Rouge sang et noir corbeau T1; L’apprentie faucheuse – J.Robin – éditions le Héron d’Argent – #PLIB2020

l'apprentie faucheuse

Résumé:

« Aujourd’hui, je suis morte. »

Amélia Pratt était une simple domestique, pauvre et sans avenir. Mais par une froide nuit d’hiver de l’année 1850, un homme la précipite dans la mort.
Elle renaît alors sous les traits de Red Death, l’une des sept petites faucheuses. Désormais, son rôle est de pourchasser les esprits errants et les fantômes. Et à ce petit jeu-là, elle est la meilleure !
Pourtant, elle n’a pas choisi l’Ankou le plus docile pour la seconder dans sa tâche. En effet, le beau Rain n’est autre que son propre meurtrier, désormais contraint de lui obéir pour l’éternité…
Entre complots, dangers et trahisons, parviendra t-elle à accomplir son rêve : devenir la prochaine Grande Faucheuse du Sanctuaire de la Mort ?

 

Mon avis:

logoplib2020

Un grand merci aux éditions Le Héron d’Argent d’avoir proposé ce livre au jury du PLIB2020! J’ai tout de suite accroché et dès que le temps me l’a permis, je l’ai terminé avec beaucoup de plaisir.

Vous l’aurez compris, c’est une bonne découverte. Tant au niveau de la maison d’édition, de l’autrice et donc, du livre lui-même.

Je me suis tout de suite sentie à l’aise avec ce roman. J’ai apprécié les personnages, la plume, l’univers, l’intrigue… c’était fluide.

Un point intéressant, c’est le début qui est tout en contraste: en 1850 une Amélia domestique et un Gabriel galant et.. assassin, puis de nos jours… Amélia haineuse, puissante, cruelle et Gabriel devenu Rain, réduit à chercher Amélia par des piques pour ensuite essuyé les conséquences de ce petit jeu où il paie, chaque jour depuis 150 ans, son assassinat.

On découvre, peu à peu, l’univers très original et intéressant de la Mort (où il est d’ailleurs, celui-là?), dans lequel je me suis plongée avec beaucoup de plaisir. Les personnages sont atypiques, insaisissables et intrigants.

Au début, on suite Amélia, Rain et les autres faucheuses sans trop savoir où l’on se dirige. Pour autant, cela ne m’a posé aucun problème, happée que j’étais par le duo et la découverte de l’univers des faucheuses. Cette relation est très dure et il est arrivé un moment où ce jeu de haine dans lequel on devine autre chose est devenu… presque trop. Ils allaient trop loin. Et puis, pile au moment où je commençais à devenir mal à l’aise face à tant de haine, l’intrigue a pris un sacré tournant. Et là, tout a changé. Les priorités ont changé. Une pluie de mystères s’est abattue sur le groupe et Amélia… comment dire.  Comme on le lui dira à plusieurs reprises: restera elle-même. C’est dur et c’est vrai.

Amélia, c’est un personnage complexe que j’ai apprécié. Soyons clair, elle est cruelle, égocentrique et j’en passe, toutefois quand je regarde son passé, comment elle était à ce moment-là et ce qu’elle ressentait, puis ce qu’il lui est arrivé avec un accès très brutal à beaucoup de pouvoir… je trouve son comportement actuel cohérent et je suis curieuse, après ce final assez explosif qui m’a drôlement touchée, de découvrir comment elle va évoluer, en faisant s’accepter la part d’Amélia et celle de la faucheuse Red Death.
Rain, de son côté, est plus compliqué que ce que je croyais. Plusieurs fois, il a refusé de s’expliquer sur son passé, celui d’avant cette fameuse soirée où Amélia et lui sont morts…  Je veux absolument savoir ce qu’il en est! Car oui, il est loufoque et insupportable, mais il possède aussi une sensibilité qu’il cache bien. De fait, les deux cachent bien des choses aux autres mais aussi à leurs propres yeux.

Ce roman, je ne l’aurai jamais lu sans le PLIB et qu’est-ce que j’en suis ravie. J’ai adoré ce roman! J’ai adoré passer du temps avec Amélia, Rain, les faucheuses et leurs Ankous, Guerre et bien d’autres. J’ai aimé ce manoir (on ne se refait pas, j’adore les manoirs), cette relation entre faucheuse et Ankou, ces questions sur le sens de la mort et de la vie, la Santa Muerte, les anges dont Heaven etc…

Enfin bref, c’est vraiment excellent et ce tome 2 (qui sort en mars et déjà précommandé) promet beaucoup d’actions et de révélations!

 

Petit plus: l’autrice a elle-même réalisé l’illustration de la couverture et celles dans le livre!!!

#ISBN9791094173374

Les enfants d’Aliel T2; Le cheval de feu – Sara Schneider

les enfants d'aliel t2

Résumé:

Les Synalions se croient à l’abri au sein de la Horde des Vents Levés, chez les éleveurs de chevaux. Mais Orga veille et les feux de camp pourraient bientôt éclairer une autre danse que celle de la cérémonie du cheval de feu. Des guerriers durnachs tournent leurs armes contre leur propre peuple. La quête du dernier Synalion prend l’allure d’un galop effréné et le tumulte des émotions chahute la fragile cohésion du groupe. Si Irika s’embrase, Carson s’efface, Nouak se disperse et Lilas fait face à des décisions qui bouleversent ses principes. Qui d’autre qu’elle, parmi ses coéquipiers, le mercenaire Vionel ou son frère Jaz en fera les frais ?

 

Mon avis:

Un 2ème tome encore meilleur que le précèdent. Tous (ou presque) les Synalions sont regroupés dans le Durna, à l’abri de la Horde des Vents Levés.

Suite à une grave blessure, Lilas n’a plus confiance en elle et le fait d’avoir un Vionel implacable pour qui la force ne réside que dans une arme et qui a décidé de tous les entraîner à devenir de bons combattants n’aide absolument pas. Au contraire…

Les différents Synalions prennent la mesure les uns des autres. Irika qui s’embrase au moindre commentaire, Nouak qui sautille en permanence, tant au niveau physique qu’intérieur. Il y a Jaz qui navigue entre tout le monde, Carson qui s’efface sans faire exprès, et nos deux  »chefs »: Vionel le mercenaire et Lilas à la profonde empathie. Je n’oublie pas Flynn qui joue sur son apparence de chat mais qui, parfois, laisse apparaître qui il était. Sans oublier Locus, qui lui reste encore bien discret dans ce 2ème tome.

Tous ces tempéraments amènent une note explosive et en même temps, cela apporte des dialogues savoureux. Peu à peu, chacun trouve sa place. Les fêlures apparaissent, les forces également. On apprend à connaître davantage chacun et ce que je devinais apparaît peu à peu. Irika baisse doucement (mais sûrement) la garde. Vionel  »s’humanise », Lilas lutte contre ses démons, Carson s’efface un peu moins, et Jaz… que dire de Jaz qui est incroyable.

Jaz est très mis en avant dans ce tome. Si au départ, on peut se demander pourquoi, la réponse finit par apparaître et elle est glaçante. Heureusement, il a plus d’un tour dans son sac et la princesse de la principauté du Nord, Eslina, est une femme forte et très intelligente qui  va former un inattendu et excellent duo avec ce jeune garçon. J’espère qu’à la fin de ces aventures, Jaz aura un peu de paix. Il la mériterait!

Dans ce second tome, les pions d’Orga mis en place dans la 1er tome se déploient dangereusement et les Synalions devrons plus d’une fois piocher dans la force de leur groupe pour s’en sortir. La mort, les Aracs… la menace plane et les entoure… Au niveau géorgraphique, on découvre davantage les Principautés. Penterive, tout particulièrement, est une ville que j’aurais beaucoup aimé visiter. J’ai parfois l’impression de faire du tourisme avec cette saga, c’est assez agréable car chaque lieu a ses spécificités, qualités, défauts et c’est pour ces endroits, pour ces habitants que les Synalions se battent.

Ce 2ème tome est excellent tant au niveau de l’action qui est encore plus présente que le précèdent que pour cette ambiance qu’il y a entre les Synalions qu’on apprend davantage à connaître personnellement et qui se révèlent également au sein du groupe.

Un coup de coeur!

Affaire à suivre cet été!

 

Site internet de Sara Schneider

Les enfants d’Aliel T1; Le grand éveil – Sara Schneider

les enfants d'aliel 1

Résumé:

Lilas fuit pour sa survie. Son poursuivant sur ses talons, elle se faufile entre racines et fourrés. Lorsqu’il gagne du terrain, elle en appelle à cette nature dont elle se sent si proche, afin qu’elle lui vienne en aide. Étrangement, l’individu n’est que très peu gêné par la végétation qui se dresse alors sur son passage. Au sortir du bois, à bout de souffle, la jeune femme contourne une cuvette herbeuse où le sol s’est affaissé. Sans parvenir à se l’expliquer, elle sait que la colline surplombe une faille vertigineuse dans la roche. Elle s’avance jusqu’au fond du trou. La créature avance elle aussi. Comme le dernier souhait d’une condamnée, Lilas visualise le fond de la cuvette qui s’effondre sous le poids de son agresseur.
Et le sol avale la bête.

 

Mon avis:

Un immense merci à Sara Schneider pour l’envoi de cet ebook. Quand je me suis rendue compte que je passais à côté de superbes lectures suisses (oui je le suis si jamais 😉 ) dans le genre fantasy/fantastique, je me suis assez rapidement procuré quelques ouvrages. Le hasard a voulu que Sara Schneider ait proposé les service de presse de ses deux tomes, à l’occasion de la parution du 2ème. J’ai sauté sur l’occasion.

Ce 1er tome m’a séduite  en quelques pages. J’ai directement apprécié la plume, l’univers, les personnages.

On rencontre tout d’abord Lilas, une jeune femme d’une vingtaine d’année, qui s’occupe de son jeune frère de 10 ans, Jaz, avec l’aide de ses  »parents adoptifs » habitant à peine plus bas, dans le Val d’Enson. C’est une jeune femme très proche de la nature, simple et généreuse. Alors quand la mort frappe, qu’une créature cauchemardesque l’attaque et qu’elle commence à faire de drôle de choses, sans parler de ce chat qui vient lui faire un brin de causette, tout explose. Son intelligence, sa réactivité sont admirables, et accompagnée de Flynn (le fameux chat), la voilà partie sur les routes à la recherche de ses semblables: Les Synalions.

Si la base de l’histoire, Orga et Aliel et les pouvoirs disséminés parmi quelques personnes comme Lilas m’a paru un peu classique, je dois dire que c’est très bien fait et surtout, que je me suis retrouvée embarquée dans l’histoire comme de rien. Lilas est tellement attachante. Oui un peu naïve, trop peut-être, mais je l’ai appréciée de suite et cela n’a pas changé. Son frère Jaz apporte la fraîcheur dûe à son âge. Il est extraordinaire, avec du courage et beaucoup de détermination.

Irika, elle, est insupportable. On s’entend, quand on la connaît, on comprend d’où lui viennent ces réactions qui paraissent, de prime abord, très égocentriques. Et il ne faut pas oublier qu’elle a 14 ans. Son personnage est donc très intéressant car je pense qu’il évoluera beaucoup. En tout cas, je vais la suivre de près.

Il y a Carson aussi. Carson qui s’efface un peu trop et qui, je l’espère, saura s’imposer davantage. Je l’apprécie aussi énormément. Son caractère à la fois discret et jovial le rendent très sympathique même si pour beaucoup, il reste difficile à cerner. Il est le jour et Vionel, un mercenaire dont la réputation n’est plus à faire, est la nuit, en comparaison. Vionel, c’est aussi un personnage qui paraît très classique, mais qui cache avec certitude pleins de choses sous sa carapace.

Ces personnages vont évoluer, se rencontrer, se découvrir et prendre peu à peu conscience du pouvoir de leur ennemie, Orga. Un tome un peu introductif mais qui, je l’espère, saura vous charmer aussi rapidement que moi. Surtout que j’ai déjà lu le 2ème, et il est encore meilleur 😉

Pour en revenir au livre, je voulais mettre en avant l’importance accordée à l’environnement. Le respect à la nature est largement évoqué et c’est quelque chose que j’ai énormément apprécié. De plus, les personnages voyagent énormément et j’ai trouvé les paysages traversés très beaux. Je les voyais tout en lisant.

Enfin, l’écriture est fluide, travaillée, imagée. J’ai eu beaucoup de plaisir à ma lecture!

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ma lecture! Cette saga en 5 tomes (deux tomes déjà sortis, le 3ème pour l’été 2020) est très prometteuse et je vous encourage vivement à la découvrir.

Site internet de l’autrice

 

 

Engrenages et sortilèges d’Adrien Tomas #PLIB2020

engrenages et sortilèges

Résumé:

Grise et Cyrus sont élèves à la prestigieuse Académie des Sciences Occultes et Mécaniques de Celumbre. Une nuit, l’apprentie mécanicienne et le jeune mage échappent de justesse à un enlèvement. Alors qu’ils se détestent, ils doivent fuir ensemble et chercher refuge dans les Rets, sinistre quartier aux mains des voleurs et des assassins. S’ils veulent survivre, les deux adolescents n’ont d’autre choix que de faire alliance…

 

coup de coeur

 

logoplib2020

 

 

Mon avis:

Un grand merci à Rageot et NetGalley pour la lecture de ce livre que j’ai vraiment adoré! Ca fait des années que je croise Adrien Tomas aux Imaginales et ca fait tout autant de temps que je me dis qu’il faut que je lise ses livres, certaine que j’étais de les apprécier. Mais voilà voilà, j’avoue, je m’y suis mise en retard et en plus en numérique, donc faudra que je l’achète en papier parce qu’il me le faut. Voilà voilà, ma vie et mes problèmes de lectrice 😉

De la magie, des automates, de l’humour, un chat... comment pouvais-je résister.

Engrenages et sortilèges fait partie de ces livres que j’étais certaine d’apprécier et ce, au bout de quelques lignes. On fait le connaissance de Grise (raccourci de Grisella) et même si c’est étrange, j’ai adoré son nom. Il lui va bien. On rencontre son père, on découvre une partie de son univers, un bout de sa personnalité. Et tout ce que je voyais me plaisait.

Et après… ma rencontre avec Cyrus. Je m’en suis remise mais..comment vous dire…

Cyrus est un fils de bonne famille. Il a un chat, Quint premier du nom, qui fait peur aux serviteurs. Jusque-là, tout va bien. Mais mais mais…! je connais un beau matou qui se nomme… Cyrus et qui est un vrai Seigneur. Donc à chaque fois que je voyais écrit  »Cyrus », j’avais l’image d’un chat dans ma tête. Pas celle d’un magicien…  Et comme ce magicien est tout le temps accompagné de son chat…
Ca m’a perturbée tout le livre XD Heureusement pour vous, il y a peu de chances que vous rencontriez le même problème 😉

Donc Cyrus est un adolescent appartenant à une famille renommée grâce à sa mère. Le contexte familiale est très différent de celui de Grise car ici, au lieu de sentiments il y a des non-dits, des silences et une distance imposée par sa mère. On a donc un Cyrus un brin dandy qui compense ce mal-être par un comportement très.. adolescent on dira, à l’Académie.

Cette Académie, Cyrus la fréquente en tant que magicien. Grise en tant que mécano. Deux factions différentes et hostiles l’une à l’autre. D’un côté la magie, puissante mais qui, avec le temps a évolué en même temps que la mécanique qui oppose certains avantages à cette dernière. Beaucoup ne voient pas la complémentarité de ces deux sciences, c’est donc sans surprise que Grise et Cyrus se détestent cordialement.

L’action arrive très vite au rendez-vous, ce que j’ai apprécié. Grise et Cyrus doivent fuir. Pourquoi? Qui les pourchasse? Ce qui est intéressant, c’est qu’on n’aura pas la réponse tout de suite, ce qui amène une petite touche de suspense supplémentaire. Pendant qu’on les recherche, le duo va apprendre à se connaître et découvrent le monde de l’autre. Je crois que leur entente peut largement être attribuée à Quint, qui fait assez souvent le pont entre les émotions véritables de son maître (j’ai oublié de vous préciser que le chat parlait, toutes mes excuses) et ce qu’il exprimait ensuite. J’ai adoré le duo/trio qu’ils forment. Des dialogues savoureux, avec pleins d’humour. Et… oui une histoire d’amour qui se dessine gentiment, mais très loin de ce qu’on lit dans presque toutes beaucoup de romans adolescents. C’était vraiment une bonne surprise.

Que dire sans trop raconter? L’intrigue va se corser, toute une série de personnages vont faire leur apparition, avec ou sans humour mais toujours avec un petit plus à apporter à l’histoire, avec des nuances qui vont permettre à Grise et Cyrus d’appréhender le monde très différemment.

Le petit moins pour moi: la toute fin où j’ai quand-même trouvé que c’était à peine trop facile… même si je dois avouer qu’un final sans hécatombes, sang et dépression à gogo, ça fait quand même du bien aussi.

Mais franchement… j’ai adoré. J’ai aimé l’univers, l’intrigue, le rythme, les personnages. J’ai même un coup de coeur pour les personnages que j’ai trouvé vraiment bien construits tout au long de l’histoire. J’ai adoré l’humour, la plume! En fait, ce livre, je m’y suis plongée et c’était vraiment ce moment où vous êtes sur votre canapé, avec le plaid, le thé (noir sans sucre!), le chat (ronronnant si possible) et où vous ne bougez plus de votre après-midi.

Voilà, c’était ça.

 

#ISBN9782700259360

#PLIB2020

Terre de brume – Cindy Van Wilder – #PLIB2019

terre de brume

Résumé:

Depuis le Bouleversement, cataclysme qui a recouvert son monde d’une brume toxique en ne laissant que de rares survivants, Héra vit à Taho dans le Sanctuaire de Prêtres de l’eau, où elle apprend à maîtriser la magie pour devenir guerrière.
Au cours d’une mission, elle rencontre Intissar, une Sœur de Feu capable de communiquer avec les esprits. Intissar a bravé sa propre communauté pour venir avertir les habitants de Taho d’un terrible danger. Mais il est déjà trop tard : une vague de Brume, peuplée de créatures ni mortes ni vivantes, s’est levée… et frappe le Sanctuaire. Et elle frappera encore. Héra et Intissar s’allient afin d’empêcher leur monde de sombrer dans l’oubli.

#ISBN9782700259230

#PLIB2019

 

Mon avis:

Cindy Van Wilder, j’en entends parler depuis un moment. Et en bien. J’ai des amies sur les réseaux sociaux qui l’adorent sans parler du fait qu’elle hante les Imaginales, alors forcément, il fallait bien qu’un jour, je la découvre! La couverture de Terre de Brume est absolument superbe et même sans le PLIB2019. je pense que j’aurais fait en sorte de le découvrir.

C’est une lecture qui m’a fait du bien. Ca se lit tellement bien, facilement, sans prise de tête. Les pages se tournent d’elles-mêmes et j’adore quand un livre se lit de cette manière. Quand il n’y a pas de temps mort sans pour autant être démesurément stressant. Un très bon équilibre.

Les deux personnages principaux: Héra et Intissar, sont eux jeunes femmes à la personnalité très forte. Leur élément est différent (Eau et Feu), leur parcours l’est aussi, mais sur le fond, ces deux personnages sauront unir leur force et leur détermination pour découvrir… mouai non, lisez en fait 😉

Ce que j’essaie de dire, c’est que leurs personnalités sont attractives et s’harmonisent parfaitement avec l’ambiance, le rythme de lecture. Tout est tellement coulant. L’univers lui-même est très intéressant avec ce contexte post-apocalyptique, ces histoires de Dieux, de brume, d’îles survivantes…

Mon gros point négatif, et là je pense que l’autrice n’y est pour rien, c’est que la succession de chapitres, une fois basé sur Héra, l’autre fois sur Intissar, me perdait régulièrement. Je me suis beaucoup mélangée les pinceaux entre ces deux personnages et de ce fait, j’ai eu de la peine à vraiment les différencier. Oui oui, c’est assez bête j’en conviens, mais voilà ^^’

Ce livre est une duologie, est ça,  c’est un grand point positive pour moi qui ai tant de peine à suivre les sagas. C’est une histoire simple (dans le bon sens du terme attention!), agréable, qui m’a embarquée le temps de quelques heures en compagnie de personnages attachants, dans un voyage assez mystérieux et à la fin intrigante. J’ai mis du temps à faire ma chronique car je n’étais jamais satisfaite, donc je m’excuse du délai ^^’ Dans tous les cas, le tome 2 m’attend d’ores et déjà dans ma pile à lire 🙂

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Le Dieu-Oiseau – Aurélie Wellenstein – #PLIB2019

dieu oiseau

Résumé:

« Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires. Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d’avenir est de participer à la compétition de « l’homme-oiseau », afin de renverser l’équilibre des pouvoirs en place et de se venger. Qui du maître ou de l’esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l’île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ? »

Mon avis:

J’ai lu ce livre dans le cadre du Prix littéraire du PLIB 2019. Ce livre est, je vous le rappelle, parmi les 5 finalistes, le gagnant sera connu le 12 octobre à Paris! Pour autant, ce n’était pas mon premier Wellenstein. J’avais déjà lu  »Le Roi fauve » que j’avais adoré que ce soit au niveau de l’intrigue, l’univers ou les personnages. C’était sombre et entraînant. Et surprenant.

J’ai retrouvé avec bonheur cette magnifique plume! Je la trouve directe et envoûtante. Et surtout, elle est visuelle. Tout au long du livre, c’était comme si j’y étais. Un peu comme de regarder la télévision, sauf que je lisais. Imaginer les lieux était aussi facile. A ce niveau, ce livre était un pur régal. D’autant plus que je ne ressentais aucune lourdeur concernant les descriptions. C’était très fluide, facile.

J’ai aussi adoré la psychologie des personnages. Faolan est un jeune homme très très intéressant à suivre. Il a un statut de fils d’ancien chef de clan, d’esclave, d’homme brisé et combatif. J’ai eu tout de suite de la sympathie pour lui. Pour autant, il n’échappe pas à sa culture et sait se montrer froid et cruel. Dans ce livre, il n’y a pas de personne tout blanc ou tout noir. Ils sont nuancés et malgré tout, correspondent à l’univers dont ils sont issus. Ici un clan qui dirige les autres pendant 10 ans, à l’issus desquels une course/combat pour trouvé l’oeuf d’or désigne un nouveau clan vainqueur et alors, place à la mort et au cannibalisme. Alors bien sûr, Faolan est une victime de ce système. Sa famille s’est fait tuée, violée et mangée devant lui. Et s’il est vivant, c’est parce que le fils du chef du nouveau clan vainqueur l’a désigné comme son esclave. Mais voilà, Faolan semble  »pur » comparé à Torok, son  »maître ». Mais mais mais… pas tant que ca. Il se comporte aussi en bête sauvage sans que cela soit choquant. Tout simplement parce que sa société le pousse à être comme ça. Toute la question sera de savoir ce qu’il fera du pouvoir s’il gagne la compétition. S’il a l’oeuf d’or et que son clan (lequel…?) dirige l’île pour les 10 ans à venir… que fera-t-il?

Aurélie Wellenstein met en avant le fait que tous, dans cette société, suivent aveuglément les règles établies sans se poser un seul instant la question: pourquoi faisons-nous ça? Qui a décidé qu’on devait se massacrer tous les 10 ans? Quel sens donner à tout ça? Pourquoi continuons-nous? Faolan lui, y réfléchira beaucoup!

Ce que j’ai moins aimé, et là l’autrice n’y peut rien, c’est cette idée de compétition tous les 10 ans pour diriger l’île en éliminant tous les autres concurrents. Ca m’a fait penser, attention que personne ne crie au scandale, c’est juste et uniquement juste sur le principe de base, à Hunger Games. Et donc rien à avoir sur comment cette idée est travaillée, mais… ce n’est pas trop ce que je préfère donc forcément, si j’ai été prise dans le récit, que la plume est superbe et que la psychologie et les personnages mêmes sont excellents, le contexte ne m’a pas autrement emballée. Et le retournement de situation final, si je l’attendais bien sûr, a été un peu trop abrupt à mon goût et du coup, j’ai trouvé que la fin était trop rapide.

Le coup de coeur n’est  peut-être pas présent mais tout de même, quel bonheur cette lecture! Après  »Le roi fauve »,  »Le Dieu-oiseau » m’a fait passer un très bon moment et je me réjouis de retrouver l’autrice dans un autre roman!

p.s. Je ne parle volontairement pas de l’intrigue même, de ce qu’il se passe car je trouve que le résumé en dit assez et que le découvrir par vous-mêmes sera bien plus agréable que si je vous écris un pavé avec moult détails et analyses.

#ISBN9782367405827

#PLIB2019

 

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La marque rouge – Ruberto Sanquer

la marque rouge

Résumé:

Comment échapper à la Mort quand elle vous traque ?
Que ses longs doigts osseux traversent votre lumen de sorcière ?
Qu’il vous reste tant à apprendre pour devenir une parfaite guérisseuse au service de la Nature ?

Une nouvelle année scolaire commence pour Louyse et ses treize amies apprenties-sorcières. Louyse pourrait espérer gagner ses galons, mais c’est compter sans la Mort…

Louyse parviendra-t-elle à maîtriser les forces élémentaires de la Nature pour sauver les siens ? Et défendre celui qu’elle aime d’un amour interdit ?

Mon avis:

J’ai lu ce livre en lecture commune avec Un déjeuner sous la pluie/Maned Wolf et je la remercie beaucoup de l’avoir lu avec moi 🙂

Ruberto Sanquer a eu plusieurs avantages qui m’ont décidé de le lire: elle a fait partie des préselectionnés puis sélectionnés du PLIB2019, elle est  publiée chez Scrinéo qui est une maison d’édition que j’affectionne tout particulièrement, la couverture est magnifique et le résumé intéressant. Comment résister? 😉

J’aimerais commencer cette chronique en précisant que je n’ai pas lu  »L’aura Noire », le 1er tome.  »La Marque Rouge » était annoncé comme pouvant être lu séparément, voilà pourquoi. Cependant, bien que je n’aie pas été trop perdue pendant ma lecture, je dois dire que le nombre de spoilers envers le tome précèdent ainsi que quelques événements passés que je ne connaissais pas mais qui expliquaient néanmoins le comportement de Louyse dans ce 2ème tome me poussent à déconseiller de commencer par celui-ci. Je crois pouvoir affirmer que le 1er est très bon, et qu’il vaut mieux débuter par ce dernier.

Ma rencontre avec Louyse a été très bonne, tout simplement parce que j’adore son prénom, jusqu’à la manière dont il est orthographié. Je ne sais pas si vous êtes sensible à ce genre de choses, mais pour ma part, énormément. De plus, elle est intelligente et vive d’esprit! Ce qui m’a un peu déboussolée, c’est que je ne connaissais aucune des douze autres sorcières Ringseys, et que leurs disputes, rivalités ou amitiés m’échappaient un peu. Cependant, ce n’est qu’une histoire de confort car cela ne m’a pas empêchée de suivre le déroulement de l’intrigue. L’univers lui-même est très intéressant avec une magie très fortement liés à la nature, ce que je n’ai pu qu’apprécier et un système un peu bancal très bien mis en avant par nos adolescents avides d’un peu de modernisme. Hé oui, même en fantasy, ça existe!

Etant donné que c’est une suite, l’histoire démarre directement. Cela a l’avantage de nous épargner une introduction qui peut parfois être un peu longue. Ici, j’ai découvert que malgré l’attaque du tome précèdent, une autre menace plane déjà au-dessus d’Isafjur! Une menace très insidieuse, que personne ne peut deviner. Or tout le monde oeuvre à réparer les dégâts et ne peut pas réellement prêter attention aux signes de la catastrophe imminente.

Je dois dire que jusqu’au point de rupture, si j’étais prise dans le récit, j’en attendais plus. Je ne comprenais pas toujours les réactions de Louyse (mon absence de lecture du 1), Dras m’intriguait sans que j’en sache plus, je sentais la tension monter tout en me demandant où cela allait bien pouvoir aller. Et une fois que la situation dégénère, j’avoue avoir eu beaucoup de plaisir (à se relire, la phrase peut paraître un peu douteuse ^^’). Le rythme s’accélère, l’action est présente, l’écriture est fluide! C’était très agréable.

Ce que j’ai le plus aimé dans cette lecture, notamment, est sa  »fraîcheur ». Je ne sais pas du tout si c’est un terme que je peux utiliser pour un livre notez, mais voilà, c’est ce qui me vient à l’esprit. Louyse fait du bien, l’atmosphère, bien que sombre, l’est aussi par sa note optimiste qui est toujours là. J’ai tout particulièrement apprécié les personnages comme Dras, que j’appréciais davantage au fil des pages. Et l’arrivée de Cetus, par exemple, n’a fait que me conforter dans mon appréciation sur les personnages de Ruberto Sanquer, que je trouve vraiment attachants. Et puis bon, voir un guerrier se mettre à renifler Louyse, c’est juste savoureux 😉 La maîtresse de Louyse est aussi un sacré numéro! Enfin, ça, je vous laisse le découvrir!

Ce qui m’a un peu plus dérangée, c’est une impression de facilité que j’ai ressenti à certains points du livre ainsi qu’une certaine rapidité dans certaines actions. Je développerais volontiers ces deux points, mais j’ai trop peur de trop en dévoiler. Si vous voulez en discuter par message, n’hésitez pas. Sinon, je vais m’arrêter là 😉

En résumé, je retiens un univers très intéressant avec ces Ringseys et leur puissant lien avec la nature,  des personnages attachants que j’aimerais beaucoup retrouver et une plume très agréable qui m’a permis de tourner les pages avec beaucoup de plaisir! Un livre qui mérite amplement sa place dans le PLIB!

 #ISBN9782367405551 #PLIB2019

 

 

 

 

 

Soleri, tome 1 : L’Empire des Soleri – Michael Johnston

                                  Résumé

Depuis des temps immémoriaux, la lignée des Soleri exerce une domination cruelle et impitoyable sur son empire : des dieux vivants dont personne n’a vu le visage depuis des siècles, et dont le contrôle sur les quatre royaumes inférieurs demeure à ce jour sans partage.

Pourtant, à la date symbolique de l’éclipse annuelle, le roi d’Harkana se rebelle contre l’autorité en organisant en secret une chasse à l’homme. Celle de son fils et héritier, Ren, prisonnier depuis dix ans des entrailles de la capitale, comme le sont par tradition les fils de nobles des quatre royaumes. Pendant ce temps, l’intrépide sœur de Ren, Merit, mène son propre combat en défiant la loi impériale et en épousant l’homme qu’elle a choisi.

Mais toute rébellion a un prix… et dans un monde de magie ancestrale, de rites sanguinaires et de secrets destructeurs, ceux qui osent tenir tête aux Soleri devront en affronter les conséquences.

                                 Mon avis

Un grand merci à NetGalley et Bragelonne pour la lecture de ce livre.
La mise en avant de ce livre a sa sortie m’avait donné envie de le découvrir. Je suis donc un peu tombée de haut en le commençant. L’univers me semblait un peu compliqué à appréhender, sans parler du nombre de personnages qui m’a un peu dérouté, les chapitres courts et…. passé 100 pages, l’histoire n’avait toujours pas démarré. Très franchement, j’ai songé à abandonné le livre. Et pourtant, si certaines critiques étaient parfois nuancées, elles étaient loin d’être mauvaises et je ne comprenais pas mon ressenti. Je me suis accrochée et… j’ai enfin pu rentrer dans l’histoire!

Pour commencer, j’aimerais dire que l’univers est original, avec ces dieux cachés régnant sur un empire égyptien divisé. Divisé car les royaumes n’acceptent pas tous les lois oppressives dictées par ces puissants et mystérieux Soleri. Dans le royaume d’Harkana tout particulièrement. Et c’est bien sûr de là que viennent la plupart des personnages principaux.

Il y a Ren, prince d’Harkana, enlevé à sa famille à l’âge de 3 ans pour se retrouver avec tous les autres  »otages » princiers au Prieuré avec la certitude qu’il n’en sortira pas tant que son père vivra. Une façon assez crue trouvée par les Soleri pour asseoir leur vision du monde sur les futures rois.
J’ai mis du temps à l’apprécier, ce petit prince bien chétif. Courageux, mais d’une naïveté incroyable. Pour autant, ce n’est pas un reproche envers l’auteur. Au contraire, il aurait été faux de penser que passer 10 ans en prison, entre ses 3 et 13 ans, pourrait donner autre chose qu’un adolescent bercé par ses rêves, perdu entre les  »vérités » qu’on lui a inculquées de force et ce qu’il voit de ses propres yeux une fois hors du Prieuré. Malgré tout, ce n’est pas parce qu’un personnage est crédible qu’il paraît sympathique… Mais je suis assez certaine qu’il pourrait me surprendre par la suite.

Il y a également Merit, sa soeur aînée. Un personnage que je n’arrive toujours pas à cerner. Parfois, je la trouvais bien trop ambitieuse, au point de devenir cruelle et d’un égocentrisme extraordinaire, et ensuite, l’auteur apportait une petite nuance d’amour, tristesse, solitude, incompréhension que je ne pouvais pas ignorer. Merit? Un personnage complexe et que je n’apprécie pas du tout, j’avoue 😉

Et Kepina. Qu’est-ce que je l’ai appréciée! Kepina est la soeur cadette de Merit, et l’aînée de Ren. C’est le garçon manqué, l’adolescente traumatisée par un mariage violent à l’âge de 13 ans et qui n’aspire plus qu’à la liberté. Oui mais non… impossible et elle va en faire la cruelle expérience. Ce personnage apporte un piquant bienvenue à l’histoire avec son caractère ombrageux, sa langue bien pendue, ses passes d’arme.. elle est passionnée de bout en bout. Et j’aime toujours ce genre de personnage. Son évolution est la plus incroyable, j’ai adoré!

Les parents de ces 3 là sont aussi assez intéressants. A mes yeux, ils sont tout autant nuancés que Merit. Arko, le père, est un roi ivrogne et triste. Pour autant, il possède une force hors du commun, un certain égocentrisme qu’on ne peut ignorer et un sacré courage. Il en aura besoin…
La mère… on sait de qui tient Merit, c’est certain. Sarra est l’ambition personnifiée. Elle est meurtrie, et son amertume l’a amenée très très loin. Les révélations de fin d’ouvrage sont saisissants! Comment a-t-elle osé? Je vous laisse découvrir, mais le second tome risque d’être intéressant.

La trame autour des Soleri est très prenante. Je ne vous en parlerai pas beaucoup, car je ne pourrai pas éviter les spoiler, mais j’ai beaucoup apprécié la tournure qu’a pris leur rôle dans ce tome. Et je ne peux que me demander ce que cela donnera par la suite.

En résumé: des personnages bien construits, prometteurs, un univers original et intéressant. Cependant, malgré le fait que ce soit un tome 1, j’ai trouvé que l’histoire mettait beaucoup trop de temps à démarrer et c’est dommage. Pour autant, je pense lire la suite quand elle sortira car le positif de ce roman a finalement pu prendre le pas sur ce début laborieux.

La Crécerelle – Patrick Moran – #PLIB2019

la crecerelle

Résumé:

La Crécerelle a le goût du sang. Mais qui sait pourquoi elle tue ? Pour l’argent, pour le plaisir, ou bien pour servir les puissances de l’outre-monde ?

Femme du Sud dans les terres du Nord, experte des arts magiques dans une contrée qui les méprise, la Crécerelle parcourt les cités-États du désert, semant violence et mort sur son passage. Une question demeure… combien de temps encore pourra-t-elle supporter cette vie d’atrocités ?

C’est justement en cherchant à se libérer de l’entité maléfique qui contrôle sa vie, qu’elle va déclencher une série d’événements d’ampleur cataclysmique. Une spirale infernale dont, cette fois, elle ne pourra pas se sortir seule.

La Crécerelle est un premier roman détonnant, à l’héroïne exceptionnelle et à la mécanique implacable, qui renverse les clichés du genre en proposant un mélange inventif d’action, de mystère et d’horreur.

Mon avis

J’étais aux Imaginales cette année quand j’ai découvert Patrick Moran à travers une conférence et que j’ai eu envie de l’acheter. Chose faite, et même qu’il est dédicacé 😉

J’ai proposé ce livre pour le PLIB 2019, peut-être que d’autres aussi, et comme je ne l’avais pas encore lu, j’ai vite remédié à ce problème! Voici donc mon avis détaillé:

J’ai tout de suite apprécié l’écriture qui est très soignée, fouillée et qui va dans les détails. C’était une bonne surprise, car je ne retrouve pas ce genre d’écriture partout alors que c’est quelque chose d’important à mes yeux.

Ensuite, j’ai été.. perplexe. En effet, la première scène avec la Crécerelle l’a fait passer pour un être froid et cruel. Mais cette première scène est aussi offerte d’un point de vue externe. On voit, mais on ne sait rien. Et moi, j’ai bêtement juger sans connaître.

Car la Crécerelle est loin d’être cette personne sanguinaire que l’on croit. Oui elle tue. Non ce n’est pas propre. Ca ne lui fait pas plaisir non plus.
La Crécerelle, c’est une femme très secrète, et très dangereuse. Voilà bien longtemps, un choix qu’elle a dû faire l’a condamnée à être  »contrôlée » par une entité qui a soif de sang. Si la Crécerelle tue, ce n’est pas pour son bon plaisir mais bien parce que l’entité le veut. Et la jeune (est-elle seulement si jeune que cela?) femme n’a de cesse de trouver un moyen de s’en débarrasser.
J’ai vraiment beaucoup aimé la Crécerelle, même si je ne peux pas dire que c’est parce que j’ai pu m’identifier à elle. Ce que j’ai aimé, finalement, c’est qu’elle soit franche, direct et  »vrai ». Par exemple, j’ai adoré un passage où elle explique qu’elle se préfère vivante que morte et que de ce fait, elle se fera passer avant les autres. Est-ce égoïste? Honnête? Dans tous les cas, c’est franc non?! Bref, ce genre de personnage, j’apprécie!

La Crécerelle ne voyage pas seule… en tout cas pas pendant le laps de temps que dure ce roman. Non, par une sorte de hasard, une autre femme se met au travers de sa route (ou est-ce le contraire): Mémoire. Oui, La Crécerelle et Mémoire. Leur duo physique est aussi incongru que celui de leurs noms. La Mémoire, c’est une épouse, une bibliothécaire capable de passer plusieurs jours d’affilée dans les souterrains qui abritent ses livres et ce, sans mettre le nez dehors. Ce n’est donc pas exactement le profil que l ‘on imagine pour coller au compagnon/compagne de voyage d’une tueuse… Et pourtant, ce sera même elle qui ne voudra plus la quitter!

L’une et l’autre vont beaucoup changer et leur duo va évoluer en conséquence. On ne peut pas être aussi différent sans que cela déteigne, malgré soi, sur l’autre. C’est très intéressant à observer, surtout une fois le livre terminé. Là, je repense à elle et je me rends compte que le chemin qu’elles ont l’une et l’autre parcouru est immense.

Parlons physique maintenant! J’adore! C’était.. inattendu. Pour ma part en tout cas, trouver des notions de métaphysique en fantasy, ce n’est pas tous les jours. Cette idée de rationaliser la magie est juste top, j’ai aimé le concept. Alors par contre, j’avoue, je n’ai pas toujours chercher à tout tout comprendre car je m’y perds assez vite, mais dans l’ensemble, je trouve que c’est original et bien fait!

Par contre, ce qui m’a un peu chiffonnée, c’est peut-être le rapport entre la Crécerelle et l’entité, que j’ai finalement trouvé peu expliqué. Des fois elle est là, des fois pas. Des fois elle intervient d’elle-même, des fois c’est la Crécerelle qui l’appelle. Et je ne comprends pas, pourquoi, certaines fois elle la harcelait pour tuer, et d’autres non ou pourquoi elle n’intervenait pas auprès de la Crécerelle même quand elle était furieuse… il y avait un flottement autour, et ça m’a un peu gênée, même si cela ne m’a pas du tout empêchée de prendre plaisir à la lecture. L’autre point négatif est, selon moi, la vitesse à laquelle la Crécerelle change sur la fin. Je n’en dirai pas plus, mais il y a tout à coup une évolution dans sa manière de penser que j’ai trouvé très soudaine même si logique.

Voilà, j’ai un peu fait le tour! J’espère vous avoir convaincu! En tout cas, moi, j’achèterai d’autres ouvrages de l’auteur par la suite. Il n’y a plus qu’à attendre 😉

 

 

 

 

#ISBN9782354086138 #PLIB2019

Dragon Blood T2; La légion des flammes – Anthony Ryan

dragon blood 2

Résumé:

Des siècles durant, le Syndicat Négociant d’Archefer s’est appuyé sur le sang de drac – et sur les pouvoirs qu’il confère aux Sang-bénis – pour protéger son empire. Mais cette manne précieuse est venue à manquer… Lancé à la poursuite du légendaire drac-Argent, Claydon Torcreek a découvert que celui-ci n’avait qu’une ambition : asservir le monde des hommes, à l’aide de son armée d’esclaves altérés. Guidés par une vision, Clay et l’officier de marine renégat Hilemore détournent un navire de guerre et mettent le cap sur les eaux polaires, à la recherche d’un secret ancestral qui leur offrira peut-être la clé de la victoire. Infiltrée en territoire ennemi, l’espionne devenue diplomate Lizanne Lethridge s’efforce elle aussi de trouver des armes pour affronter leur ennemi. Alors que le monde s’embrase et que couvent les feux d’une révolution, ce trio représente malgré lui l’ultime espoir de la civilisation… 

Mon avis:

Je vous mets, pour commencer, ma chronique du 1er tome ICI. J’adore ce qu’écrit Anthony Ryan. Et pourtant, ce n’est pas parfait, je pourrais vous lister plusieurs choses qui me dérangent mais… comment dire, il y a ce petit plus qui fait que je lui pardonne et attend chaque parution avec impatience.

Ce 2ème tome envoie du lourd. Plutôt que de simplement répondre aux nombreuses questions du 1er tome, il en rajoute. A la fin, j’ai eu l’impression que la situation était encore plus complexe et impossible à redresser. Résultat: soit il se plante complètement dans le 3ème tome avec cette envie de créer un univers de fou, soit il retombe  »sur ses pattes ». Grande déception ou coup de coeur à venir!

Les trois personnages principaux restent assez fidèles à eux-mêmes. Clay est vraiment un personnage que j’adore. Je ne pourrais suivre que lui, tant sa progression est forte et intéressante. Il est impulsif mais cela ne l’empêche pas d’avoir de très bonnes idées: inattendues mais souvent décisives. Ce qui lui arrive dans ce tome est complètement fou. Je ne m’y attendais pas du tout et m’a autant embarquée que rendue perplexe: mais où nous emmène l’auteur???? C’était bien notez, et le coup où Clay fond devant un petit Sinople… j’ai adoré!

Lizanne est… froide? Déterminée?  Parfois, j’ai envie de lui reprocher son comportement militaire, dénué d’émotions. Pour autant, j’ai aussi l’impression que c’est la seule à garder les pieds sur terre et à vraiment réaliser le danger devant lequel ils se trouvent tous et que tous ignorent à des degrés divers. Donc oui, elle ne permet pas vraiment au lecteur de s’attacher à elle, cependant, elle avance, tuant, détruisant sur son passage, sans jamais perdre de vue son objectif ni qui est son véritable ennemi. Je n’ai pas toujours été convaincue par ce qu’il se passe dans ses chapitres, mais j’ai néanmoins beaucoup aimé en apprendre plus sur l’Artisan fou!

J’ai trouvé qu’Hilemore était un peu en retrait dans ce tome. Soyons honnête, j’avais déjà un peu cette impression dans le 1er. Néanmoins, je trouve que ce personnage a toujours beaucoup de potentiel et j’espère vraiment qu’il pourra  »briller » dans ce 3ème tome, car je ne peux m’empêcher de l’apprécier. La personne elle-même inspire à la sympathie et le cadre marin dans lequel il évolue me plaît beaucoup. L’un dans l’autre, cela explique que même en retrait, j’apprécie de le suivre tout en en espérant davantage.

Bref, ce livre mériterait un article encore plus long mais je ne veux pas vous en dire trop. Sachez juste que cet auteur mérite un petit détour, que ce soit par cette trilogie que par celle de Blood Song, un beau coup de coeur pour ma part. J’espère que vous vous lancerez dans Dragon Blood si ce n’est déjà fait. Car cet univers est vraiment excellent. Ce n’est pas un bête livre de dragons, c’est très bien travaillé, pleins de nuance et d’Histoire, où tout est plus compliqué qu’il n’y paraît. Et l’écriture… elle est détaillée et fluide, ce n’est que du plaisir. Non vraiment, lisez 🙂