A.I. Amis imaginaires – Betty Piccioli

a.i.

Résumé:

14 millions d’amis ont envahi le monde, pour votre plus grand bonheur !

Il y a sept ans, les amis imaginaires des enfants se sont soudain matérialisés dans le monde réel, sur toute la planète. 

Elena, douze ans, vit depuis lors une existence paisible avec ses parents et son A.I. John, un lion dandy qui s’est parfaitement intégré dans la société. 

Mais un jour, aussi mystérieusement que sont apparus les A.I., des vagues d’enfants se mettent à disparaître. A quand le tour d’Elena? Le compte à rebours est lancé…

 

coup de coeur

 

Mon avis:

Attention! Alerte lecture doudou! Ca manque de sérieux, comme déclaration, mais peu importe 😛

J’ai adoré cette lecture! Et comme cela aurait été bête que je passe à côté! Heureusement, j’ai décidé de m’inscrire pour le PLIB2019, et ce livre faisait partie des ebooks offerts dans le cadre du prix! Je me suis donc laissé tentée et… quelle belle surprise!

Imaginez un monde où, une nuit, les amis imaginaires de milliers d’enfants apparaissent. Imaginez que cela se produisent les années suivantes. Puis plus rien, mais en attendant, un nombre inimaginables de ces amis imaginaires vivent parmi nous! C’est magique, de penser que cela puisse vraiment se produire. Je n’ai personnellement pas eu d’ami imaginaire, mais je crois que pour ceux pour qui c’est le cas, c’est très précieux et magique!

Elena, très heureuse avec ses parents, voit donc arriver John, un lion dandy. J’adore. Que dire… vous arriver à imaginer un lion, gentleman jusqu’au bout des griffes, faisant des crêpes à une jeune fille? Moi oui, et ce lion, je l’aimerais tellement à mes côtés. A la fin du livre, je rêvais d’un lion dormant sur le tapis, à côté de mon lit, m’entourant d’amour et de réconfort.

Or, tout n’est pas rose. Beaucoup d’A.I. se sont retrouvés rejetés par les parents, voir les enfants dans certains cas.  Ils travaillent… ou pas… sont aimés… ou pas. Restent sous la coupe des humains qui les exploitent du mieux qu’ils peuvent…

Autant dire qu’au moment où la première vague d’enfants disparaissent, aussi soudainement que les A.I. étaient apparus, la surprise est totale. D’autant plus lorsqu’on comprend que ce sont les derniers enfants ayant eu leur A.I. qui ont disparus… Elena fait partie des tous premiers… le compte à rebours a commencé.

Elena, John et leurs amis vont donc enquêter afin de découvrir pourquoi ces enfants disparaissent et comment empêcher que tous les enfants ayant des A.I. disparaissent… et où d’ailleurs? Où vont-ils?

Il n’y a pas de temps mort. Les moments d’humour ou de légèreté alternent avec des scènes plus graves, tristes, émouvantes. Le rythme est excellent, il y a du suspense, de l’action! Des rires et des larmes! Et c’est aussi une douceur incroyable, surtout quand je pense au lien entre Elena et John, ou encore Raphaël et son A.I. Une vraie relation qui pose des questions sur l’amour, sur aimer l’autre tout en lui laissant sa liberté. Mais si laisser l’autre libre le poussait à s’en aller? Et si, au contraire, cela le poussait à vous aimer davantage?

Ce livre, c’est une belle histoire, avec des personnages attachants. Ca fait rêver, s’interroger sur nos liens avec les autres, l’amour et tant d’autres choses.

Le seul point, au final, qui m’a dérangé dans ma lecture est la fin que j’ai trouvé un brin abrupte et facile. Le coup de coeur est néanmoins là!

Une lecture que je conseille absolument si vous voulez retourner en enfance, rêver, rire et vous laisser embarquer dans une aventure complètement folle!

 #ISBN9782362312342 #PLIB2019

 

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[Concours]Au secours ma grand-mère est une sorcière – Céline Le Gallo – Oskar éditeur

au secours

Résumé: 

Les vacances de la Toussaint arrivent, et la perspective de passer une semaine à la campagne chez mamie Huguette n’enchante guère Antoine. Au programme : repas pris à heures fixes, devoirs de vacances, après-midi jeux de société avec le club du troisième âge et coucher à 21 h. Bref, des vacances d’un ennui mortel ! Mais une nuit, Antoine perçoit d’étranges bruits en provenance du grenier. N’écoutant que son courage, il décide d’aller voir. Antoine ne se doute pas encore qu’il est sur le point de faire une terrifiante découverte..

Concours:

J’ai reçu ce livre grâce à la masse critique de Babelio. Je les remercie ainsi que les éditions Oskar pour l’envoi du livre. Comme je vis en Suisse, il arrive souvent que l’envoi soit plus long et je suspecte que c’est à cause de ça que les éditions Oskar m’en ont envoyé un 2ème. J’ai trouvé très correcte de leur part de me renvoyer un exemplaire, ce n’est pas toujours le cas. J’ai donc décidé de faire un concours.

Il faut envoyer un mail à : samlor812@gmail.com avec vos coordonnées. Et si vous avez un pseudo pour un blog, compte insta ou autre, n’hésitez pas en m’en faire part (là ce n’est que de la curiosité de ma part 😉 ) Je ne mets pas de frontières pour les participations, mais un minimum de politesse ça, volontiers! Vous avez jusqu’au 25 midi pour participer, ensuite je procéderais au tirage au sort par la main innocente de mon apprentie sorcière de 4 ans.

C’est avec du retard que je viens publier les résultats. J’avoue avoir été déçue du peu de participation!

Voici les photos et le résultat 😀

Je vais contacter Fondant Grignote pour l’envoi du livre! Bravoooooo 😀

Mon avis:

Etre un jeune ado et avoir une grand-mère qui fait mami ringarde, ce n’est pas évident. Pauvre Antoine 😉

Ce n’est donc pas la grande joie lorsqu’il apprend qu’il va passer quelques jours chez sa grand-mère pendant que ses parents batifolent en couple, sans leurs ados. Et ça ne loupe pas, sa façon de s’habiller se passe de commentaires, ses activités pendant la journée aussi. On passera sous silence qui sont ses meilleurs amis ou encore ce qu’elle cuisine. Pauvre, pauvre Antoine!

Et pourtant, l’horreur ne fait que commencer car bientôt, il la suspecte d’être une affreuse sorcière! Et dire qu’il est seul avec elle… loin de tout! Et Antoine n’est pas au bout de ses surprises!

C’était une lecture très sympathique. Avec un ado attachant à souhait, une grand-maman bien plus malicieuse que ce qu’on pourrait croire. Une jolie façon de rapprocher deux générations qui ont peut-être parfois un peu de mal à trouver un terrain d’entente. Tout cela sur fond de sorcière et de chat maléfique!

Le seul bémol que j’ai rencontré dans ma lecture tient au style qui n’était pas toujours le même. Mais c’est tout ce que je peux reprocher à ce petit livre qui m’a fait sourire et passer un bon moment. Encore un merci à Babelio et Oskar pour la découverte!

 

Les Loups-Garous de Thiercelieux – Silène Edgar et Paul Beorn #PLIB2019

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Résumé:

L’une vit le jour, l’autre vit la nuit…

1846. Un soir d’automne, le ciel est rouge au-dessus du village de Thiercelieux.

Lapsa et Lune ont grandi ensemble mais cette nuit-là, l’appel de la lune rousse va les séparer. Lapsa découvre qu’on lui a menti sur la mort de ses parents et se jure de découvrir la vérité. Lune se lance à la poursuite d’un loup noir, jusqu’à un coffre caché sous un rocher. À l’intérieur : des masques de loups, un poème oublié qui parle de vengeance…

Un masque sur le visage, la jeune fille se sent soudain investie d’une force animale. Elle fait le serment de lutter contre les injustices qui frappent le village.

Mais la malédiction des loups, surgie du passé, ne risque-t-elle pas de bouleverser Thiercelieux et de les dépasser toutes les deux ?

Mon avis:

J’ai découvert Silène Edgar avec la trilogie de Moana pour laquelle j’ai eu un coup de coeur! Je n’ai malheureusement jamais lu Paul Beorn, même si j’espère pouvoir réparer cette erreur un jour en le lisant en tant qu’auteur en solo. Pour autant, je savais que leur collaboration était excellente, tous les avis étaient là pour m’en convaincre. Je me suis donc engagée avec confiance dans cette lecture. Je remercie NetGalley et Castelmore de m’avoir permis de le lire.
(Je l’avais proposé pour le Plib2019, malheureusement, il n’a pas été sélectionné. Cela ne m’a bien sûr pas empêchée de le lire :D)

Bien sûr, j’adore le jeu de rôle. Et comme certains, j’ai eu un peu peur de voir qu’une autrice que j’adorais se lançait dans l’écriture du roman avec Paul Beorn. J’avais des attentes, tant au niveau de l’univers que de leur manière de le transcrire. Et c’est avec soulagement que je peux vous dire qu’à mes yeux, c’est réussi.

L’écriture est très agréable. C’est travaillé sans pour autant être lourd, parfait pour des adolescents. J’ai beaucoup apprécié! L’univers est excellent, avec ce village qui fonctionne presque en huis-clos, enfermé dans ses secrets et cette forêt qui les entoure…

Les personnages sont très bien construits, même si j’avoue avoir eu du mal à m’attacher à certains au début.
J’ai tout de suite aimé Lapsa, qui a une sorte de candeur qui m’a touchée. Elle a son caractère aussi, mais avec une grand-mère comme la sienne, mieux vaut filer droit! Elle ont une relation forte. Pas fusionnel, mais néanmoins solide, avec ses hauts et ses bas. Il faut dire que Lapsa n’a pas une histoire évidente et beaucoup, beaucoup trop de mensonges et de non-dits noircissent un passé dont on lui cache tout.

Mensonge, non-dits… ou masque sont des termes que l’on peut adresser au village en entier, qui vit sa malédiction avec plus ou moins de réussite. L’effet de la peur, de la rancoeur, des secrets qu’on se dissimule, des masques qu’on porte pour cacher qui on est vraiment, tout ceci est terriblement bien retranscris dans ce livre où les personnages sont plus nuancés qu’on ne le croit. Aucun de ceux qu’on suit de près ne sera le même à la fin. Beaucoup de masques tomberont.

Au niveau des personnages, (je m’égare je m’égare), il y a aussi la meilleure amie de Lapsa: Lune. C’est peut-être le personnage pour lequel j’ai eu le plus de peine à me sentir proche, tout du moins au début. J’avoue qu’elle m’agaçait un peu, avec ses airs de revanche, sa colère, et tout ce qu’elle dissimulait à Lapsa. J’imaginais qu’elles affronteraient tout ensemble, et toute la dissimulation de Lune envers sa meilleure amie ne m’a pas convaincue. De plus, j’avais vraiment de la peine avec Arnoux, le second de la bande, ce qui n’a pas aidé. Pour autant, Lune est un personnage qui a beaucoup évolué, elle m’a surprise en bien et m’a permis de changer mon avis sur elle.
Raoul, le troisième, m’a forcément plu. Je dis  »forcément », car je ne pense pas possible que ce personnage attire de l’antipathie. Il est terriblement attachant et permet de faire la balance avec le profond désir de vengeance d’Arnoux. C’est un peu l’élément neutre du trio, celui au caractère le plus doux et à la colère plus mesurée.

Au niveau de l’intrigue et du rythme, je tire mon chapeau. C’était parfait. Il y a une quantité astronomique de secrets, qu’on découvre au fil des pages, jamais d’un coup, jamais rapidement. Toujours, les auteurs retiennent les révélations jusqu’à que ce ne soit plus possible. Si le début est bien entendu assez lent, la suite va de plus en plus vite jusqu’à avoir un rythme de thriller que j’ai adoré retrouver dans ce livre.

En bref, même si tout ne m’a pas plu à 100%, ce qui me reste en tête de cette lecture est très bon. Je veux tout particulièrement relever les points forts de ce roman que sont l’intrigue et le rythme soutenu qui m’ont emmenée avec énormément de plaisir au sein d’une histoire excellente! Silène Edgar est décidément une autrice qui me plaît énormément. Me reste plus qu’à découvrir Paul Beorn avec Calame, qui m’attend dans ma Pal 😉

#ISBN9782362312076 #PLIB2019

La légende des quatre T1; Le clan des loups de Cassandra O’Donnell #PLIB2019

la légende

Résumé:

Ils sont quatre
Quatre héritiers de leurs clans
Ils doivent s’unir pour survivre …
Loups, tigres, aigles et serpents
Quatre clans ennemis …
Les yokaïs , créatures tantôt humaines tantôt animales vivent dans une harmonie fragile …
Sur les terres humaines, la tension est palpable …
Maya, l’héritière du clan des loups et Bregan, des tigres sont les garants de la paix …mais pourront-ils résister à leurs instincts profonds pour sauver leurs tribus?

Mon avis:

CE ARTICLE A ETE PUBLIE A LA DATE DE SORTIE DU LIVRE. JE REPUBLIE CET ARTICLE CAR CE LIVRE FAIT PARTIE DE LA SELECTION DU PRIX PLIB 2019 DANS LEQUEL JE SUIS JURY 😀

Un grand merci à Cassandra O’Donnell d’avoir pris mon nom pour l’envoyer aux éditions Flammarion, que je remercie également pour l’envoi. J’ai eu énormément de plaisir à le recevoir et encore plus à le lire, d’autant plus que la couverture du livre est tout simplement magnifique!

J’avoue, j’ai un peu ronchonné au début 😉 Je crois que je deviens un peu pénible, et le fait de démarrer au milieu d’une action ne me convient pas trop. Mais c’est un détail infime, car d’une certaine façon, cela permet d’entrer directement dans l’histoire, et cette dernière est extra. Je m’explique, maintenant que j’ai fini de ronchonner 😉

On commence l’histoire avec Mika, le petit frère de Bregan. Ce dernier a 16 ans et est l’héritier de son clan. Il est très puissant, sombre et possède un sang-froid qui cache à peine la force qu’il détient au fond de lui.
Son clan, celui des Taïgan, est en paix avec les trois autres. Pour le moment tout du moins. Interdiction totale de fréquenter, ou ne serait-ce que s’adresser à un membre des Lupaï, Serpaï ou Rapaï, les trois autres clans de Yokaïs. Or voilà que le petit Mika entre sur le territoire des Lupaïs et tombe, comme de juste, sur l’héritière des Lupaï: Maya. On lit en elle comme dans un livre ouvert. D’un caractère ombrageux, Maya dit ce qu’elle pense, et fait ce qu’elle dit. Je l’ai trouvée très très intéressante. Elle possède une palette d’émotions très large, et cela fait d’elle un personnage aux multiples facettes comme je les aime.

Ces deux héritiers sont les personnages que nous suivons le plus dans ce tome. J’ai beaucoup aimé leur relation à la fois évidente et complexe. Leur jeunesse les pousse à oublier les rancunes du passé, à faire fi de la haine qui se transmet de génération en génération. Mais ils n’ont que 16 ans et aucune autorité au sein de leur clan… Les autres personnages que je peux citer sont bien sûr les deux autres héritiers: Nel du clan des Rapaïs et Wan du clan des Serpaïs. J’ai un petit coup de coeur pour Nel. Première raison très personnelle, c’est le prénom de ma fille. Alors forcément, je ne peux m’empêcher de ressentir de l’empathie pour elle. Plus objectivement, j’aime beaucoup sa jeunesse combinée à une maturité précoce. J’apprécie aussi la particularité de son clan, qui vit dans les hauteurs et ne se mêle guère aux autres. La relation qu’elle a avec sa mère est très dure, et lorsqu’on s’en aperçoit, on comprend d’autant plus la maturité qu’elle possède malgré son jeune âge. En bref, cette petite Nel est très intéressante à suivre. Wan est absolument détestable. Mais il faut le dire, il est transparent et efficace, ce qui le rend d’autant plus dangereux. Il m’a fait sourire un grand nombre de fois, ses réparties sont savoureuses, surtout quand Nel est dans les parages!

Tout ce petit monde se côtoie sans se côtoyer dans une école que fréquente également les humains, qui sont à présent tolérés par les Yokaïs et non plus  »dominants » comme c’est le cas de nos jours. Une situation très intéressante, qui n’est pas sans me faire penser à la série d’urban fantasy Meg Corbyn. Excellente série, mais tout de même clairement pour adulte contrairement à ici. Je m’égare… Je disais donc, les quatre héritiers sont obligés d’évoluer les uns à côté des autres ce qui créé quantité de tensions au sein de l’établissement.  Alors, quand des Yokaïs se font assassiner, les tensions montent entre les clans, et Bregan, Maya, Nel et Wan se retrouvent seuls pour découvrir ce qui se trame réellement derrière ces morts… La rancœur entre Yokaïs est tenace, mais peut-être que la vrai menace vient d’ailleurs…

Que vous dire, si ce n’est que je suis remontée loin, à quand je lisais 10 livres par semaine, quand je plongeais émerveillée dans ces récits qui faisaient tourner mon imagination à plein régime. Ce livre m’a plu adulte, mais il m’aurait encore davantage plu en étant adolescente. Le rythme, les personnages, l’univers créé par Cassandra O’Donnell, c’était exactement ce que j’aimais. Et… que j’aime toujours, soyons honnêtes!

#ISBN9782081394254 #PLIB2019

 

 

Le train vers l’impossible T1; Une livraison maudite – P.G Bell

train impossible

Résumé:

Suzy a toujours eu les pieds sur terre. Mais, lorsque deux trolls et une ourse garent leur train dans son salon, elle est bien obligée de se poser des questions !

Tous travaillent pour le service postal de l’impossible. Leur mission ? Livrer des colis aux cinq coins de la réalité. Curieuse, Suzy décide d’intégrer leur équipe de postiers. Traverser le vide en train, rouler dans le néant ? Tout est possible dans les lieux impossibles !

Mais son voyage ne sera pas de tout repos. Voilà que, déjà, une grenouille maudite la supplie de l’aider : la sorcière lady Crépuscula lui a lancé une malédiction, et les lieux impossibles sont en grand danger…

ALERTE COUP DE COEUR

Mon avis:

Un immense merci à NetGalley et aux éditions Hachette pour la lecture de ce livre que j’ai a-d-o-r-é! Un beau coup de coeur, vivement la suite!

A travers ce livre, nous suivons une jeune demoiselle de 11 ans qui se prénomme Suzy. Elle adore la physique et se trouve en décalage avec les enfants de son âge au vu de ses goûts personnels. Et voilà qu’un jour, une équipe de préparation (vous saurez laquelle si vous lisez le livre) ne fait pas correctement son travail et Suzy se lève pendant la nuit et découvre.. un troll!

La jeune fille ayant du caractère et curieuse de nature, elle s’embarque in extremis dans le train qui passe dans son salon (vraiment, lisez… vous comprendrez) et se retrouve adjointe du maître postier du train de l’impossible. Tout un programme.

Ensuite, vous rajouter ce fameux maître postier attachant à souhait, une ourse polaire jaune (là aussi, il y a une explication que j’ai adoré!), le conducteur du train un brin ronchon et troll de son état… vous prenez une glaçante sorcière, une grenouille insupportable, quelques autres personnages encore et vous avez devant vous un roman jeunesse extra! Si je devais le résumer en un mot, ce serait: absurde. Mais attention, il n’y a aucune connotation négative. C’est l’absurde dans tout son génie, un absurde drôle et qui permet de s’évader complètement car tout est possible, tout se fait et vous avez la certitude d’être surpris car comment tout deviner quand l’impossible se réalise et que les scènes surréalistes se suivent sans pour autant nous perdre! Ah non, parce que c’est bien écrit et que l’intrigue se tient du début à la fin! Et le titre: le train vers l’impossible tient bien son nom!

Et le plus dans ce livre jeunesse, ce sont les personnages! Ils sont nuancés! J’insiste lourdement là-dessus. On voit souvent un grand méchant qui est bien méchant, un gentil très gentil etc… là… c’est bien plus fin que ça. Par exemple, il y a un personnage que je n’a pas apprécié. Je le trouvais vraiment affreux. Eh bien, à la fin, je ne l’aimais certes toujours pas, néanmoins il a marqué quelques bons points qui m’ont forcé de voir mon jugement négatif à la baisse. Et ça, c’est vraiment quelque chose que j’apprécie dans un roman, encore plus lorsqu’il est jeunesse.

Enfin bref, vous l’aurez compris, j’ai quasiment tout aimé, sauf peut-être tous ses secrets que Suzy garde et qui ne cesseront de la faire se sentir mal durant tout le roman… c’était un brin répétitif et pas forcément  »utile ». Mais voilà le seul point négatif que j’arrive à vous mettre en avant.
Je vais guigner la sortie poche de ce roman pour me le procurer même si je l’ai déjà lu, et suivrait attentivement la sortie de la suite. Car il semblerait que Suzy garde son emploi!

Et franchement, le livre papier est obligatoire avec une couverture aussi magnifique!

 

Vacances à la ferme – Michaël Escoffier et Nicolas Gouny – Balivernes éditions

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Résumé:

Ce matin, les animaux de la ferme ont un comportement étrange. Le fermier découvrira-t-il à temps ce qu’ils manigancent ?

Mon avis:

Un grand merci à Babelio et Balivernes éditions pour l’envoi de ce livre lors de la Masse critique.
J’ai toujours aimé les albums et la littérature jeunesse, et cela n’est pas près de changer avec deux petits bouts qui aiment beaucoup les livres.

J’aimais bien la thématique de la ferme, ainsi que l’idée des animaux qui décident de s’offrir des vacances au nez et à la barbe du fermier. Ce dernier est odieux. On le voit parcourir la ferme en tout sens afin de prendre du lait, des oeufs ou simplement pour assouvir sa colère. Il ne trouve personne… et que des problèmes. Aujourd’hui, rien ne va comme d’habitude. Tout lui échappe. On voit, discrètement, que ses animaux se font la malle, mais lui ne voit rien du tout. Ce n’est cependant qu’à la fin de l’ouvrage que l’on comprend réellement ce qu’il se passe.

J’ai bien aimé le fil rouge de l’histoire avec ce fermier colérique et ces pauvres animaux qui n’en peuvent plus. J’ai par contre eu plus de mal avec le graphisme. C’est toujours tellement personnel et dur à expliquer… peut-être le manque de perspective… Et si moi, en tant qu’adulte, je comblais ce que le texte ne disait pas ou interprétait des petits détails, je ne suis pas certaine que cela soit le cas des tous jeunes lecteurs. C’est difficile à dire.

En résumé, j’ai apprécié l’intrigue, mais j’ai eu de la peine avec le graphisme ainsi qu’avec la compréhension globale du récit du point de vue des enfants.

 

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Mission capitale T1; Londres – Béka

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Résumé:

Alors qu’ils visitent Londres, Naïs et Jules remarquent dans un pub un jeune homme à l’attitude étrange. Il prend brusquement la fuite après leur avoir confié une clé USB, puis les contacte par SMS. C’est un hacker traqué par son ancien employeur auquel il a dérobé un dangereux programme informatique…

Mon avis:

Un grand merci à Netgalley et les éditions Rageot pour l’envoi de cet ebook.

Il y a eu un temps où je ne lisais que de la jeunesse et j’adorais ça. Puis je me suis égarée dans les thrillers et la fantasy et j’ai un peu délaissé ce genre. Grave erreur, c’est toujours un plaisir de se replonger dans des enquêtes et des aventures pour jeunes lecteurs!

Si je n’ai pas eu le coup de coeur, il me manquait ce petit truc en plus  »qui fait que », je dois dire avoir passé un très bon moment:

Le cadre de la ville de Londres ne pouvait que me plaire car je rêve d’aller un jour visiter cette ville. Grâce à nos deux jeunes touristes de 12 et 14 ans venus accompagné leur mère pour un congrès au Natural History Museum, nous la traversons de part en part. En effet, leur enquête va les mener de monuments célèbres à des boutiques plus spécifiques et originales.

Naïs et Jules sont les enfants d’une scientifique à la tête en l’air. Leur père journaliste ayant disparu depuis des années, ils forment une famille réduite que j’ai trouvé très soudée. Naïs porte clairement le rôle de  »maman » dans la famille et j’avoue que c’est encore ce qui m’a fait le plus tiqué dans cette lecture, car le rendu n’était pas très crédible. Ceci dit, je l’ai bien aimée, cette petite Naïs intelligente et déterminée. Et que dire de Jules, l’ado accro aux jeux vidéos et aux réseaux sociaux? Ce sont des personnages attachants que j’ai apprécié de suivre à travers leurs pérégrinations londoniennes.

L’intrigue elle-même: un hacker pourchassé dans la capitale anglaise, est plutôt bien tournée. Il y a du suspense, des surprises et ce sentiment grisant de participer à un jeu de pistes comme le ressentent nos deux détectives est tout simplement extra. Entre un retournement de situation intéressant et une course-poursuite qui frôlera les dinosaures de très près, l’action est au rendez-vous. Et mon âme de lectrice et de voyageuse a tout simplement adoré le petit passage dans un certain pub.

Bref, je vous laisse découvrir 😉

 

p.s. un tome 2 devrait voir le jour à cet automne. Destination: Bruxelles!

Moana T1; La saveur des figues – Silène Edgar

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Résumé: 

La Polynésie où vit Moana est désormais couverte de neige.
Et le monde, en proie à un terrible refroidissement, doit être repeuplé de toute urgence. C’est pour cela que Moana devra bientôt se marier et avoir des enfants. Mais Moana a un secret, son arrière grand-mère, Mémine, qui reste cachée à la maison pour ne pas être envoyée comme tous les anciens dans une maison du souvenir. Mémine raconte à Moana sa jeunesse, et comment était le monde, avant la terrible catastrophe.
C’est probablement ce secret qui donnera la force à Moana de refuser sa vie toute tracée et de partir à l’aventure…

Mon avis: 

Un immense merci à Netgalley et Castelmore pour l’envoi de l’ebook. C’est à force de voir ce titre à gauche et à droite que j’ai été intriguée et que j’ai décidé d’aller voir de plus près ce qu’il en était.

Et j’ai été de suite captivée. Forcément, dans les premières phrases, Moana demande ce qu’est une marmotte. Comment?? Elle ne le sait pas? Dès ce moment-là, il fallait que j’en sache plus. Que voulez-vous, j’en ai vu des dizaines des marmottes 😉

Moana m’a énormément plu. Une jeune fille qui va sur ses 12 ans, très intelligente, vive et qui ne comprend pas, non vraiment pas, pourquoi elle devrait se marier et faire des enfants alors qu’elle pourrait partir étudier à la capitale! Mais son village n’a pas assez d’enfants… Suite à la Catastrophe, le but premier est de repeupler la Terre et donc enfanter, enfanter et enfanter. Alors laisser une jeune fille partir pour étudier…

Sauf que Moana a un secret. Elle a Mémine. Sa Mémine, c’est son arrière-grand-mère de 80 ans, que sa famille cache depuis 20 ans car toute personne âgée de plus de 60 ans est envoyée dans la  »Maison du souvenir » de la capitale. Et Mémine, c’est une grand-maman du tonnerre. Un brin fofolle, rebelle, joyeuse, aimante. Une personne qui n’a jamais oublié son amour disparu durant la Catastrophe…

Si l’intrigue a mis un peu de temps à vraiment prendre son envol, il a cependant permis de planter un décors de base triste, terne, sans aucun espoir d’avenir radieux. Personne ne voudrait être condamné à se marier à 12 ans avec pour seul rôle de pondre des gamins. Je n’appelle même plus ça avoir des enfants, c’est bien plus sombre.
Tout ca pourquoi? Parce que le gouvernement de Pondichéry a décidé que c’est ce qu’il fallait faire. Il ne faut pas poser de questions, il ne faut pas vouloir autre chose. Et il ne faut surtout pas se tourner vers le passé.

 »Moana – la saveur des figues » est un roman d’anticipation jeunesse tout simplement excellent, alliant des personnages tous plus attachants les uns que les autres, un univers mystérieux et glaçant, une intrigue douce et prenante à la fois. J’ai adoré à peu près tout, et si l’univers n’est pas aussi développé que ce que j’aurais souhaité, je veux bien croire que ce sera le cas par la suite.

Le petit plus a été la découverte d’une auteure que je croise autant sur les réseaux sociaux que dans les salons. Au plaisir de la lire à travers les aventures de Moana!

Monsieur Loup a les crocs – Simon/Chebret

monsieur loup a les crocs

Résumé:

Monsieur Loup a une très grande faim, il mangerait bien au moins trois petits cochons…
Cette histoire vous dit quelque chose ? Eh bien, détrompez-vous !

Dans cette version, contre toute attente, les petits cochons vont ouvrir leur porte au loup affamé. Ils commencent par l’installer confortablement, l’équiper d’une grande serviette autour du cou, puis ils le régalent d’un festin de légumes fraîchement cuisinés. Le loup, incrédule, ne peut que le constater : non seulement il est rassasié, mais en plus il a beaucoup aimé ce qu’il a dégusté…

Mon avis:

Merci à Babelio et aux éditions Rue de l’échiquier pour la lecture de cet album!

Lire ce conte, c’est avoir faim. Non pas de cochon cette fois, mais de ce que ces messires cochons cuisinent, et ce n’est pas de la viande!

C’était très sympa de lire une version différente des trois petits cochons. D’autant plus que les plats présentés sont alléchants, que les dessins sont très jolis avec un texte agréable et pas trop long pour nos petits loups à nous.

Je ne suis pas végétarienne, mais je trouve le concept intéressant. C’est bien de garder l’esprit ouvert, et de voir que de faire (ou ici de manger) différemment, ca marche également! Il y a toute une série de plats présentés, que le loup mange à chaque fois avidement et avec plaisir, et ca présente ainsi un petit panel de recettes qu’on peut retrouver dans son assiette.

Ma choupi a en tout cas beaucoup aimé l’histoire. Rien de tel qu’un loup, des cochons et de la nourriture pour apporter un joli sourire sur son visage!