ce 1er tome fait tout de même 500 pages et… c’est un 1er tome. Il n’y a pas de miracle, comme pour beaucoup de série, l’auteur met en place beaucoup d’éléments avant de pleinement lancer l’intrigue. Cela ne m’a pas du tout dérangée, car les personnages, peut-être pas tellement Maek, mais plutôt Jon et son insupportable domestique-démon Retzel, mettent du piment au récit avec des échanges aussi absurdes que comiques.

Absurde est d’ailleurs un adjectif que je garde pour qualifier l’univers, l’écrit. Et dans le bon sens du terme.

L’humour est très présent et tourne beaucoup à l’auto-dérision qui frôle l’absurde, justement. C’est personnel, mais j’avoue que c’est un humour qui me plaît. Donc le reste a suivi, et j’ai passé un très bon moment avec un final pimenté qui donne très envie de découvrir la suite!

 

 

 

Le cycle d’Ardalia T2; Eau turquoise – Alan Spade

le-cycle-dardalia-t2

Résumé:

Le long de la Grande Déchirure et au coeur du volcan Ixal, Valsshyk l’Immolé s’agite. Les créatures corrompues par ses miasmes purulents se font chaque jour plus nombreuses. Entre les murs ardents de Sinista luisent les glaives, haches et lances d’ambreroche d’une armée de réprouvés. Le jour s’approche où le nexus retenant encore le Dieu sombre s’effondrera. Alors, les nylevs surgiront des abysses… Messagers du destin, Pelmen, Xuven, Teleg, Elisan-Finella et Lominan s’empressent. Hélas ! Bientôt éclatent des dissensions et les chemins se séparent. Qui, des enfants d’Aoles ou de Malia, parviendra à avertir le monde du péril ? Au moment d’affronter les serviteurs du Feu sacré, le souffle d’Aoles et le pouvoir de l’Eau turquoise suffiront-ils ?

Mon avis: Je remercie tout d’abord l’auteur pour m’avoir recontactée pour me proposer la suite des aventures de Pelmen, après mon partenariat pour le premier tome qui m’avait laissé un très bon souvenir.

Il n’a pas été simple de se replonger dans l’univers et de me rapprocher des personnages. C’est ce qui m’arrive parfois lorsque je laisse passer trop de temps entre la lecture de deux tomes. Au fur et à mesure cependant, je me suis refamiliarisée avec l’univers mais surtout les personnages, sans pour autant réussir à parfaitement rentrer dans l’histoire. Je n’arrivais pas à me sentir proche de Pelmen, qui me semblait insaisissable, parfois un peu candide, d’autres fois bien décidé à aller de l’avant. Je ne parle pas de Lominan, que je n’appréciais tout simplement pas. Je pense au final que ce qui m’a plus plus posé problème, c’est le récit à deux voix entre Lominan/Elisan-Finella et Pelmen/Xuven. Le récit était légèrement ralenti, ce qui est normal, mais ce choix ne m’a pas aidée à me rapprocher des personnages.

Cependant, il y a eu ce moment où je ne lâchais plus le livre. Cela est dû au récit qui a pris un rythme bien plus soutenu, à Pelmen qui se prend en main, sans parler de Lominan qui devient de plus en plus  »consistante ». J’ai commencé à prendre un vrai plaisir à lire, tourner les pages, découvrir ce qui arrivait aux personnages. S’il y a eu quelques détails qui m’ont chiffonnée, j’ai fini ma lecture sur une bonne note, frustrée de ne pas connaître directement la suite, à nouveau proche de Pelmen et de sa dulcinée qui m’a toujours beaucoup plu, et de Lominan qui s’est révélée être une bonne surprise.

Ce qui reste, pour moi, le point fort de cette trilogie est l’univers. Si je me fie à mes souvenirs, c’était ce qui m’avait le plus vite séduite lorsque je m’étais lancée dans la lecture du 1er tome. J’ai apprécié de rencontrer des personnages qui n’étaient pas physiquement comme des humains, que les peuples soient aussi dissemblables, que le décors soit aussi sauvage, aride ou humide. C’est dépaysant et ça fait du bien. Et j’ai retrouvé tout ceci en me replongeant  dans ce 2ème tome.

En somme, malgré un début un peu difficile et une crainte de ma part de ne pas aimer ce 2ème tome comme j’avais apprécié le 1er, j’ai apprécié m’être replongée dans cette trilogie avec une fin provisoire qui donne envie de poursuivre.