Rivière maudite – Preston & Child – Archipel

rivière maudite

Résumé:

La 19e enquête de l’inspecteur Pendergast, du duo de choc Preston & Child

Pourquoi des dizaines de pieds mutilés, revêtus de chaussures vertes, sont-ils venus s’échouer sur l’île paradisiaque de Sanibel, en Floride ? Ce phénomène inexplicable et les questions qui en découlent aiguisent la curiosité de l’inspecteur Pendergast, du FBI, qui décide d’interrompre ses vacances.

Mon avis:

Je remercie encore une fois les éditions de l’Archipel, ainsi que NetGalley pour l’envoi de ce livre.

J’avais déjà lu deux fois un Preston & Child et le coup de coeur avait été au rendez-vous. Donc comment résister à un nouveau Preston & Child?

J’ai retrouvé Pendergast avec plaisir. Il est tellement à part! Ce dernier est toujours autant insaisissable. Et c’est un trait de caractère que j’aime bien retrouver chez les personnages.

J’ai aussi rencontré sa pupille Constance, une jeune femme que j’ai eu de la peine à appréhender. Cela vient certainement du fait que je ne sais pas tout d’elle, ne l’ayant pas rencontré à ses débuts avec Pendergast. Affaire à suivre.

Il y a également Perelman, qui est le policier de Sanibel. Tout le monde le connaît, il connaît tout le monde. Il est intelligent et simple.
Niveau scientifique, nous avons Gladstone, une océanographe avec son collègue Lam que Pendergast va recruter pour leurs connaissances des mouvements marins. Et! J’ai rencontré un personnage que j’ai juste adoré: Coldmoon. Sauf erreur de ma part, c’est leur 2ème enquête ensemble et dire que Pendergast ne désirait pas collaborer avec lui est un euphémisme. Disons simplement que de manière générale, c’est un solitaire. Alors se retrouver avec un jeune inspecteur volubile, intelligent, avec des origines lakota et italiennes, ce n’est pas dans ses préférences. Le contraste entre les deux est immense et offre de savoureux échanges:

Quelle vilaine expression, répondit Pendergast. Je vous sais suffisamment intelligent pour chercher un autre terme dans votre vocabulaire.
– Un connard? Un sac à merde? Un gros nase?
– Vous
êtes décidément une mine d’expression pittoresque.
– Et encore. Vous n’avez pas entendu toutes celles que je dispose en dialecte lakota.

Pendant de longues pages, je me demandais dans quelle direction allait se diriger cette histoire… Il faut dire que la première moitié n’est pas trépidante mais j’appréciais tellement Pendergast, Coldmoon et la plume des auteurs que je me suis laissé portée, jusqu’au moment où cela a décollé.

A partir de là, tout est allé très vite. Peut-être trop par rapport au rythme précèdent. J’étais néanmoins embarquée, appréciant les théories de Preston/Child qui une fois encore, joue avec les progrès scientifiques, avec ce qui est et/ou pourrait être. J’aime assez l’idée et reste toujours ouverte à ce genre de propos. Pour autant, le final était un peu trop américain à mon goût. Qui lira devrait comprendre que ce j’entends par-là. Néanmoins, c’était prenant, rapide, glaçant, superbement bien écrit. J’y étais!

En résumé, ce n’était pas le meilleur livre que j’ai lu de ce duo, mais indubitablement, je crois avoir trouvé avec eux et leur personnage Pendergast une saga qui m’embarque à chaque fois et qui me permet de m’évader derrière une plume soignée et travaillée, tant leurs propos scientifiques sont pointus. Après, si vous n’aimez pas la science et les personnages atypiques, ce sera peut-être compliqué. Pour le reste, vous devriez y trouver votre compte 😉 Pour ma part, c’est chaque fois un plaisir de découvrir la créativité de Preston & Child!

Les yeux des ténèbres – Dean Koontz – Archipel

les yeux des ténèbres

 

Résumé:

Danny, onze ans, est mort dans un effroyable accident de car. C’est du moins ce que la police affirme à sa mère, Tina Evans, lui déconseillant d’identifier le petit corps horriblement mutilé.

Mais, un an plus tard, Tina trouve, inscrit à la craie sur le tableau noir de l’enfant, un message de son fils.

Manifestation d’outre-tombe? Plaisanterie macabre? Serait-elle en train de devenir folle? Ou bien encore…

Tina veut en avoir le cœur net: : elle demande à faire rouvrir la tombe. Et dans l’heure qui suit…

 

Mon avis:

Un super thriller aux côtés de Tina et Elliott grâce à la plume de Dean Koontz!

Il faut savoir plusieurs choses à propos de ce livre: ses liens avec le coronavirus sont… très faibles. Vous avez peut-être vu passer le fait que l’auteur avait prédit la catastrophe, mais en fait, oui et non. En tout cas, ce n’est pas le thème central du roman. Ensuite, il a été écrit à 1980! Donc niveau technologie, il faut faire un petit saut de côté. Et pour finir, l’auteur franchit allégrement le pas du paranormal. Donc si vous n’aimez pas cela, passez votre chemin.

Voilà, maintenant, je peux entrer dans le coeur du sujet.

J’ai passé un très bon moment. Tina est un personnage qui m’a beaucoup plu. J’ai aimé sa psychologie, sa force tant au niveau de sa vie professionnelle que privée. Elle sait ce qu’elle veut et fait en sorte de l’obtenir, seule si nécessaire.

D’autres qu’elle seraient devenus fous. Les événements qui se passent chez elle tout d’abord, puis partout où elle va, sont glaçants. Le froid, l’électronique qui débloque complètement, les déplacements d’objets. Et ces mots qui défilent…

Tina va pourtant comprendre que quelque chose ne tourne pas rond au sujet de la mort de son fils, Au fond d’elle, elle l’avait toujours su. Mais pourquoi lui aurait-on menti?

Sa rencontre avec Elliott (que j’ai trouvé un peu rapide), va tout bouleverser car ce dernier est avocat et sans le vouloir, il va mettre les pieds dans le plat et déclencher une série d’événements qui vont les mener très loin.

Et en entamant cette course-poursuite, Tina et Elliott vont non seulement découvrir l’impensable, mais devoir revoir leurs croyances concernant le paranormal…

Dany, ce petit garçon, est-il réellement mort? Si je n’ai pas longtemps douté de la réponse, j’ai trouvé l’explication complètement folle et en même temps, lorsqu’on pense que ce livre a été écrit en 1981 et ce qu’on vit aujourd’hui, ce n’est peut-être pas si fou que ça. Enfin, si on ne parle pas du paranormal. Là-dessus, je ne vais pas m’exprimer 😉

J’ai trouvé tellement drôle de lire un roman avec les services sercrets qui poursuivent un couple écrit il y a si longtemps alors que la série actuelle de Dean Koontz  »Jane Hawk », est basé sur le même model mais avec des prouesses technologiques et scientifiques autrement plus évoluées.

Si deux-trois choses ont été un peu rapide, comme l’explication finale, l’ex-mari de Tina ou même la relation de Tina et d’Elliott, je garde un bon souvenir de cette lecture que j’ai lu très vite et en passant un excellent moment!

L’escalier du diable (Jane Hawk T3)- Dean Koontz – éditions de l’Archipel

l'escalier du diable

Résumé:

« Je pourrais être morte, demain. Ou pire… »
Luttant contre l’étrange épidémie de suicides qui a emporté son mari, Jane Hawk est devenue la fugitive la plus recherchée des Etats Unis. Tant par le gouvernement que par les responsables d’une confrérie secrète. A présent, elle tient une proie dans son viseur : un homme influent… disposant d’une armée de tueurs.
Mue par sa soif de vengeance, Jane rejoint les flancs enneigés du Lac Tahoe, en Californie. Ce qu’elle va y découvrir est terrifiant. D’autant qu’elle va devoir gravir l’escalier du Diable!
Jane sait que le temps lui est compté. Que sa vie ne tient qu’à un fil. Mais elle respire encore… Et une conspiration menace des millions d’êtres humains.

Mon avis:

Un grand merci, une fois de plus, aux éditions de l’Archipel pour l’envoi de ce livre. J’adore cette série et c’est chaque fois un plaisir de retrouver Jane sous la plume de Dean Koontz.

archipel

On retrouve donc Jane qui s’avance toujours plus profondément dans le complot visant à établir une société utopique décidée et créée par les Arcadiens. Pour autant, le temps passe et ses ennemis, très puissants, la serrent de plus en plus près. Elle… et son fils.

Dean Koontz n’est pas un tendre avec ses personnages. Il est capable de tout et dans ce 3ème opus, certains vont en prendre pour leur grade. Le pire étant qu’il instille l’espoir qu’ils puissent s’en sortir. C’est humain, de rencontrer ou retrouver des personnages dans une situations périlleuse, mortelle et de se dire que non, l’auteur ne serait pas capable de leur infliger le pire.

Et en fait, si. Et avec comme une absence d’émotion digne des modifiés. C’est glaçant et triste aussi. Cette saga donne une impression de science-fiction qui n’est peut-être pas si futuriste que ça. Il va loin, dans son idée, mais au fond de nous, il est impossible de nier que peut-être…  cela pourrait arriver.

Dans ce tome, Jane va aller jusqu’à l’escalier du diable. C’est un endroit… intéressant. En vrai, il est terrible. Il va nous permettre de mieux cerner Booth Hendrickson. Un être monstrueux qui a eu une vie… monstrueuse.
Il y a quelque chose que Kootz transmet à travers Jane que j’aime beaucoup: il y a des être qui sont diaboliques. Affreux. Des monstres. Pour autant, ces gens ne sont pas devenus ce qu’il sont par hasard. Ils ont un parcours de vie. Et bien souvent, un parcours tout aussi durs. De ce point de vue-là, on peut  »comprendre » pourquoi ils sont devenus aussi monstrueux. Mais! Jane, ici, ne pardonne pas non plus à Booth. Elle a mal en imaginant la vie qu’il a mené. Cependant, elle ne peut nier tout le mal qu’il a fait autour de lui, adulte, en pleine possession de ses moyens. Il n’y a donc pas ce côté que les méchants sont juste de grands méchants. Ils sont aussi humains et le jugement que leur porte Jane, l’est également.

A travers un thriller, Dean Koontz interroge la société et soulève quantité de points intéressants… et dérangeants à bien des égards. Il pousse à la réflexion. Rien que pour cela, il vaut la peine.

J’ai vu qu’il y avait 5 tomes en anglais. Je tremble à l’idée d’imaginer l’enfer que Jane va bien encore pouvoir vivre. Va-t-elle pouvoir rester entière? Qui le pourrait? Et son fils… Koontz est très fort, à la fin de chaque tome, il trouve le moyen de me faire peur. Tant pis, j’attendrais la suite!

 

Mortelle tentation – Christophe Ferré

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Résumé:

Quand l’homme que vous aimez est accusé du pire, la confiance et la passion vacillent… Connaît-on vraiment la personne qui partage notre vie ? Dans un coin sauvage des Pyrénées, le cadavre d’une jeune femme est retrouvé entièrement nu. Peter, le mari d’Alexia, randonne en solitaire à cet endroit mais il est injoignable depuis le jour du meurtre. D’abord inquiète qu’il ait croisé la route de l’assassin, Alexia découvre avec effroi qu’il connaissait la victime. Et s’il était en réalité le meurtrier ? Déchirée entre l’amour et le doute, Alexia doit faire éclater la vérité.

Mon avis:

Je remercie tout d’abord les éditions de l’Archipel de l’envoi de ce livre. Et je m’excuse également pour le temps que l’écriture de cette chronique m’a pris. Cela n’a pas été évident.

J’avais craqué pour ce livre à la fois pour le résumé, la couverture et la maison d’édition même. Et au début, il a tenu toutes ses promesses. Le piège se met peu à peu en place autour de Peter, un homme partit randonner en solitaire et qui ne donne plus de nouvelles à sa famille. Alexia commence à angoisser et à imaginer des choses affreuses. Cela fait 20 ans qu’ils sont mariés, ils sont encore très amoureux et se font entièrement confiance. De pas recevoir de nouvelles de son mari est assez inhabituelle…. et la peur s’installe, d’autant plus qu’un meurtre se produit aux alentours du lieu de randonnée de son mari.

Les chapitres sont très courts et apportent un certain rythme au récit. Pour autant, j’ai fini par ressentir de l’agacement devant les réactions d’Alexia, une avocate qui change sans cesse d’idée concernant son mari. En soi, c’est assez logique. Lorsqu’on aime quelqu’un, que celui-ci disparaît, qu’on se rend compte qu’il cachait des choses et qu’en plus, tous semble l’accabler, n’importe qui perdrait pied. Le problème, c’est que j’avais l’impression de passer davantage de temps à suivre ses changements d’idée qu’à avancer dans la résolution du crime. De plus, on suit les pensées d’Alexia dans sa tête, mais également sur papier quand elle tente de faire une synthèse de toutes les hypothèses possibles. Hypothèses qui iront en se démultipliant dès le moment où Peter essaiera de convaincre sa femme de son innocence. Le problème, c’est que Peter s’enfonce dans ses mensonges.  A chaque fois, il jure que ce qu’il raconte est la vérité… avant de devoir à nouveau changer de version. Ce qui fait qu’entre Alexia qui a la tête qui tourne et Peter qui se faufile comme une anguille dans les méandres de la vérité, j’étais vraiment agacée. Et le summum a été le comportement de Peter envers sa femme, du point de vue sexuelle. C’était trop pour moi. Par la suite, j’ai plus survolé le livre que vraiment lu.

J’en suis vraiment désolée, car j’avais bon espoir de passer un bon moment avec ce livre. Mais pour rester entièrement honnête, je dois avouer que ce livre ne fut pas une bonne surprise. La fin, avec la réaction d’Alexia devant la vérité enfin entièrement révélée, m’a  aussi déçue…

En résumé: un rythme intéressant, un cadre magnifique (les Pyrénées) mais des personnages qui m’auront agacés et une intrigue qui n’aura pas su me faire oublier ces agacements pour véritablement m’embarquer.

 

 

Son vrai visage – Karin Slaughter

 

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Résumé:

Le métier de Laura consiste à soigner les troubles de la parole. Dans sa profession, elle est reconnue et admirée. Elle a pourtant plus de difficultés quand il s’agit de faire parler sa fille de trente ans, qui semble collectionner les échecs en tout genre. Il aura suffi qu’elle l’invite au restaurant pour avoir une vraie discussion mère-fille, Il aura suffi qu’un gamin armé entre en scène, Il aura suffi d’un unique coup de couteau, Pour que tout bascule. Andy vient de voir sa mère tuer un homme. Sans une once d’hésitation. Efficace. Calme. Andy vient de comprendre que sa mère n’est peut-être pas celle qu’elle prétend. Et, maintenant que les masques tombent, la voix de ces deux femmes pourrait bien ne plus jamais se faire entendre.

 

Mon avis:

Un grand merci à Babelio et HarperCollins pour l’envoi de ce livre. Je ne peux pas résister à un Karin Slaughter. Je n’arrive plus à me rappeler comment j’avais lu mon 1er livre d’elle, mais ce qui est sûr, c’est qu’il m’avait vraiment plu et que depuis, j’aime bien en lire lorsque j’en ai l’occasion. Mine de rien, elle est en train de devenir une valeur sûre dans le genre des thrillers.

Pour moi, il n’y a rien de mieux que de commencer un livre, avoir des craintes, et se rendre compte qu’en fait, l’autrice maîtrisait bien son affaire.

Car ici, j’en eu des craintes. A la rencontre de Laura et Andrea, je n’ai pas ressenti d’empathie. Pas pour Laura, que je trouvais froide et avec des réactions très fortes et illogiques. C’était un peu déstabilisant.  Ni pour Andrea, qui, la pauvre, n’a rien pour elle. Elle n’arrive pas à s’exprimer, n’a pas de vie sociale, à peine une vie professionnelle. On la sent complètement angoissée et bloquée à tous les niveaux. J’ai espéré qu’elle évolue rapidement, car sinon, cela aurait été bien long pour moi.

Karin Slaughter pose bien son décors, pour qu’on saisisse correctement les personnalités de ces deux personnages féminins, qui semblent, au premier abord, très différentes. Le rythme est donc très long, avec beaucoup d’interrogations. La liste des mystères s’allonge.

Et qu’est-ce que j’ai apprécié le moment où tout se précipite. Andrea, Laura, toutes deux se retrouvent à un moment où la réflexion n’a plus lieu d’être. Et c’est ainsi qu’Andrea se lance dans un road trip, sur le passé de sa mère qu’elle imaginait simple quinquagénaire orthophoniste divorcée.

Andrea va, comme je l’espérais, énormément progresser dans ce livre et c’est très bien amené. Non elle ne va pas se retrouver d’un seul coup dans la peau d’une grande aventurière avec une belle casquette de Sherlock Holmes. Elle reste elle-même, maladroite, crédule aussi, mais au fil des chapitres, sans qu’elle s’en aperçoive, elle va laisser ses craintes de côté pour se concentrer sur l’essentiel: qui est sa mère? Qui lui en veut? Que doit-elle faire? Qui croire?

Un chapitre sur deux, c’est dans le passé de Laura que nous plongeons. Si parfois, je n’aime pas ce procédé, j’ai trouvé ici qu’il glissait tout seul. J’appréciais de découvrir l’ancienne Laura tout comme j’étais impatiente de suivre Andrea. Et c’est là que ces deux femmes, qui semblaient si dissemblables, ont commencé à se ressembler. J’ai beaucoup apprécier ce point-là.

La manipulation est un thème très important de cet ouvrage. Karin Slaughter décrit excessivement bien les étapes qui ont mené des personnes très variées à se réunir ensemble autour d’une personne et de le suivre les yeux fermés. C’est glaçant et terriblement réelle. Et ces victimes… comment sortir de cet emprise?

Franchement, j’ai passé un excellent moment. L’intrigue est bien construite, le rythme excellent, le suspense bien dosé. J’ai fini par adorer les personnages, même si la Laura de la fin reste un brin trop froide à mon goût. Mais voilà, à part ce côté un peu  »too much » que je retrouve souvent dans les thrillers américains ainsi que deux-trois raccourcis sur la fin de l’intrigue, je dois dire que je n’ai pas d’autres reproches à adresser à ce livre. Je l’ai dévoré, il m’a entraînée à travers ses pages et j’ai eu à chaque fois de la peine à le poser.

Je relirai avec plaisir cette autrice qui me convainc à chaque fois!

Dans la maison – Philip Le Roy

dans la maison

 

Résumé:

Huit lycéens d’une section Arts Appliqués ont l’habitude de faire la fête le samedi soir dans une maison de campagne isolée. Pour changer, l’un d’eux propose d’organiser une soirée frissons. Le but du jeu : effrayer les autres, et les faire boire. Mais avec des ados aussi créatifs, les bonnes blagues laissent bientôt la place à des mises en scène angoissantes. L’ambiance devient pesante. Et quand un orage éclate, le groupe se retrouve coupé du monde. Bientôt, des bruits étranges retentissent dans la maison, des pierres surgissent de nulle part, un garçon disparaît, puis une fille… La soirée bascule dans un huis clos horrifique.

 

Mon avis:

Je remercie Rageot, une maison d’édition que je lis de plus en plus, ainsi que NetGalleyFr pour la lecture de ce livre.

J’en entendais beaucoup parler sur les réseaux sociaux, d’autant plus que je suis de près les sorties et divers actualités de Rageot, donc je ne pouvais pas passer à côté de ce livre. Je suis très difficile à impressionner niveau  »frisson » en terme de lecture. Niveau film, c’est la catastrophe, je ne veux plus en regarder. Mais niveau livre… étonnamment je suis bien plus coriace.

Je me suis donc attaquée à ce livre avec beaucoup de plaisir et dans l’attente de ce qu’il allait me réserver.

Alors au sujet des frissons… je dirais que non. Non je n’ai pas eu peur. Quoique, il y a eu ce moment où l’orage grondait, c’était tard le soir 😉 … mais sinon, je dois avouer que je ne l’ai pas trouvé effrayant.
Par contre, il est terriblement bien construit. Presque trop, mais soyons honnêtes, on s’en fiche un peu. Le plus important, c’est que ce livre, il m’a été difficile de le lâcher. Ca commence doucement, mine de rien, avec une bande d’adolescents un peu snob qui s’organise une soirée frisson dans une maison perdue au milieu de nulle part. Pour avoir déjà passé la nuit dans ce genre d’endroits, à jouer à se faire peur, je dois dire que l’ambiance me parlait assez. Nous avons donc ces ados que je n’arrivais décidément pas à apprécier et qui commençaient à se faire peur, grossièrement au début. Et puis les enchères montent avec toujours, la question: c’est du bluff? Au fur et à mesure, il devient plus difficile d’y répondre par la négative, et c’est là que le piège se referme sur le lecteur. Parce qu’on se dit qu’on a compris le principe du: ahahaha je t’ai bien eu! Et en fait…c’est un brin plus subtil que ça.

Si sur le fond, j’ai deviné tout de suite ce qu’il se passait vraiment, j’étais loin d’avoir tout saisi et l’auteur s’est vraiment fait plaisir sur ce coup-là. J’ai adoré le nombre de références citées (tout en me disant que non, vraiment les films d’horreur, je ne pouvais plus me résoudre à les visionner) et les idées que ces ados ont été piochés. Ils sont un peu tordus quand même. Surtout.. enfin vous verrez bien si vous lisez.

Là où je sais que le livre est bon, c’est que quand même: je ne me suis pas attachée aux personnages. Ils sont nombreux et l’intrigue avance vite. J’ai aussi un peu trop deviné le fin mot de l’histoire. Et certains événements étaient un peu trop prévisibles.
–> Pourtant, j’ai passé un excellent moment! La plume de l’auteur est excellente, travaillée et fluide. L’ambiance est prenante à 100%. J’y étais, je faisais mes théories, je me régalais de leurs réactions et actions. Je visualisais complètement la maison, j’entendais les bruits… franchement, Philip Le Roy a bien maîtrisé son roman! J’étais dedans et c’était très sympa!

La chambre des murmures – Dean Koontz

la chambre des murmures

Résumé:

Jane Hawk face à la confrérie secrète
« Il n’est plus temps d’attendre… »
Tels sont les mots qui résonnent dans l’esprit de Cora Gundersun, une enseignante appréciée de tous, au matin du « grand jour ». Juste avant qu’elle commette un attentat-suicide au volant de son 4×4 bourré de jerrycans d’essence.
« Accomplis la mission qui t’incombe… »
L’effroyable contenu du journal intime de Cora corrobore l’hypothèse de la démence. Lorsque de nouveaux cas surviennent, Jane Hawk, inspectrice du FBI en disponibilité, comprend que chaque seconde compte. À jamais marquée par le deuil de son mari, un marine qui s’est mystérieusement donné la mort, elle sait qu’elle n’a plus rien à perdre.
« … et tu seras célèbre et adulée ! »
Sa traque va conduire Jane sur la piste d’une confrérie secrète dont les membres se croient au-dessus des lois. Une quête de justice à la mesure de sa soif de vengeance…

 

Mon avis:

Un grand merci à Mylène des éditions Archipel pour m’avoir envoyé ce livre! J’avais beaucoup aimé le premier tome avec Jane Hawk et étais très curieuse de découvrir la suite!

Ces livres sont de véritables page-turner. Encore davantage avec ce deuxième tome qui ne comprend pas d’introduction. On entre directement dans le vif du sujet et le rythme est immédiatement soutenu, le tout relevé par une magnifique écriture. Si j’avais déjà l’impression que toute cette histoire allait assez loin dans l’horreur, j’ai pu constater que ce n’était pas fini. L’utopie d’une civilisation parfaite selon l’avis d’un groupe de personnes très restreint est juste dingue. Dingue et effrayante. Le pire dans tout ça est de se dire que ce genre de personnes existent certainement. Et que feraient-elles si la technologie présentée par Dean Koontz leur était accessible? Pour moi, le côté horrifique du livre n’est pas dans les scènes même si certaines ne sont pas tendres. C’est plutôt dans l’idée où tout ce que je lis deviendrait réel!

Jane Hawk est très intelligente. Et elle est vraiment très très efficace. La simple mention de son nom commence à en faire frémir certains car même si elle est la personne la plus recherchée des Etats-Unis, elle reste libre et progresse. Chaque pas la rapproche du nœud de toute cette affaire et la peur s’installe dans les rangs. Elle ne perd jamais son objectif de vue et par étape, sans se précipiter, elle découvre des secrets véritablement immondes et n’aura de cesse de se propulser à l’étape suivante. En réglant le problème rencontré si possible.

La fin de ce livre m’a glacée. Je me suis sentie devenir paranoïaque. Et chapeau bas à Dean Koontz d’avoir réussi à instiller ce sentiment en moi. Jane passe son temps à lutter contre afin de ne pas perdre complètement la tête. Et voilà qu’une simple allusion m’a fait froid dans le dos et d’un coup, j’ai eu peur pour Jane. Il me faut la suite, parce que je ne serai pas rassurée avant de l’avoir dans les mains.

Je ne sais pas quoi vous dire sans trop en dire. Sachez seulement que l’action est sans cesse au rendez-vous. De nouveaux personnages entrent en scène que j’ai beaucoup apprécié. Et si je ne suis toujours pas très proche de Jane, j’admire le personnage et c’est déjà pas mal. Dans le style technologie avancée, complot et course-poursuite, ce livre est une pépite.

Pour autant, il m’a manqué un petit quelque chose mais je n’arrive toujours pas à mettre le doigt dessus. Ca reste au stade de l’impression vague et cela ne m’a pas empêchée de me régaler et de me laisser embarquer à la suite de Jane dans un combat semble-t-il impossible. J’attends le dénouement maintenant!

 

13 de Steve Cavanagh

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Résumé:

Rachel et Bobby Solomon formaient le couple le plus glamour d’Hollywood, ils avaient le monde à leurs pieds. Mais Rachel est morte, le crâne fracassé, et Robert se tient aujourd’hui dans le box des accusés.
À quelques heures du procès, la défense a appelé Eddie Flynn à la rescousse. En acceptant le dossier, l’ancien escroc s’est lancé dans la partie la plus difficile qu’il ait jamais eue à jouer. Car un homme l’observe, invisible, assis parmi les jurés. Tuer Rachel n’était qu’un début, son oeuvre peut véritablement commencer…

Mon avis:

Merci à NetGalley et Bragelonne pour la lecture de ce livre. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai toujours adoré les thrillers judiciaires. Associer une intrigue complexe, du suspense et un tribunal, et ma curiosité est piquée 😉

Je n’ai donc pas pu résister à l’appel de Cavanagh et d’Eddie Flynn qui revient ici pour sa troisième  »grosse » affaire.

J’ai eu un coup de coeur pour le personnage d’Eddie Flynn. Il est intelligent, très malin. Très très malin. Il a une empathie incroyable, sans oublier sa rhétorique qui est parfaite… il est sensible, bienveillant… et c’est un ancien arnaqueur (à première vue, ça ne va pas ensemble, je vous le concède). Donc dire qu’il sent quand il est manipulé est un euphémisme. Et que dire de son génie au tribunal, lorsqu’il interroge des témoins. A tout points de vue, ce personnage m’a plu. Je crois bien n’avoir rien à lui reprocher.

L’intrigue ensuite. Alors avouons-le, c’est quand même un peu tirer par les cheveux, le final en tout cas. Mais je pardonne volontiers cela parce que je me suis tellement régalée que même ce petit reproche ne peut gâcher mon plaisir. J’ai beaucoup aimé suivre Flynn, sans parler de ce tueur qu’on suit un chapitre sur deux. Un tueur dont on ne sait à qui il a volé son identité. Il pourrait être n’importe lequel des jury. C’est vraiment bien fait, je dois dire. Ca le rend encore plus insaisissable. Sa capacité à ne pas ressentir la douleur ajoute au fait que ce type fait vraiment froid dans le dos. Il donne l’impression que jamais, on ne le trouvera. Parce qu’il faut le dire, pour la justice, cet homme n’existe pas vraiment. En tout cas, il n’a rien à faire dans ce procès…

Et pourtant…

C’est un homme froid, implacable, violent, méthodique… le tueur au visage humain, parfaitement intégré dans notre société et parfaitement capable de maîtriser le  »vrai-lui ». Un véritable monstre.

Et quand Flynn sentira sa présence, c’est un vrai compte à rebours qui s’enclenchera, avec à la clé la condamnation ou la liberté pour un homme qui n’avait rien demandé à personne. Une star qui a fait l’erreur de se trouver sur le chemin de la crème de la crème des tueurs en série.

Les moments du procès sont excellents. Je craignais qu’ils paraissent trop longs mais il faut dire qu’entre l’avocat général et Flynn, sans oublier ce tueur, les dialogues sont vraiment intéressants à suivre et les retournements de situation ainsi que les moments où Flynn arrive à coincer ceux qui se trouvent en travers de son chemin sont savoureux.

Bref, je pourrais continuer un moment mais je vais m’arrêter là. C’est un vrai coup de coeur et je vous le conseille fortement!

L’égarée de Donato Carrisi

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Résumé:

Dans une atmosphère étouffante, dans une ville engourdie par une vague de canicule, une jeune femme est retrouvée dans les bois, nue avec une jambe cassée. Elle a réussi à s’échapper après une longue séquestration. Elle est encore vivante, mais totalement désorientée.
Aussitôt prise en main dans un hôpital spécialisé, la jeune femme est interrogée par un spécialiste, le Docteur White, mais ne se souvient que de quelques bribes de ce qui lui est arrivé. Un homme, un labyrinthe, un bébé… Tout est flou. Cependant, son identité a bien été retrouvée: il s’agit de Samantha, kidnappée il y a quinze ans, un cas surmédiatisé à l’époque. Sa réapparition fait la une de tous les journaux et met la police dans l’embarras. C’est alors que le détective privé Bruno Genko décide de reprendre l’enquête qu’il avait démarrée à l’époque, embauché par les parents de la victime. Cependant, la donne a changé car Genko, atteint d’une grave maladie, sait que ses jours sont comptés: le cas de Samantha sera sa dernière mission.
De fil en aiguille, Genko parvient à retrouver des indices ignorés à l’époque, et commence à faire le lien avec des enfants abusés par le clergé… Mais où se cache donc le kidnappeur sadique qui a enfermé Samantha ? Et, en a-t-il enfermé d’autres ?
Le compte à rebours s’enclenche, l’ombre du Chuchoteur plane, et Bruno Genko a si peu de temps pour résoudre l’enquête…

 

Mon avis:

Merci à NetGalley et les éditions Calmann-Lévy pour la lecture de ce livre. J’entends parler de Donato Carrisi depuis des années maintenant. Et le pire, dans tout ça, c’est que j’ai toujours su que ça me plairait. Je ne sais pas si cela vous arrive aussi à vous, de croiser des auteurs et de savoir, sans avoir de doute, que leurs livres vous plairont. De ce fait, étant donné que j’ai une énorme pile à lire et peu de temps, je suis assez du genre à les laisser de côté, jusqu’à ce qu’une occasion de présente.

J’ai quand-même eu une petite frayeur au début, en rencontrant Genko. J’ai lu un livre de Mankell avec un personnage principal atteint d’un cancer et ce dernier avait passé le livre entier à déprimer. Loin de moi l’idée de le critiquer, c’est simplement que l’ambiance avait été morose pendant tout le livre et c’était dommage. J’ai donc eu peur que l’histoire se répète avec Genko. Heureusement, ca n’a pas du tout été le cas! Sans que je m’en rende compte, je me suis attachée à ce détective privé aux méthodes douteuses et pourtant diablement efficaces. Genko, comme le pense un inspecteur à la fin du livre, mérite d’être mieux connu, ce que ces quelques 200 pages ne permettent malheureusement pas assez. Il est très doué, avec une capacité de réflexion et de concentration qui lui permettent de retourner les informations qu’il possède dans tous les sens jusqu’à lui donner une intuition qui le propulsera plus loin. Il grappille élément après élément et c’était quelque chose de très intéressant à suivre! De plus, malgré tout ce qu’il peut faire de répréhensible, il a un bon fond qui ne peut que toucher, tout particulièrement envers son amie vers qui il se tourne au début du livre.

Et donc, ce fameux Genko peut mourir à tout instant et il décide de boucler une vieille enquête qu’il avait alors largement sous-estimée, ne lui donnant pas l’importance qu’elle aurait mérité. Cette fois, rien ni personne ne pourra l’empêcher de découvrir qui a kidnappé Samantha, quinze ans auparavant et qui vient mystérieusement de réapparaître.

Avec un début lent, où Genko se débat avec des policiers peu coopératifs, le rythme s’accélère pour s’emballer franchement et nous laisser, complètement retourné, au bout d’un thriller très court mais dense! J’ai été prise dedans, j’ai adoré, savouré, tenté de deviner. La fin est terrible! Surprenante! Excellente! Carrisi a parfaitement maîtrisé le rythme de son histoire et les émotions qui vont avec.

Mais… c’était quand même un peu court non? Avec le temps, j’ai ressenti une sensation de manque. J’en aurai bien voulu plus! Pour autant, la boucle était bouclée et c’était aussi très bien que cela se finisse comme il l’a décidé 😉

Bref, j’ai beaucoup aimé, vous l’aurez compris. Je suis ravie d’avoir enfin pu découvrir cet auteur. Il est certain que je lirai ses autres livres!

Sang de lune – Lincoln Child

sang de lune

Résumé:

Jérémy Logan, spécialiste des phénomène étranges, est appelé dans les Adirondacks où des montagnards ont découvert le corps d’un randonneur mis en pièces. Si la piste d’un animal sauvage est écartée en raison de la violence de l’acte, certains murmurent que les loups-garous qui peuplent la forêt ne seraient pas étrangers à cette mort.

 

Mon avis:

Je remercie Babelio et les éditions Pygmalion pour l’envoi de ce livre dans le cadre d’une masse critique. Je connaissais Child dans le cadre de sa série Pendergast avec Preston, mais je ne l’avais jamais lu en solo.

Tout de suite, je me suis sentie à l’aise tant au niveau de l’écriture que de l’ambiance, avec un petit coup de cœur pour cette ambiance. C’est très personnel, mais j’ai toujours aimé les récits se passant dans de grande régions boisées, telle que les monts Adirondacks, proche de New-York. Je trouve que la beauté de la nature est très bien rendue, ainsi que le fait que l’homme n’est pas maître en ces lieux, mais simple visiteur. L’isolement est également bien décrit, avec de longues routes parfois en bien mauvais état, des villes qui peuvent se révéler dans un état guère plus enviable que les routes qui y mènent… et toujours, toujours, la nature omniprésente, sauvage et pleine de mystères. C’est un brin oppressant, avec un petit frisson juste agréable pour lire un thriller.

Et ensuite, il y a la patte de Child. Je l’ai reconnue tout de suite, avec les thèmes de la science et du surnaturel mélangés. Ce n’est pas le 1er auteur à jouer avec le faux surnaturel, mais le plaisir de ce genre de lecture est toujours le même, me concernant tout du moins.

Vous rajoutez une écriture très fluide (peut-être même trop?), et une intrigue qui se déroule d’elle-même, et vous avez la garantie de passer un bon moment.

Mais.. mais il y a un petit mais. Mon reproche va tout de même à cette intrigue. Arrivée au bout, j’ai relevé une ou deux facilités qui m’ont un peu agacée et… en repensant à l’histoire, je me suis rendue compte qu’il ne s’était pas passé grand chose et que l’explication finale était un brin rapide. Et pour autant, c’est un ressenti que je n’ai eu qu’à la toute fin car l’univers était tel que pendant toute ma lecture, je me sentais bien, comme dans un cocon.

Je me rends compte que je n’ai pas parlé de Jérémy. Peut-être parce que pour moi, il disparaissait un peu derrière le récit. C’est un peu comme s’il accompagnait l’histoire, au lieu de la mener. Je n’ai, il faut l’avouer, pas tellement réussi à me sentir proche de lui, son métier d’énigmologue n’aidant pas énormément. Je tiquais chaque fois qu’il nommait son étrange profession, surtout à cause du nom. Et de l’autre côté, j’ai aimé son pragmatisme, son ouverture d’esprit, sa tranquillité aussi. Ce qui fait que si, dans un sens, je ne l’ai pas plus apprécié que tant, je peux dire que j’ai passé un bon moment avec lui.

En résumé, c’est un livre que j’ai beaucoup aimé lire, mais qui m’a laissée un brin perplexe une fois la dernière page tournée. Pour autant, c’est avec plaisir que je relirai un autre livre de l’auteur, seul ou avec Preston!