House of cards – Michael Dobbs

house of cards

Résumé:

Francis Urquhart est au fait de tous les secrets des partis politiques – et il est bien décidé à s’en servir pour devenir Premier Ministre. Mattie Storin, elle, est une jeune journaliste d’investigation aux dents longues, qui relève le défi le plus excitant de sa vie en découvrant un scandale financier impliquant les plus hautes sphères. Pour révéler la vérité, elle aussi est prête à tout…

Mon avis:

Je ne sais plus sous quel coup de tête je m’étais procuré ce livre en version numérique. Peut-être à force d’en entendre parler, pour savoir ce qu’il valait… dans tous les cas, ce n’est, de prime abord, pas du tout mon style de thrillers. C’est donc sur un second coup de tête que je me suis décidée à le commencer.

Au tout début, on reste en surface du récit. L’auteur, qui je le rappelle à travailler aux côtés de Thatcher, reste en retrait, nous présentant la réélection du Premier Ministre. On rencontre beaucoup de personnages, pour certains à l’air très insignifiants. Et pourtant, ils auront tous leur rôle à jouer. Et c’est suite à un camouflet que j’ai découvert, peu à peu, ce qu’avait Francis Urquhart dans le ventre.

Personne ne me l’avait décrit. J’ai donc été surprise d’avoir affaire à un anti-héros. Et je ne parle pas là du mauvais garçon qu’on aime bien secrètement. Non, je parle d’un manipulateur, un calculateur sans aucun scrupule. Une personne très intelligente, qui sait sonder l’âme humaine et l’utiliser à ses propres fins. C’est un homme qui a su attendre son heure et qui, carte après carte, abat son jeux. Enfin, seulement au lecteur car jamais, jamais ses collègues ne doivent soupçonner un seul instant ce dont il est capable pour parvenir à ses fins.

C’est ce qui m’a fait apprécier le livre. Découvrir ce qu’Urquhart avait en tête car toujours, nous restons à ses côtés, jamais dans ses pensées. Nous découvrons ainsi en même temps que le reste du monde les tours qu’il avait dans son sac. C’est machiavélique et au combien tortueux. Et c’est brillant. Malsain, mais brillant.

C’est donc avec une pointe de déception que je suis arrivée au bout du roman. Car ce que j’appréciais dans cette lecture, c’était tout le côté manipulateur. Hors, sur la fin, Urquhart va, selon moi, un peu trop loin et casse ce côté  manipulateur. Un petit moins sur la fin donc, mais qui ne m’a pas gâché le livre. Je suis très surprise d’avoir apprécié cette lecture. Je n’aime pas la politique. Absolument pas. Et pourtant, même si le contexte du roman est indéniablement politique, c’est tout le reste, cette manipulation, qui a retenu pour attention.

Une lecture surprenante qui m’a cependant suffi. Je ne vais pas continuer la série livre. Cependant, je pense jeter un oeil à la série TV voir ce qu’elle vaut. Cela pourrait être très intéressant!

 

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Ne pleure pas – Mary Kubica

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Résumé:

Chicago, en ville. Esther Vaughan disparaît du jour au lendemain. Inquiète, Quinn, sa colocataire, prend conscience qu’elle ne sait rien d’Esther : celle-ci a toujours refusé de parler de sa famille, et laisse derrière elle un fouillis qui ne lui ressemble pas – en particulier une lettre qui instille le doute dans l’esprit de Quinn « sainte Esther », comme elle la surnomme, n’est peut-être pas la personne qu’elle croit…

Ailleurs, dans un petit port sur la rive du lac Michigan. Alex Gallo voit entrer une inconnue dans le café tranquille où il travaille. Le genre de jeune femme dont la beauté et le charme font qu’elle ne passe pas inaperçue et ne laisse pas indifférent. Alex a dix-huit ans ; il se laisse envoûter en toute innocence…

Mon avis: J’ai lu ce livre dans le cadre de  »Pioche dans ma pal » pour lequel je participe avec Callysse pour la session janvier-février.

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On m’avait conseillé ce livre et je me l’étais procuré assez vite. Je connaissais l’auteure de nom, mais sans plus. Pas d’échos, de chroniques parcourues… C’est donc sans trop d’a-priori que je me suis lancée dans la lecture de ce livre.

Les chapitres sont très courts et alternent entre les récits d’Alex et Quinn.

Alex est un adolescent de 18 ans, abandonné par sa mère à l’âge de 5 ans, en charge de son père alcoolique perpétuellement soûl. Six mois plus tôt, à la sortie du lycée, il a refusé une bourse pour partir loin, à l’université. A la place, il est passé en temps plein à son travail de serveur dans un petit bistrot de la ville en banlieue de Chicago où il a toujours vécu. Alex, c’est un bon garçon. Trop bon, avec un coeur granddddd comme ça pourrait-on dire. Il m’a beaucoup plu. Si tout le monde pouvait avoir un ado comme ça, tout serait bien plus facile 😉

Quinn, elle, n’est pas faite pour les études. Elle a quitté le domicile familiale dès qu’elle a pu après le lycée, pour débuter une colocation en plein Chicago avec Esther et commencer un petit travail mal payé dans un cabinet d’avocat. Esther, c’est une jeune femme très secrète, qui travaille et étudie en même temps. Une année auparavant, elle a dû trouver une nouvelle colocataire pour remplacer l’ancienne et c’est ainsi qu’elle est tombée sur Quinn.

Ca, c’est le contexte général. Tout débute vraiment lorsqu’un dimanche matin, Quinn découvre qu’Esther est partie par la fenêtre, via l’escalier de secours, et qu’Alex rencontre une nouvelle cliente, hypnotique, mystérieuse qu’il va surnommer  Pearl.

En parallèle, on découvre qu’Esther avait une pléïade de petits secrets, et Quinn entre aussitôt dans un délire paranoïaque. Qui était sa colocataire avec qui elle avait une relation extraordinaire, et que lui voulait-elle avant  de disparaître? Alex lui, voue une obsession maladive envers Pearl. Qui est-elle. Que fait-elle dans le coin. Qu’espionne-t-elle à travers la vitrine de leur café.

En tant que tel, j’ai également beaucoup apprécié Quinn, tout comme Alex. Mais…. comment dire, l’intrigue manque d’ampleur. La pression monte peu à peu, le final est bon, intéressant, en partie inattendue. Et pourtant, il n’y a pas ce petit piment que je recherche dans tout bon thriller. Je ne me suis pas ennuyée, je l’ai même lu très rapidement, avec plaisir, et pourtant il faut avouer que ca ne décolle pas. Et c’est, pour moi, le point négatif du roman. J’ai pu lire que ce n’était pas le meilleur roman de l’auteure, donc je serai curieuse de découvrir ce qu’elle vaut dans un autre de ses romans 😉 Une autre petite remarque sur l’écriture, qui n’est pas non plus tellement relevée, mais à ce niveau, je me méfie toujours un peu des traductions donc je ne m’étendrais pas trop longtemps sur le sujet.

Un grand merci à Callysse de m’avoir choisi ce livre. Cela ne se ressent peut-être pas tant dans mon avis, mais j’ai passé un bon moment, c’est certain!