Dark Web – Dean Koontz

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Résumé:

Il faut que j’en finisse, c’est urgent ! Tels sont les derniers mots d’un homme que la vie semblait avoir comblé… Mais qui y a mis fin. Brutalement. Jane Hawk, inspectrice du FBI, refuse de croire que son mari se soit donné la mort. Pour elle, il y a une autre raison. D’autant qu’une vague inexpliquée de suicides frappe le pays. Quitte à se mettre à dos sa hiérarchie – qui souhaite étouffer l’affaire -, Jane veut des réponses, quel qu’en soit le prix… Or, son enquête dérange. Ses ennemis de l’ombre détiennent un secret si terrifiant qu’ils sont prêts à tout pour l’éliminer. Mais, bien que seule contre tous, la fugitive la plus recherché des Etats Unis possède pour atouts son intelligence et sa froide détermination. La vengeance est comme l’amour : elle ne connait aucune limite.

Mon avis:

Merci à Babelio et aux éditions de l’Archipel pour l’envoi de ce livre.
J’avais lu un Dean Koontz il y a bien longtemps et si je n’avais pas été convaincue par l’intrigue (impossible de me rappeler du titre), j’avais adoré le rythme et les frissons ressentis durant ma lecture. C’est donc avec plein de curiosité que je me suis lancée dans ce thriller, le petit dernier de l’auteur.
Ma première impression n’a, je l’avoue, pas été très encourageante pour la suite. En effet, nous prenons l’intrigue en cours de route. Jane, le personnage principal de ce roman, est en pleine course poursuite avec ses ennemis, aussi anonymes soit-ils. Et si souvent, on peut reprocher à des romans de peiner à démarrer, je me suis pour le coup sentie un peu perdue d’entrer de cette manière dans une intrigue au rythme aussi soutenu. Malgré cela, je me suis tout de même fait une place assez rapidement et lorsque cela a été fait, j’ai commencé à prendre plaisir à ma lecture.
Jane est un excellent membre du FBI, mariée à un Marine à la carrière prometteuse et mère d’un merveilleux petit garçon de 5 ans lorsque l’imrpobable se produit: Nick, son mari, se suicide alors que rien ne le laissait présager, en laissant derrière lui un message assez déstabilisant. Jane, ne pouvant se résoudre à accepter l’évidence de son suicide, se met à enquêter et sitôt que ses recherches semblent la mener à un début de piste, des ombres se mettent à évoluer autour d’elle, l’obligeant à agir dans l’ombre. Et c’est là que nous la retrouvons.
Sincèrement, durant les premières pages, j’ai pensé que je n’arriverais pas à m’attacher à elle car son personnage me semblait un peu trop caricatural. En fait, j’ai fini par apprécier son intelligence, sa réactivité ainsi que son caractère affirmé qui donnent lui à d’excellentes scènes. Et les quelques personnages que nous rencontrons et qui l’accompagnent brièvement sont sympathiques et attachants. Je pense à Barney ou encore à cet acteur, et plus particulièrement à Douglas que j’espère de tout coeur retrouver par la suite.
L’écriture est très agréable et de qualité. Parfois, lorsque je suis prise dans un thriller, j’ai tendance à lire très vite et je ne fais pas tellement attention à l’écriture. Or ici, même si je dois dire avoir lu certains passages plus vite que d’autres, la façon d’écrire de Koontz a accroché mon regard et c’est pour moi un très bon point.
Malgré le rythme qui était soutenu tout le long du roman, je trouve que le noeud de l’intrigue a mis du temps à se mettre en place. J’entends par là que pendant de nombreuses pages, on suit Jane qui essaye d’en découvrir davantage tout en restant en vie, mais on ne découvre rien de significatif. Et si j’aime les course-poursuites, j’apprécie également d’avoir quelque chose  »à me mettre sous la dent ». La fin du roman apportent énormément de réponses, tout en ajoutant un nombre assez significatif de questions par la même occasion. J’ai cru comprendre qu’il y aurait une suite avec Jane comme personnage central, donc je me réjouis de découvrir où Dean Koontz va nous emmener.
Ce roman est un thriller, pas un livre d’horreur. Néanmoins, le but recherché par les ennemis de Jane est glaçant. Le sort réservé aux victimes absolument abject. Imaginer que cela puisse être possible, qu’un jour, des hommes et des femmes puissent avoir ce pouvoir est terrifiant. Jane est allée très loin durant ces 400 pages. Ses ennemis aussi. Jusqu’où iront-ils tous pour obtenir ce qu’ils désirent? C’est pour moi, le côté horrifique qu’apporte Koontz dans ce page-turner.
J’ai lu sur je ne sais plus quel blog, que Dean Koontz semblait faire un exercice de style avec ce roman, et je dois dire que j’ai exactement ressenti ca. Mais il faut avouer qu’il le fait particulièrement bien. Pour développer, je pourrais dire que son roman est très classique et nous offre quantité de clichés vus et revus: une course-poursuite entre un personnage lié à la police (ici FBI) en quête de vérité et des ennemis nombreux, puissants et sans limite. Du suspense à gogo, des scènes de combat, un timing serré. Un personnage qui n’a plus rien à perdre et qui repousse sans cesse ses limites pour lutter contre un terrible complot.
Mais…. Dean Koontz maîtrise le genre, il n’y a pas à dire. Franchement, cela aurait été terriblement plat et sans envergure si la qualité n’avait pas été là. Mais comme je n’ai quasiment rien à lui reprocher de ce côté, forcément, le plaisir a été au rendez-vous.
Après avoir terminé le roman, je me suis surprise à me réjouir de le poursuivre avant de me rappeler qu’il était terminé. C’est le signe que je m’y sentais bien.
En résumé, si l’intrigue a mis du temps à se dénouer et si elle reste classique, Dean Koontz nous offre du rythme, des personnages, du suspense, une belle écriture et donc un très bon moment en sa compagnie. A voir la suite!
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Ellwood Nuala – Ceux qui te mentent

ceux qui te mentent

Mon avis:

Kate est reporter de guerre et souffre de stress post-traumatique. À cause, entre autres, d’un enfant qu’elle n’a pas pu sauver à Alep.
Quand elle rentre à Herne Bay pour les obsèques de sa mère, Kate se souvient de cet endroit où tout allait bien jusqu’à la mort de David, son petit frère. Un accident, dira-t-on. Ensuite plus rien n’a jamais été pareil. Leur père est devenu violent. Leur mère a perdu la raison. Puis sa sœur, Sally, a sombré elle aussi, malgré l’aide de son mari, Paul.
Dès son retour dans la maison de sa mère, Kate se sent oppressée et abuse des somnifères. Elle entend un petit garçon crier la nuit chez les voisins et ne sait plus ce qui est réel ou le fruit de son imagination torturée. Alors elle prévient Paul et Sally qui ne la croient pas, la police non plus, il n’y a pas d’enfant chez la voisine qui vit seule. Pourtant elle l’a vu. Dans le jardin d’à côté. Elle sait qu’il existe…

Mon avis:

Merci à Netgalley et Michel Lafon de m’avoir permis de découvrir ce livre!

J’ai pris la mauvaise habitude de ne lire que des thrillers d’auteurs bien précis, un peu toujours les mêmes. Du coup, ca faisait du bien de lire un thriller d’une auteure inconnue et sur une impulsion!

Ce thriller possède une intrigue que j’ai trouvé en soi assez classique, mais qui également  a su me retourner à un moment où je ne l’attendais plus. Je m’explique:

C’est le genre d’histoire où on fait connaissance des personnages principaux, on suit leur vie mais… on se demande où tout ca va nous mener, un pas après l’autre.

Au début de ce roman donc, on rencontre Kate, une reporter de guerre. La pauvre a déjà eu une enfance traumatisante, avec le décès d’un frère, un père violent et une soeur qui a sombré dans ses problèmes. Mais en plus, elle passe beaucoup de temps sur le terrain, en Syrie notamment, où un épisode va la marquer tout particulièrement.

C’est une femme meurtrie, éprouvée physiquement et émotionnellement qui revient dans la maison de sa maman récemment décédée pour mettre des papiers en ordre. Sauf que Kate souffre de stress post-traumatique et que tout, tout va se mettre en place pour lui faire perdre pieds. Comme ce petit garçon qu’elle voit et entend chez ses voisins… sauf que sa voisine n’en a pas…

Les chapitres alternent entre le présent, avec une Kate qui doit rendre des comptes et déballer toute sa vie. Tous ses secrets. Cela nous permettra notamment de découvrir ce qui lui est arrivé en Syrie, et juste avant… La pauvre n’a vraiment pas été épargnée!
On découvre aussi ce qu’il s’est passé à l’arrivée de Kate dans sa ville natale, une semaine auparavant. Une Kate au bout du rouleau, que son beau-frère ramène dans la maison de son enfance et qui ne va cesser de l’entourer et de l’encourager dans l’espoir qu’elle se rapproche de sa soeur et qu’elles aillent toutes deux mieux.

Mais l’histoire va un peu plus loin. On parle de la guerre, du voyeurisme. Du désastre humanitaire, et que dire de l’actualité de ces jours!! Ce livre n’a pas été écrit le mois passé pourtant. Il parle aussi du stress post-traumatique, de la violence en période de guerre, comme à l’échelle d’une famille. Il parle des relations familiales, des liens entre soeurs, de la force qu’il faut pour s’en sortir. Il parle de l’alcoolisme, des médicaments, de la douleur, des problèmes de communication. De l’amour aussi!

Tous ces thèmes sont extrêmement bien traités. Il n’y a pas de critique, pas de jugement. Au contraire, j’ai trouvé qu’il y avait une certaine justesse dans leur approche. Et pourtant, j’ai quand même eu un peu de peine. Au bout d’un moment, le livre n’est pas non plus si long que cela, et les thèmes abordés sont très nombreux et surtout, très sensibles. Il y a eu ce moment où je ne voyais que des problèmes partout. Tout était sombre, déprimant. J’entends par-là que j’ai eu le ressenti que l’auteure avait voulu mettre trop de choses dans son roman. J’ai un peu étouffé sous les problèmes de Kate, rendus d’autant plus troubles que sa consommation d’alcool et de médications la rendait de plus en plus incohérente.

Cependant, au moment où je me disais que je perdais l’entrain dans ma lecture, voilà que la narration change. Nous ne suivons plus l’intrigue du point de vue de Kate, mais de sa soeur Sally. Sa soeur, dont je ne savais que penser et qui m’a touchée en quelques mots. Une Sally qui amène en quelques pages l’intrigue à son point culminant. En peu de temps, l’auteure a su me reprendre pour me replonger dans l’histoire et c’est avec du plaisir et dans un suspens certain que j’ai terminé ce roman.

Il y a eu des hauts et des bas, mais si l’auteure publie un nouveau livre, je le lirai avec curiosité. La découverte a été intéressante et je retiens tout particulièrement les sujets traités par Nuala Ellwood qui, s’ils étaient un peu trop denses, n’en étaient pas moins perturbants et actuels.

 

J’ai lu ce livre dans le cadre d’Une Lettre pour un auteur.

Voici les chroniques des autres participants:

Merry: De la terre dans la bouche de Estelle Tharreau

Emilie: Breaking my heart de d’Alfreda Enwy

Sylvie:  Bob Dylan et le rôdeur de minuit de Michel Embareck

House of cards – Michael Dobbs

house of cards

Résumé:

Francis Urquhart est au fait de tous les secrets des partis politiques – et il est bien décidé à s’en servir pour devenir Premier Ministre. Mattie Storin, elle, est une jeune journaliste d’investigation aux dents longues, qui relève le défi le plus excitant de sa vie en découvrant un scandale financier impliquant les plus hautes sphères. Pour révéler la vérité, elle aussi est prête à tout…

Mon avis:

Je ne sais plus sous quel coup de tête je m’étais procuré ce livre en version numérique. Peut-être à force d’en entendre parler, pour savoir ce qu’il valait… dans tous les cas, ce n’est, de prime abord, pas du tout mon style de thrillers. C’est donc sur un second coup de tête que je me suis décidée à le commencer.

Au tout début, on reste en surface du récit. L’auteur, qui je le rappelle à travailler aux côtés de Thatcher, reste en retrait, nous présentant la réélection du Premier Ministre. On rencontre beaucoup de personnages, pour certains à l’air très insignifiants. Et pourtant, ils auront tous leur rôle à jouer. Et c’est suite à un camouflet que j’ai découvert, peu à peu, ce qu’avait Francis Urquhart dans le ventre.

Personne ne me l’avait décrit. J’ai donc été surprise d’avoir affaire à un anti-héros. Et je ne parle pas là du mauvais garçon qu’on aime bien secrètement. Non, je parle d’un manipulateur, un calculateur sans aucun scrupule. Une personne très intelligente, qui sait sonder l’âme humaine et l’utiliser à ses propres fins. C’est un homme qui a su attendre son heure et qui, carte après carte, abat son jeux. Enfin, seulement au lecteur car jamais, jamais ses collègues ne doivent soupçonner un seul instant ce dont il est capable pour parvenir à ses fins.

C’est ce qui m’a fait apprécier le livre. Découvrir ce qu’Urquhart avait en tête car toujours, nous restons à ses côtés, jamais dans ses pensées. Nous découvrons ainsi en même temps que le reste du monde les tours qu’il avait dans son sac. C’est machiavélique et au combien tortueux. Et c’est brillant. Malsain, mais brillant.

C’est donc avec une pointe de déception que je suis arrivée au bout du roman. Car ce que j’appréciais dans cette lecture, c’était tout le côté manipulateur. Hors, sur la fin, Urquhart va, selon moi, un peu trop loin et casse ce côté  manipulateur. Un petit moins sur la fin donc, mais qui ne m’a pas gâché le livre. Je suis très surprise d’avoir apprécié cette lecture. Je n’aime pas la politique. Absolument pas. Et pourtant, même si le contexte du roman est indéniablement politique, c’est tout le reste, cette manipulation, qui a retenu pour attention.

Une lecture surprenante qui m’a cependant suffi. Je ne vais pas continuer la série livre. Cependant, je pense jeter un oeil à la série TV voir ce qu’elle vaut. Cela pourrait être très intéressant!

 

Ne pleure pas – Mary Kubica

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Résumé:

Chicago, en ville. Esther Vaughan disparaît du jour au lendemain. Inquiète, Quinn, sa colocataire, prend conscience qu’elle ne sait rien d’Esther : celle-ci a toujours refusé de parler de sa famille, et laisse derrière elle un fouillis qui ne lui ressemble pas – en particulier une lettre qui instille le doute dans l’esprit de Quinn « sainte Esther », comme elle la surnomme, n’est peut-être pas la personne qu’elle croit…

Ailleurs, dans un petit port sur la rive du lac Michigan. Alex Gallo voit entrer une inconnue dans le café tranquille où il travaille. Le genre de jeune femme dont la beauté et le charme font qu’elle ne passe pas inaperçue et ne laisse pas indifférent. Alex a dix-huit ans ; il se laisse envoûter en toute innocence…

Mon avis: J’ai lu ce livre dans le cadre de  »Pioche dans ma pal » pour lequel je participe avec Callysse pour la session janvier-février.

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On m’avait conseillé ce livre et je me l’étais procuré assez vite. Je connaissais l’auteure de nom, mais sans plus. Pas d’échos, de chroniques parcourues… C’est donc sans trop d’a-priori que je me suis lancée dans la lecture de ce livre.

Les chapitres sont très courts et alternent entre les récits d’Alex et Quinn.

Alex est un adolescent de 18 ans, abandonné par sa mère à l’âge de 5 ans, en charge de son père alcoolique perpétuellement soûl. Six mois plus tôt, à la sortie du lycée, il a refusé une bourse pour partir loin, à l’université. A la place, il est passé en temps plein à son travail de serveur dans un petit bistrot de la ville en banlieue de Chicago où il a toujours vécu. Alex, c’est un bon garçon. Trop bon, avec un coeur granddddd comme ça pourrait-on dire. Il m’a beaucoup plu. Si tout le monde pouvait avoir un ado comme ça, tout serait bien plus facile 😉

Quinn, elle, n’est pas faite pour les études. Elle a quitté le domicile familiale dès qu’elle a pu après le lycée, pour débuter une colocation en plein Chicago avec Esther et commencer un petit travail mal payé dans un cabinet d’avocat. Esther, c’est une jeune femme très secrète, qui travaille et étudie en même temps. Une année auparavant, elle a dû trouver une nouvelle colocataire pour remplacer l’ancienne et c’est ainsi qu’elle est tombée sur Quinn.

Ca, c’est le contexte général. Tout débute vraiment lorsqu’un dimanche matin, Quinn découvre qu’Esther est partie par la fenêtre, via l’escalier de secours, et qu’Alex rencontre une nouvelle cliente, hypnotique, mystérieuse qu’il va surnommer  Pearl.

En parallèle, on découvre qu’Esther avait une pléïade de petits secrets, et Quinn entre aussitôt dans un délire paranoïaque. Qui était sa colocataire avec qui elle avait une relation extraordinaire, et que lui voulait-elle avant  de disparaître? Alex lui, voue une obsession maladive envers Pearl. Qui est-elle. Que fait-elle dans le coin. Qu’espionne-t-elle à travers la vitrine de leur café.

En tant que tel, j’ai également beaucoup apprécié Quinn, tout comme Alex. Mais…. comment dire, l’intrigue manque d’ampleur. La pression monte peu à peu, le final est bon, intéressant, en partie inattendue. Et pourtant, il n’y a pas ce petit piment que je recherche dans tout bon thriller. Je ne me suis pas ennuyée, je l’ai même lu très rapidement, avec plaisir, et pourtant il faut avouer que ca ne décolle pas. Et c’est, pour moi, le point négatif du roman. J’ai pu lire que ce n’était pas le meilleur roman de l’auteure, donc je serai curieuse de découvrir ce qu’elle vaut dans un autre de ses romans 😉 Une autre petite remarque sur l’écriture, qui n’est pas non plus tellement relevée, mais à ce niveau, je me méfie toujours un peu des traductions donc je ne m’étendrais pas trop longtemps sur le sujet.

Un grand merci à Callysse de m’avoir choisi ce livre. Cela ne se ressent peut-être pas tant dans mon avis, mais j’ai passé un bon moment, c’est certain!